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CHRONIQUE PRINCIPALE :
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Pour son troisième album, Louis Tomlinson a
décidé d’offrir un disque lumineux et aérien. Le chanteur et
compositeur anglais, ex-One Direction, va vers le côté le
plus ensoleillé de son approche pop rock habituelle. Le résultat
final est une expérience très agréable et réconfortante, idéale pour
la détente. Tomlinson s'est inspiré d'un voyage au Costa Rica pour
cet album. Les premiers morceaux, de « Lemonade » à « Lazy »,
débordent de chaleur, tandis que les pièces rock douces « Last Night
» et « Dark to Light » approfondissent l'impact émotionnel.
Lorsqu'il injecte un peu plus d'énergie brute, le résultat est
excitant, comme dans le cas du simple « Palaces » et de « Broken
Bones ». Plusieurs titres sont des succès potentiels, mais c'est
« Imposter », qui a le plus de chances de devenir un énorme hit, un
morceau pop puissant, chargé de synthés, qui donne envie de
l’écouter en boucle. Ce nouvel album agréable marque un changement
notable dans le ton et l'émotion par rapport à l'excellent
Faith in the Future paru en 2022.
Vidéoclips :
« Lemonade » -
« Imposter » |
  


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découverte du mois :
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Amies de longue date et collaboratrices
fréquentes, Julianna Barwick et Mary Lattimore enrichissent
mutuellement leur musique depuis des années. La participation de
Mary à l'album
Healing Is a Miracle de
Julianna en 2020 a été un moment particulièrement marquant de leur
collaboration continue. Mais Tragic Magic, leur premier
projet complet ensemble, est quelque chose de spécial. Enregistré au
Musée de la Musique à Paris peu après les incendies qui ont dévasté
leur ville natale de Los Angeles en janvier 2025, Lattimore et
Barwick utilisent des harpes des 18e et 19e siècles et des
synthétiseurs analogiques du 20e siècle pour explorer au maximum les
connexions harmonieuses et les contrastes de leur musique. L'union
entre la voix douce et enveloppante de Julianna, les sons
électroniques et la précision de la harpe de Mary est aussi belle
que prévu sur « Perpetual Adoration », qui ouvre l'album avec un
hommage lumineux à la visite du duo à la basilique du Sacré-Cœur de
Montmartre. Cependant, Tragic Magic dépasse rapidement les
attentes. Une fraîcheur hivernale sous-tend la grâce féérique de «
The Four Sleeping Princesses », une pièce qui s'éveille lentement,
dédiée aux instruments du musée. « Temple of the Winds », une pièce
écrite par Roger Eno, semble provenir d'une époque lointaine.
En revanche, la version du duo de « Rachel's Song », tirée de la
bande originale de Blade Runner composée par Vangelis,
rend l'éclat noir des rues mouillées par la pluie à la fois
futuriste et immédiat. Bien que l'album ne semble pas aussi
personnel que
Healing Is a Miracle ou
Rain on the Road de Mary Lattimore, c'est aussi une force.
Sur « Melted Moon », où Julianna Barwick se transforme en chœur, et
sur « Stardust », avec sa combinaison extatique de synthétiseurs
envoûtants et des notes scintillantes de la harpe de Mary, on a
l'impression que le duo compose une musique pour apaiser l'univers.
En bref, Tragic Magic est un témoignage émouvant et d'une
douceur puissante de la chimie entre les deux artistes. |
  ½


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JANVIER :
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Jessie J –
Don’t Tease Me with a Good Time
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Avec Don’t Tease Me with a Good Time, son
sixième album, Jessie J livre un disque plus brut que par le passé,
un projet façonné par la perte, la résilience et le désir de foncer
malgré les épreuves. Entre un deuil encore vif, un passé amoureux
compliqué, et un diagnostic de cancer du sein révélé en 2025,
l’album devient un espace où elle transforme la vulnérabilité en
moteur créatif. Il s’agit certainement de son œuvre la plus
authentique et introspective à ce jour. Musicalement, elle navigue
entre R&B, soul contemporain et pop alternative, avec une production
riche, chaleureuse et organique menée par Jesse Boykins III
et Los Hendrix. Sa voix est bien mise de l’avant et est plus
impressionnante que jamais. Malheureusement, la grande diversité de
styles entre les chansons présente un certain manque de cohérence
tout au long de l’album. Aussi, des morceaux semblent parfois
inachevés. Jessie J propose donc un album solide, sans être
exceptionnel. (chronique principale de janvier 2026)
Vidéoclip :
« I’ll Never Know Why » |
  ½


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Sombr –
I Barely Know Her
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Sur son premier album, Sombr prouve qu’il a un
véritable sens de la mélodie, et ce dès les premières secondes du
simple à succès « back to friends ». Il allie simplicité et
intensité d'une manière unique, en plus d’exercer une attraction qui
lui est propre. C'est le cas tout au long de ce premier album du
jeune auteur-compositeur et interprète. Chaque morceau est porté par
un refrain grandiose et inoubliable, mis en valeur par le style
vocal habile et passionné du chanteur new-yorkais. I Barely Know
Her débute avec le mélodrame « crushing », suivi d’une touche de
luminosité avec « 12 to 12 » et plus tard, la dévastation dans
l'excellente « canal street ». Long de cinq minutes, ce dernier
morceau s’avère central à l'album et retrace Canal Street à New York
avec un regard étonnamment concret. Certains refrains peuvent
paraître un peu plus faciles (« I wish I knew how to quit you » et
« we never dated »), quelques défauts liés à l’inexpérience mais qui
font tout de même partie intégrante du fil conducteur de l’album, la
peine d’amour. « undressed », un diamant, est un autre moment fort
de l’album qui déplore la réticence à « se déshabiller pour une
nouvelle personne ». Le jeune homme lance un pavé dans la mare avec
son premier album, qui n'est que le premier chapitre d’une brillante
carrière à venir. (découverte du mois de janvier 2026)
Vidéoclips :
« back to friends » -
« undressed » -
« 12 to 12 » |
  ½


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