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AlunaGeorge – Body Music

AlunaGeorgeBody Music

La chanteuse Aluna Francis et le réalisateur George Reid unissent leurs forces pour nous présenter ce tout premier album. Le duo londonien nous offre une musique électro-pop à forte tendance R&B. Ils ont d’abord connu le succès plus tôt cette année grâce à leur collaboration à « White Noise » de Disclosure et ils profitent de ce momentum pour nous arriver avec ce disque d’une grande efficacité. La musique électro plutôt légère de Reid se fusionne à la perfection avec la voix douce d’Aluna. Le résultat est à la fois apaisant et séduisant, ce qui nous transporte magnifiquement tout au long du disque. Plusieurs des morceaux présentés étaient déjà parus auparavant, mais les nouvelles compositions s’y assemblent de belle façon pour un album d’une grande cohérence. En plus de « You Know You Like It » et « Your Drums, Your Love », il y a une autre pièce que vous connaissez déjà certainement, la reprise en boni du succès de Montell Jordan, « This Is How We Do It ». (découverte du mois de novembre 2013)

Vidéoclips : « Just a Touch » - « Your Drums, Your Love » - « Attracting Flies » - « You Know You Like It » - « Best Be Beliving »

Island / Universal

½

Arcade Fire – Reflektor (2 CD)

Arcade FireReflektor (2 CD)

Voici le retour très attendu du groupe montréalais Arcade Fire, trois ans après The Suburbs. Sur ce 4e album, le collectif réussit à pondre quelques-uns de ses morceaux les plus accrocheurs à ce jour, tout en demeurant créatif et riche musicalement. La chanson-titre, avec son inclusion de textes en français (gracieuseté de Régine Chassagne), est d’ailleurs le plus grand succès du groupe à ce jour. Le groupe s’inspire de différents courants musicaux comme l’afrobeat, l’électro, le disco et le dub pour nous offrir une musique tout à fait contemporaine. On retrouve malgré tout de nombreuses références aux classiques du rock (Rolling Stones, The Clash, The Beatles, U2). Les arrangements sont magnifiques avec différents effets sonores qui accompagnent les structures particulières. Le groupe réussit comme toujours à nous transporter dans son univers bien à lui, qui varie non seulement d’un album à l’autre, mais d’une pièce à l’autre. Même si le groupe est à son sommet commercial avec un Grammy en 2011 pour l’album de l’année, il faut se rendre à l’évidence qu’il n’a rien perdu de sa créativité et de son originalité incomparable. Malgré 13 titres totalisant 75 minutes, l’album vous procurera assurément une grande satisfaction. En fait, Reflektor risque fort de compléter l’année en tant qu’album rock le plus satisfaisant. Un superbe album pour Arcade Fire, encore une fois! (chronique principale de décembre 2013)

Vidéoclip : « Reflektor »

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 41, 22 novembre 2013)

Universal

Arctic Monkeys – AM

Arctic MonkeysAM

Le groupe anglais présente déjà son 5e album en 7 ans. Il y présente un excellent mélange de rock lourd et de mélodies accrocheuses, peut-être la fusion la plus réussie depuis leurs deux premiers albums. Des rythmiques extrêmement entraînantes et des guitares fuzz s’ajoutent au son général de l’album qui a tout pour satisfaire à la fois un large auditoire et leurs fans exigeants. Les amateurs de Franz Ferdinand risquent eux aussi de très fortement se reconnaître à travers le rock dansant des Arctic Monkeys. Malgré ce penchant plus pop, les textes d’Alex Turner demeurent plutôt tourmentés, mais rien pour rendre l’album moins intéressant. AM constitue donc très certainement leur meilleur album depuis 2007. (octobre 2013)

Vidéoclips : « R U Mine? » - « Do I Wanna Know? » - « Why’d You Only Call Me When You’re High? »

½

Bad Religion – True North

Bad ReligionTrue North

Dans le cas du groupe punk californien Bad Religion, c’est difficile après 30 ans de carrière de pouvoir encore espérer de leur part des albums aussi porteurs qu’au tournant des années 1990. Le groupe tente tant bien que mal de renouveler son style album après album, mais il faut dire qu’il est en quelque sorte emprisonné dans un carcan musical difficile à briser. Les gars nous lancent quelques solides pièces punks tout droit à la figure comme la chanson-titre, « Fuck You » et « Vanity ». On peut aussi entendre des pièces un peu plus lentes mais combien efficaces, avec un mur de guitares : « Dharma and the Bomb », « Hello Cruel World », etc. Les textes de Greg Graffin demeurent dénonciateurs et c’est en ce sens que le groupe conserve toute sa pertinence après tant d’années. L’ensemble présente encore malheureusement de nombreuses compositions communes, jetables après usage. C’est exactement ce qui fait que Bad Religion n’est plus le groupe d’antan. (mars 2013)

Vidéoclip : « True North »

Epitaph

Julianna Barwick – Nepenthe

Julianna BarwickNepenthe

Originaire de la Louisiane et maintenant établie à Brooklyn, Julianna Barwick donne le crédit à une chorale d’église pour son son unique. En réalité, elle utilise surtout sa voix angélique qu’elle passe en boucles avec différentes couches, parfois accompagnée d’un simple piano ou d’une guitare subtile. Elle atteint le sommet de son art sur son 3e album, Nepenthe, alors qu’elle réussit mieux que jamais à jouer avec sa voix. Sa musique expérimentale vaporeuse crée rapidement une atmosphère apaisante incomparable. On se retrouve presque à la frontière de la musique nouvel âge tellement c’est atmosphérique. Mais c’est diablement réussi! Julianna a travaillé en Islande avec le réalisateur Alex Somers, bien connu pour ses collaborations avec Sigur Ros. Si vous cherchez un album tout en douceur pour créer une ambiance relaxante, Julianna Barwick vous offre probablement la meilleure option de l’année. (septembre 2013)

Dead Oceans

½

Daniel Bélanger – Chic de ville

Daniel BélangerChic de ville

Depuis le lancement de « Je poursuis mon bonheur » sur les ondes radio au printemps 2012, nous savions que Daniel Bélanger se dirigeait vers un territoire inconnu jusque là, soit le rockabilly. Il nous présente donc un album ancré dans cette musique du sud des États-Unis intégrant country, folk et rock ‘n’ roll. Les structures s’en voient donc grandement simplifiées par rapport aux derniers enregistrements enveloppants de l’artiste. On retrouve tout de même de superbes arrangements de cordes, mais l’ensemble demeure en toute simplicité et nous accroche immédiatement. Malgré le clin d’œil évident à Johnny Cash, Bélanger insuffle suffisamment de sa propre personnalité à l’album pour en faire une œuvre bien à lui. Il exploite à merveille des thèmes simples de la vie de tous les jours, tout en présentant sa poésie légendaire, le tout travaillé à la perfection, jusque dans les moindres détails. Seul Daniel Bélanger peut arriver à jouer une musique du passé et la rendre à la fois personnelle et intemporelle. Voici donc un autre excellent disque par l’un de nos plus grands artistes. (mars 2013)

Vidéoclip : « Je poursuis mon bonheur »

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 6, 23 mars 2013)

Audiogram

Boards of Canada – Tomorrow’s Harvest

Boards of CanadaTomorrow’s Harvest

Le duo électronique écossais est de retour avec son 5e album, son premier en 8 ans. Il reprend exactement là où il avait laissé, comme si le dernier disque datait d’hier. Par contre, l’album est loin de sonner vieillot et on sent que les deux acolytes se sont tenus à jour musicalement au cours des dernières années, un fait important dans la musique électronique. On reconnaît toujours leurs mélodies mélancoliques et leur son techno atmosphérique. Le groupe se permet même une escapade un peu plus pop sur « Palace Posy », mais il s’agit certainement du seul moment qui peut faire tendre l’oreille à un plus vaste auditoire. Sans offrir de grands moments d’excitation, Tomorrow’s Harvest présente de solides compositions qui satisferont un public exigeant. (août 2013)

Warp

½

Bombino – Nomad

BombinoNomad

Omara « Bombino » Moctar est un musicien touareg du Niger né le 1er janvier 1980. Pour son deuxième album, il s’est rendu à Nashville pour enregistrer avec le réalisateur Dan Auerbach (The Black Keys). Il nous propose une musique fusionnant les traditions de son pays et le blues pour un très bon mélange de cultures. Excellent guitariste, Bombino s’inspire autant des guitaristes africains que des virtuoses occidentaux comme Jimi Hendrix et Mark Knopfler. Évidemment, le style de blues garage des Black Keys transparaît dans le son de Nomad, ainsi que certaines influences funk. L’ensemble demeure très agréable jusqu’à la fin et après quelques écoutes, on réalise qu’on a peut-être l’un des meilleurs albums de l’année sous la main. À découvrir! (mai 2013)

Vidéoclip : « Azamane Tiliade »

Nonesuch / Warner

½

Danny Brown – Old

Danny BrownOld

Même si la ville de Détroit se porte plutôt mal économiquement depuis quelques temps, il en sort encore des artistes de qualité. C’est le cas entre autres pour le rappeur Danny Brown. Son nouvel album l’amène à un autre niveau alors qu’il offre ses meilleures compositions à ce jour. Brown explore le passé du rap en s’inspirant du temps du disque vinyle, tout en présentant une production moderne. C’est donc une transition parfaite entre le rap old school et le rap tourné vers l’avenir. Plusieurs collaborateurs viennent appuyer Brown, dont Freddie Gibbs, Purity Ring, ainsi que Charli XCX sur l’excellente « Float On » en conclusion du CD. Avec ce nouvel album, Danny Brown s’installe définitivement dans la cour des grands. (décembre 2013)

Vidéoclip : « Dip »

Fool's Gold

½

Neko Case – The Worse Things Get, The Harder I Fight, The Harder I Fight, The More I Love You

Neko CaseThe Worse Things Get, The Harder I Fight, The Harder I Fight, The More I Love You

Après un virage un peu plus pop sur Middle Cyclone, Neko Case revient à un son rock alternatif aux inspirations folks sur son sixième album. Elle présente encore une fois de solides compositions magnifiquement enrobées dans des arrangements de guitares, piano et cuivres. La seule exception, « Nearly Midnight, Honolulu » est une magnifique pièce a capella qui ne met en valeur que la superbe voix de la chanteuse. Mis à part ce titre un peu plus immédiat et des morceaux dépouillés comme « I’m From Nowhere » et « Afraid » (une reprise de Nico), il vous faudra quelques bonnes écoutes pour véritablement découvrir toutes les subtilités de l’album d’une grande richesse. Sur ce nouvel album, Neko ose explorer un peu plus que sur son précédent disque, ce qui donne un de ses plus inspirés en carrière. Elle vient donc ajouter une nouvelle œuvre majeure à son répertoire déjà bien garni. (septembre 2013)

Domino

Daft Punk – Random Access Memories

Daft PunkRandom Access Memories

Après 20 ans de carrière, le duo house parisien est de retour suite à une absence de 8 ans sur disque. Pour l’occasion, Daft Punk n’hésite pas à rafraîchir son son en allant piger dans des influences funk et disco des années 1970. Leur musique électronique est parfois progressive, mais aussi ambiante en certaines occasions. Le groupe rend un bel hommage à Giorgio Moroder (« Giorgio by Moroder »), en plus de collaborer avec certains artistes de renom comme Julian Casablancas (The Strokes), Paul Williams, Nile Rodgers (Chic), Panda Bear, etc. On retrouve aussi Pharrell Williams (N.E.R.D., The Neptunes) pour deux titres, la dansante « Lose Yourself To Dance » et bien sûr le succès de l’été, « Get Lucky ». D’autres morceaux s’avèrent incontournables comme l’excellente pièce d’ouverture qui deviendra certainement un succès, « Give Life Back to Music ». Sur Random Access Memories, le duo plonge tête première dans la nostalgie à travers des ambiances variées et toujours agréables à écouter. Il s’agit d’un album empreint de créativité, leur meilleur depuis un bon moment. (août 2013)

Disclosure – Settle

DisclosureSettle

Disclosure est un duo anglais qui existe depuis 2010 et qui est formé des frères Guy et Howard Lawrence. Ils proposent une musique house dansante avec des éléments de dubstep, de garage et aussi de pop grâce à la collaboration de divers chanteurs et chanteuses. Après avoir fait sensation sur la toile à leurs débuts, ils ont signé un contrat de disques, ont lancé un mini-album de leurs premières productions plus dubstep et nous arrivent finalement avec un album complet. « White Noise » mettant en vedette AlunaGeorge connaît du succès depuis plusieurs mois déjà et plusieurs titres de l’album possèdent autant de potentiel, par leur côté entraînant et leurs mélodies inoubliables. Parmi les autres collaborations dignes d’intérêt, notons Eliza Doolittle sur « You & Me », Jessie Ware sur « Confess To Me » et Sam Smith sur « Latch ». Settle est un album électronique de grande qualité et divertissant du début à la fin. Les puristes house le trouveront peut-être un peu trop pop, mais ils se surprendront quand même à l’apprécier. (découverte du mois de septembre 2013)

Vidéoclips : « Latch » - « White Noise » - « When a Fire Starts to Burn »

Cherrytree / Universal

½

Drake – Nothing Was the Same

DrakeNothing Was the Same

Après deux albums qui l’ont propulsé sur la scène rap américaine, le Torontois Drake est de retour avec un troisième album très attendu. Il poursuit dans son style de rap et de R&B plutôt atmosphérique et introspectif, mais en allant un peu plus loin, plus en profondeur. Ce sont les chansons créant une ambiance intimiste bien particulière qui sont les plus intéressantes du disque, comme « Own It » et « 305 to My City ». Mais, il présente aussi d’autres moments uniques de grande qualité comme la sombre « Wu-Tang Forever » et la pop/R&B « Hold On, We’re Going Home » (un des seuls morceaux rythmés du CD). Ce qui demeure encore une fois exceptionnel dans le cas de Drake, c’est qu’il réussit toujours à se différencier de la masse des artistes de rap/hip hop que l’on peut entendre en 2013. (novembre 2013)

Vidéoclips : « Started From the Bottom » - « Hold On, We’re Going Home »

Glassnote / Universal

½

Eels – Wonderful, Glorious

Eels Wonderful, Glorious

un texte de Jean Jean (Rocklegends)

Entre 2008 et 2010, Mark Oliver Everett et Eels avaient été incroyablement prolifiques, enchaînant bande originale (Yes Man) et album sur album dont deux pour la seule année 2010. Et depuis, silence radio. Wonderful, Glorious signe donc un retour attendu que la plupart des médias assimilent toujours à la relative humeur positive d'un songwriter auparavant glorifié pour son atmosphère neurasthénique. Sur chacun de ses disques, Eels arrive à surprendre tout en gardant cet inébranlable parfum familier et absolument indissociable du personnage d'Everett. Wonderful, Glorious ne fait pas exception et pourtant, avec ses treize morceaux, ce disque est de nouveau très dense et conserve ce style paradoxal, à la fois épuré mais aux ornements luxuriants. Donc ce Wonderful, Glorious synthétise bien le parcours sinueux et les chemins de traverse foulés par Eels. Tout, dans cette collection de chansons aux qualités inégales, renvoie scrupuleusement à la discographie des Californiens. On y retrouve clairement les titres bruts de décoffrage dans un esprit garage (« Peach Blossom », « Open My Present »), les si belles ballades spleenétiques aux guitares aigrelettes (« The Turnaround », « True Original »), les blues crasseux (« New Alphabet ») et les trouvailles sonores (« Kinda Fuzzy »). Mais finalement, ce labyrinthe sonore dégage une impression de dispersion qui manque d’offrir un voyage cohérent. On s’emballe parfois mais on décroche souvent. Et c’est toujours la même histoire, avec son passé discographique glorieux, Eels a le devoir de faire mieux au lieu de faire bien. (mars 2013)

The Flaming Lips – The Terror

The Flaming LipsThe Terror

Pour fêter 30 ans de carrière, la plupart des groupes lancent une compilation, réenregistrent leurs vieux succès ou partent sur la route pour une tournée monstre. Dans le cas des Flaming Lips, ils font ce qu’ils savent faire de mieux, c’est-à-dire nous offrir un album toujours aussi expérimental et difficile à aborder. Des guitares psychédéliques, des rythmes hypnotiques et des claviers atmosphériques souvent répétitifs forment la base du son de ce nouvel album. L’ensemble est planant et sombre, et il nous transporte au-delà des nuages, là où la gravité a moins d’importance. En fait, The Terror pourrait être le nouvel album de Pink Floyd si le groupe n’avait pas cessé d’enregistrer il y a 20 ans. Il est peut-être difficile à apprivoiser, mais si on ose y mettre l’effort, on s’en trouve grandement récompensé. Avec The Terror, les Flaming Lips ajoutent un autre excellent album à leur impressionnante carrière, toujours en marge de l’industrie musicale. (juin 2013)

Warner

½

Franz Ferdinand – Right Thoughts, Right Words, Right Action

Franz FerdinandRight Thoughts, Right Words, Right Action

Après 4 ans d’attente, le groupe écossais est enfin de retour sur disque. Et c’est tout un vent de fraîcheur que nous offrent Franz Ferdinand, comme s’ils avaient finalement cessé de se creuser les méninges. La pièce d’ouverture, « Right Action », donne tout de suite le ton à l’album avec une chanson immédiate de la même trempe que « Take Me Out » ou « Do You Want To ». Le groupe évolue entre le rock énergique et la pop accrocheuse tout au long de ce disque qui ne manque pas de succès potentiels. En plus, avec seulement 10 titres totalisant 35 minutes, on aura assurément un instant de déception lorsque l’album se terminera. Mais, la meilleure solution pour contrer sa déception, c’est de retourner immédiatement au début pour un nouveau tour de piste qui sera encore plus satisfaisant. D’accord, on aurait bien pris quelques morceaux additionnels, mais l’ensemble est tellement divertissant et créatif à la fois qu’on ne peut qu’applaudir. Voici l’album qu’attendaient les fans de la première heure! Il rassemblera des amateurs de musique de différents horizons et les fera taper du pied tous ensemble… (chronique principale d'octobre 2013)

Vidéoclips : « Right Action » - « Evil Eye »

Garou – Rhythm and Blues

GarouRhythm and Blues

Pour son nouvel album, Garou revient à ses premières amours, le rhythm and blues. C’est dans ce style qu’il est le plus à l’aise et c’est comme si toute sa carrière de chanteur pop n’avait été qu’une longue pause. Il s’est rendu aux légendaires studios Sanctuary de Londres pour enregistrer cet album sur lequel il reprend des grands classiques du genre, mais aussi des pièces du répertoire francophone qu’il adapte à sa façon. Des classiques comme « I Put a Spell on You » et « Hard to Handle » sont des naturels dans un tel contexte. Par contre, Garou surprend beaucoup plus avec ses relectures de « Quand tu danses » de Gilbert Bécaud, « Cash City » de Luc De Larochellière et « Je voudrais voir New York » de Daniel Lavoie. Aussi au menu, « If I Ain’t Got You » d’Alicia Keys, un des grands succès de la dernière année, « Lonely Boy » des Black Keys et « Bad Day » de Daniel Powter. Avec Rhythm and Blues, Garou s’approprie des chansons bien variées pour en faire un ensemble qui comporte par contre une certaine dichotomie. Les variations sont parfois brusques et un peu bizarres, même si on tente de créer une ligne directrice grâce au rhythm and blues. C’est dommage, car prise séparément, chaque chanson démontre tout le talent de Garou dans ce style musical. (mars 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 4, 9 mars 2013)

Wolfgang / Mercury

Petra Haden – Petra Goes To the Movies

Petra HadenPetra Goes To the Movies

Petra est l’une des trois filles du bassiste jazz Charlie Haden. Elle se sert de sa voix comme d’un instrument et livre la majorité de ses interprétations a capella. Elle a surtout attiré l’attention en 2005 en revisitant dans son intégralité l’album The Who Sell Out de The Who. Pour son nouveau disque, ce sont des pièces classiques du cinéma qui sont recréées dans une atmosphère qui lui est bien personnelle. On peut y entendre des pièces tirées des films Rebel Without a Cause, Taxi Driver, Cinema Paradiso, Psycho, Goldfinger, Superman, My Bodyguard et plusieurs autres. Aussi au menu, l’excellente « Calling You » de Bagdad Cafe. Petra nous plonge dans une ambiance unique qui risque de rappeler de nombreux souvenirs aux cinéphiles, à condition de reconnaître les morceaux présentés bien entendu. (mars 2013)

Anti- / Epitaph

½

Julia Holter – Loud City Song

Julia HolterLoud City Song

Pour son 3e album, Julia Holter poursuit ses expérimentations électroniques, mais réussit à rendre sa musique un peu plus accessible. Des références parisiennes d’une autre époque mélangées à la vie contemporaine à Los Angeles tracent le cadre de ce disque très conceptuel. Elle ajoute toujours magnifiquement des cordes et des cuivres à sa musique électronique, et le résultat est plus efficace que jamais. Il faut dire que pour la première fois elle a enregistré dans un véritable studio, ce qui permet d’ajouter un peu d’envergure et de professionnalisme à sa musique déjà impressionnante sur ses albums précédents. Sur les 9 titres de Loud City Song, Julia nous prouve qu’il est possible de produire une musique à la fois cérébrale et émotionnelle, qu’il est possible qu’une musique d’avant-garde puisse rejoindre un auditoire un peu plus large, même si quelques efforts sont nécessaires pour arriver à vraiment capter l’essence de son œuvre. (septembre 2013)

Vidéoclips : « World » - « In the Green Wild »

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 33, 27 septembre 2013)

Domino

½

Hôtel Morphée – Des histoires de fantômes

Hôtel MorphéeDes histoires de fantômes

Il y a déjà quelques années que le groupe Hôtel Morphée roule sa bosse et ça s’entend sur ce premier album d’une grande maturité. Ils ont un son résolument rock avec des insertions d’électronique et des mélodies plutôt froides. La richesse musicale est indéniable alors qu’on découvre à chaque tournant une nouvelle subtilité intéressante. Les guitares sont précises et les percussions militaires viennent ajouter du punch à plusieurs pièces dont la chanson-titre. Le groupe peut nous rappeler Arcade Fire en plusieurs occasions, et il n’a certainement pas à rougir de cette comparaison. Avec ce premier album, Hôtel Morphée nous sert non seulement l’un des meilleurs albums québécois de l’année, mais aussi l’un des meilleurs albums toutes catégories. Bravo! (juin 2013)

Vidéoclip : « Garde à vous »

Audiogram

Tomas Jensen – Plus personne

Tomas JensenPlus personne

Après un disque en hommage à Caetano Veloso, Face A Face B, le Québécois d’adoption (né en Argentine et ayant grandi en France) revient avec un premier album de chansons originales en 5 ans. Coréalisé avec François Lalonde (Jean Leloup, Lhasa de Sela, Dobacaracol), le CD présente un agréable mélange de chansons festives, revendicatrices et plus introspectives. On peut y entendre une grande richesse musicale, avec des cuivres et des cordes, mais tout en subtilité dans une facture folk pop. En fait, il s’agit certainement de son album le plus mature à ce jour, moins éclaté que ses œuvres précédentes. Un disque très réussi! (mars 2013)

Vidéoclip : « Plus personne »

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 5, 16 mars 2013)

L-Abe / SIX

½

Silvana Kane – La Jardinera

Silvana KaneLa Jardinera

Silvana Kane est principalement connue en tant que chanteuse du groupe pop Pacifika. Avec La Jardinera, elle présente son premier album solo. On peut surtout y entendre des reprises de chansons de ses artistes latino-américaines préférées comme Chabuca Granda, Mercedes Sosa et Violeta Parra. On y trouve aussi deux nouvelles compositions : la folk « Cruces » et « Vida Llena » (écrite pour sa grand-mère). La Jardinera se présente tout en douceur, avec de belles ballades très touchantes. C’est un album intimiste qu’elle aura certainement beaucoup de plaisir à jouer en spectacle dans de petites salles. (mars 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 1, 16 février 2013)

Six Degrees / SIX

½

Dom La Nena – Ela

Dom La NenaEla

Réalisé par Piers Faccini, Ela est le tout premier album de la violoncelliste d’origine brésilienne Dom La Nena. On y retrouve 13 compositions originales en portugais et en espagnol chantées avec sa douce voix. Les arrangements épurés laissent toute la place à la puissance des compositions. Après avoir joué avec de nombreuses vedettes françaises comme Jeanne Moreau, Camille, Étienne Daho et Jane Birkin, Dom s’est penchée sur ses propres chansons faisant référence à ses expériences personnelles et s’inspirant grandement de Lhasa de Sela. Elle traite entre autres du déracinement dans plusieurs pays, sans nationalité précise, sur un titre comme « No Meu Pais ». L’ensemble cohérent et intimiste est plutôt attachant et nous donne le goût de la découvrir en concert. (mars 2013)

Vidéoclip : « No Meu Pais »

Six Degrees / SIX

½

Halie Loren – Simply Love

Halie LorenSimply Love

Sur ce nouvel album, la chanteuse jazz américaine rend un véritable hommage à l’amour avec de grands classiques romantiques. On retrouve des standards de Carole King (« I Feel the Earth Move »), Henry Mancini (« Moon River »), en plus d’un titre en français, « Le premier bonheur du jour » de Françoise Hardy. En ajout aux 10 reprises incluses sur l’album, Halie signe 3 titres : « Cuando Bailamos », « Bare Feet » et la chanson-titre en conclusion. Avec Simply Love, Halie Loren nous offre un album plein de chaleur qui favorise les rapprochements. (octobre 2013)

Justin Time / SIX

½

Paul McCartney – New

Paul McCartneyNew

Le légendaire chanteur et ex-Beatle semble encore loin de la retraite, à voir le rythme auquel il enchaîne les albums et les tournées. Par contre avec New, il présente son premier disque de chansons originales en six ans. Après Kisses on the Bottom l’an passé, qui reprenait des standards des années 1920, 30 et 40, voilà qu’il se tourne vers l’avenir. Sir Paul propose un son pop rock qui n’est pas dénué d’originalité. Il faut dire qu’il a largement contribué au genre lui-même avec les Beatles, les Wings et son travail en solo depuis maintenant plus de 50 ans. Il fait d’ailleurs un clin d’oeil à ses réalisations passées en plusieurs occasions, tout en conservant un son des années 2010. Pour ce nouveau disque, McCartney a travaillé avec 4 réalisateurs différents, se disant qu’il ferait un choix sur celui qui serait le plus à propos pour l’album. Mais finalement, il a tellement aimé travailler avec chacun qu’il a fini par conserver le travail des quatre. On retrouve donc des réalisations de Mark Ronson, Paul Epworth, Ethan Jones et Giles Martin (le fils du 5e Beatle George Martin). Martin signe la réalisation de la moitié du disque et il s’agit des morceaux les plus variés. Il réalise entre autres la très efficace « Appreciate », une pièce électro quelque peu expérimentale. McCartney mélange les genres tout au long de l’album, ce qui est à la fois excitant et déconcertant. Aussi, sa voix de 71 ans semble fragile en plusieurs occasions. C’est certain qu’il est plutôt difficile pour cette légende vivante de se réinventer à chaque album, mais il réussit tout de même à présenter une œuvre contemporaine intéressante. (novembre 2013)

Vidéoclip : « Queenie Eye »

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 38, 1er novembre 2013)

MPL / Concord / Universal

½

Janelle Monae – The Electric Lady

Janelle MonaeThe Electric Lady

En 2010, un véritable vent de fraîcheur nous est parvenu avec l’arrivée dans le paysage pop de la polyvalente et hétéroclite Janelle Monae. Même si The ArchAndroid s’avérait plutôt difficile d’approche, il démontrait qu’il était possible d’offrir une musique soul / R&B créative. Avec The Electric Lady, Janelle poursuit son œuvre et présente les suites IV et V pour un autre album long de près de 68 minutes en deux parties, meublé d’intermèdes. Janelle fusionne toujours de belle façon musiques pop, rock, soul, R&B et funk, en plus d’intégrer des orchestrations souvent grandioses et une chorale. Encore une fois, il vous faudra un peu de patience pour arriver à apprécier l’ensemble du disque qui peut être déboussolant en plusieurs occasions. Par contre, l’effort s’en trouvera grandement récompensé. Parmi les collaborateurs à l’album, quelques noms se démarquent comme Prince, Erykah Badu et Esperanza Spalding. (octobre 2013)

Vidéoclips : « Q.U.E.E.N. (feat. Erykah Badu) » - « Dance Apocalyptic »

Atlantic / Warner

Alex Nevsky – Himalaya mon amour

Alex NevskyHimalaya mon amour

Sur son premier album, Alex Nevsky s’imposait comme l’un des morceaux importants de la relève dans la pop québécoise nouveau genre. Le disque était d’ailleurs réalisé par Yann Perreau. Sur Himalaya mon amour, l’artiste va beaucoup plus loin alors qu’il présente une pop majestueuse s’inspirant peut-être un peu de Yann Perreau, mais aussi d’artistes internationaux comme Fun et Edward Sharpe. Il nous offre des chansons en crescendo dont les refrains démesurés constituent de véritables hymnes, comme en fait foi le premier extrait, « On leur a fait croire ». Plus varié que son précédent, l’album va vers de nouveaux territoires et présente une richesse créative incomparable. Avec ce deuxième album, non seulement Alex Nevsky découvre son style bien à lui et atteint sa vitesse de croisière, mais il impose en plus l’une des œuvres les plus originales et complètes de l’univers québécois actuel. Chapeau! (septembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 30, 7 septembre 2013)

Audiogram

Paramore – Paramore

ParamoreParamore

Pour son 4e album studio, Paramore se permet de nombreux essais tout en présentant des pièces pop d’une grande efficacité. Les mélodies ont beau être mémorables, leur musique n’en est pas pour autant simpliste. On retrouve de l’électronique et des orchestrations à différents moments sur l’album, qui est pavé de subtilités qu’on découvre graduellement à chaque nouvelle écoute. Le mélange entre pop et rock est parfaitement maîtrisé sur cet album qui possède tous les ingrédients d’un grand disque, et ce malgré une durée totale de 64 minutes. Le réalisateur Justin Meldal-Johnsen a su tirer le meilleur du groupe qui présente assurément son meilleur enregistrement à ce jour. Finalement, le grand remue-ménage qui a eu lieu au sein du groupe ces dernières années aura donné l’électrochoc nécessaire au présent trio pour le propulser au sommet de son art. (juin 2013)

Vidéoclips : « Now » - « Still Into You »

Fueled By Ramen / Warner

Queens Of The Stone Age – …Like Clockwork

Queens Of The Stone Age…Like Clockwork

Après 6 ans d’absence sur disque, le groupe métal alternatif est de retour avec un 6e album, …Like Clockwork. Josh Homme semble bien décidé à revenir à la recette gagnante du tournant du millénaire alors qu’il propose quelques morceaux franchement accessibles comme « I Sat By the Ocean ». Même s’il offre un album extrêmement varié, Homme réussit à créer une ligne directrice solide autour de son jeu de guitare et de sa voix. Le résultat est impressionnant en constance et en créativité. L’une des principales forces de QOTSA est de pousser à fond dans le métal et de revenir tout de suite après tout en retenue. Ce côté déstabilisant du groupe contribue à toujours conserver notre intérêt en nous forçant à demeurer aux aguets. Pour ajouter un peu de piquant à l’ensemble, Homme s’entoure de collaborateurs de renom : Mark Lanegan, Alex Turner (Arctic Monkeys), Trent Reznor, Jake Shears (Scissor Sisters), Nick Oliveri, Dave Grohl et Elton John. …Like Clockwork est un album brillant, à la fois profond et accrocheur, énergique et introspectif. Une très belle surprise! (chronique principale de juillet 2013)

Vidéoclip : « I Appear Missing »

Matador / Beggars

Shaka Ponk – The Geeks and the Jerkin’ Socks

Shaka PonkThe Geeks and the Jerkin’ Socks

Shaka Ponk a débuté en quelque sorte en tant que le pendant français de Gorillaz alors qu’en spectacle ils privilégiaient les animations et qu’ils ont une mascotte virtuelle, Mister GOZ. Musicalement, ils proposent un mélange entre punk, funk, hip hop et électronique. Paru en 2011 en France, The Geeks and the Jerkin’ Socks présente pour la première fois la nouvelle chanteuse anglo-égyptienne Samaha Sam. On y retrouve encore une fois un très bon mélange entre rock et électro, mais ce sont les moments de rock ‘n’ roll énergique qui attirent le plus l’attention, comme avec l’excellente « Let’s Bang ». On retrouve une collaboration avec Bertrand Cantat (Noir Désir) pour la seule chanson en français, « Palabra Mi Amor ». On peut également entendre le rappeur Beat Assaillant sur « Old School Rocka ». D’autres titres qui ne manqueront pas de capter votre attention sont les très efficaces « I’m Picky » et « Sex Ball ». Voici un album particulièrement réussi et extrêmement divertissant qui non seulement vous plaira jusqu’à la fin, mais vous obligera à le jouer en boucles. (juillet 2013)

Vidéoclips : « Let’s Bang » - « My Name is Stain » - « Sex Ball » - « I’m Picky » - « Palabra Mi Amor »

Tôt ou Tard / SIX

½

Tegan and Sara – Heartthrob

Tegan and SaraHeartthrob

Les jumelles Tegan et Sara Quin font déjà carrière depuis une quinzaine d’années. Alors que les Canadiennes présentaient un son folk rock à leurs débuts, elles prennent désormais une direction résolument électro pop avec un son léché et des claviers à profusion. Elles avaient bien tenté quelques incursions du genre sur Sainthood en 2009, mais sur Heartthrob, c’est plus qu’évident qu’elles ont un désir de devenir populaires. On peut maintenant les comparer à un mélange entre Robyn et Katy Perry. La réalisation du disque a été confiée à Greg Kurstin qui a travaillé avec les chanteuses les plus populaires des dernières années dont Kelly Clarkson, Ke$ha, Kylie Minogue, Lily Allen et Natasha Bedingfield. Le résultat est un album propre des années 2010, sans grands écarts de conduites ni surprises. Heartthrob s’écoute bien jusqu’à la fin et possède tout ce qu’il faut de mélodies accrocheuses et de dynamisme pour propulser les jumelles aux sommets des palmarès. Avec ce nouvel album, Tegan et Sara réussissent à apporter un peu d’énergie créatrice à la musique pop. Beau travail! (mars 2013)

Vidéoclip : « Closer »

Warner

½

Vampire Weekend – Modern Vampires of the City

Vampire WeekendModern Vampires of the City

Pour son troisième album, le groupe new yorkais laisse tomber les guitares africaines, ce qui provoque une coupure drastique avec son passé. Il réussit par contre à proposer encore de bonne compositions, enveloppées d’arrangements léchés, même si un peu moins chargés qu’auparavant. Il ne fait pas de doute que Vampire Weekend demeurent des maîtres dans la création d’atmosphères uniques. Ils ont beau calmer le jeu, ils reviennent tout de même avec quelques moments à grand déploiement. Ils ont certainement gagné en maturité sur ce nouvel album, ce qui pourra déplaire à certains de leurs fans. Par contre, ils réussissent à évoluer de belle façon. (juillet 2013)

XL / Beggars

½

Kanye West – Yeezus

Kanye WestYeezus

Pour son 6e album, Kanye West tenait à conserver la plus grande discrétion, évitant ainsi qu’aucune chanson ne se retrouve sur la toile avant sa sortie officielle. Yeezus est un disque bizarre et rempli de contradictions, avec une direction souvent agressive et une musique rap qui intègre du rock et de l’électronique. Difficile à apprivoiser à la première écoute, l’album prend tout son sens lorsqu’on lui donne du temps. Plusieurs compositions sont de grande qualité et l’ensemble demeure créatif jusqu’à la fin. Des pièces comme « Black Skinhead » et « New Slaves » deviendront probablement des incontournables du répertoire de Kanye West. « Blood on the Leaves » est aussi un classique instantané et contient un échantillonnage de « Strange Fruit » de Nina Simone. Sur Yeezus, West semble bien décidé à laisser sortir toute sa colère sans retenue, ce qui donne un album plutôt éloigné de ce qu’on se serait attendu d’un nouveau papa, lui qui a vu sa copine Kim Kardashian accoucher quelques jours à peine avant la sortie du disque. (chronique principale d'août 2013)

Vidéoclip : « Black Skinhead »

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 24, 27 juillet 2013)

Def Jam / Universal

½

 

ENFANTS :

 

Atchoum – Dans ma tête

AtchoumDans ma tête

Derrière Atchoum se cache Véronique Gagné. Pour ce quatrième album, elle présente à nouveau des ritournelles qui plairont aux tout-petits, accompagnées d’une musique qui attirera aussi l’attention des plus grands. Elle offre en effet un excellent mélange de rock, pop, ska et folk. Ces rythmes accompagnent de belle façon ses mélodies accrocheuses. Pour Dans ma tête, Atchoum est entourée de collaborateurs de grand talent comme Pépé et sa guitare et Ariel, lauréat des Francouvertes 2009. À travers ses textes qui toucheront assurément les enfants, on peut aussi entendre une reprise de « Les cornichons », un succès yé-yé popularisé par Nino Ferrer dans les années 1960. Voici un album pour enfants qui possède une belle énergie et de grandes qualités musicales. (décembre 2013)

Sphère

½

Madame Diva – Viva la Diva!

Madame DivaViva la Diva!

Jocelyne Baribeau, alias Madame Diva, a étudié le chant et le piano classiques, en plus de suivre divers ateliers d’interprétation et d’écriture. Cette auteure, compositeure et interprète manitobaine écrit autant pour les enfants que pour les adultes. Viva la Diva! est son 2e album pour enfants, un disque de 14 pièces pour un total de plus de 45 minutes. On y trouve autant des mélodies amusantes que des textes réfléchis, mettant en évidence l’environnement et la nature humaine. Plusieurs des chansons de l’album deviendront rapidement de véritables vers d’oreille. Il s’agit donc d’un bien bon album par ce personnage flamboyant qu’est Madame Diva. (décembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 27, 17 août 2013)

APCM

½

Marijo – Quand il pleut… il mouille en masse!

MarijoQuand il pleut… il mouille en masse!

Marijo est une auteure, compositeure et interprète manitobaine qui possède 7 ans d’expérience en tant qu’enseignante au niveau primaire, ainsi que 4 ans en montage de spectacles avec le groupe percussionniste féminin Insisto, sans oublier 12 ans de scène. Avec ce court album de moins de 20 minutes, elle interprète des chansons du domaine public s’adressant à de jeunes enfants. Elle présente des versions uniques de ces chansons dont certaines sont bien connues comme « Promenons-nous dans le bois » et « Nous n’irons plus au bois ». Musicalement, le disque est riche en cordes et en percussions, pour un son de qualité. (décembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 27, 17 août 2013)

APCM

 

AUTRES CHRONIQUES :

 

Beyoncé – Beyoncé

BeyoncéBeyoncé (2013)

À quelques jours de Noël, Beyoncé a pris tout le monde par surprise en présentant un nouvel album qui n’avait pas du tout été annoncé. Il en a résulté un branle-bas de combat sur les réseaux sociaux où on a pris l’habitude de devancer les nouvelles et non de se faire doubler. La stratégie a été payante puisque le disque a rapidement atteint le sommet des palmarès. Sur ce 5e album, Beyoncé a coécrit et coréalisé chacune des chansons. Probablement son meilleur disque depuis B’day, elle y présente quelques-unes de ses meilleures chansons, en plus de plusieurs titres sexuellement explicites. Les collaborateurs incluent son mari Jay-Z, ainsi que Drake, Frank Ocean et Blue Ivy. Pour la réalisation, elle travaille avec certains des plus grands dont Pharrell Williams, Timbaland et The-Dream. C’est un album de très grande qualité que nous offre Beyoncé Knowles avec ce disque éponyme, un des grands de sa carrière. (chronique principale de février 2014)

Vidéoclips : « Drunk in Love » - « XO »

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 52, 7 février 2014)

½

Céline Dion – Loved Me Back to Life

Céline DionLoved Me Back to Life (2013)

Pour son premier album anglophone en six ans, la diva québécoise tente de rajeunir son public avec une teinte R&B qu’on ne lui connaissait pas jusque là. Elle fait même un duo avec Ne-Yo pour la pièce mid-tempo « Incredible ». Céline revient tout de même avec son équipe d’auteurs-compositeurs et des collaborateurs de renom comme Stevie Wonder (qui chante avec elle sur sa reprise de « Overjoyed ») et Diane Warren (qui lui offre « Unfinished Songs »). Elle reprend aussi un succès de 1975 de Janis Ian, « At Seventeen ». Malgré quelques tendances à la modernité, l’ensemble demeure fidèle au style pop adulte de la chanteuse. Grâce à ce nouvel album bien produit, elle réussira sûrement à satisfaire encore une fois son auditoire. (décembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 42, 29 novembre 2013)

Icona Pop – This is… Icona Pop

Icona PopThis is… Icona Pop (2013)

Le duo électro-pop suédois présente enfin son premier album après avoir fait la pluie et le beau temps avec le succès « I Love It » (mettant en vedette Charli XCX). Ce succès énergique a mis la table pour un disque tout aussi entraînant où les rythmes dansants s’enchaînent à merveille pendant 33 petites minutes. Toutes les pièces possèdent un potentiel intéressant à la fois dans les radios que sur les planchers de danse. On peut comparer le duo féminin en partie à Katy Perry ou à Ke$ha, mais le duo russe T.A.T.U. nous vient aussi en tête par leur façon de chanter en harmonie. Chose certaine, c’est un album grandement divertissant que nous proposent ces deux jeunes suédoises qui ont visiblement un désir immense de faire la fête. Voici donc un bon disque de musique pop. (novembre 2013)

Vidéoclips : « I Love It » - « We Got the World » - « Girlfriend » - « All Night »

Big Beat / Ten / Atlantic / Warner

½

Avril Lavigne – Avril Lavigne

Avril LavigneAvril Lavigne (2013)

Plus de 10 ans après ses débuts et à la veille de ses 30 ans, Avril Lavigne présente son 5e album, un album éponyme. L’épouse de Chad Kroeger (Nickelback) fait confiance à son mari pour l’écriture de plus de la moitié des titres de ce nouvel opus, en plus de chanter avec elle sur « Let Me Go ». Avril se permet un autre duo, avec Marilyn Manson cette fois pour l’énergique « Bad Girl ». Ce nouveau disque présente de bonnes chansons, mais la chanteuse ontarienne manque encore une fois de constance, peut-être parce qu’on retrouve un peu trop de compositions de Kroeger? Ses fans devraient tout de même y trouver leur compte. (janvier 2014)

Vidéoclips : « Here’s to Never Growing Up » - « Rock ‘n’ Roll » - « Let Me Go »

France D’Amour – En love majeur

France D’AmourEn love majeur (2013)

Après un intermède jazz avec Bubble Bath & Champagne, France D’Amour est de retour avec son pop rock caractéristique sur ce 10e album original en carrière. Le romantisme de son disque précédent a quand même su trouver son chemin jusqu’à En love majeur. On peut d’ailleurs le découvrir sur « Puzzle », le premier extrait qui a tourné dans les radios depuis le début de l’été. Un autre des moments forts du disque est « Mon cœur acoustique », une pièce écrite par l’un des principaux collaborateurs de l’album, Alexandre Poulin. Il s’agit d’un véritable hommage à la musique et ce qu’elle a pu apporter de beau dans la vie de France. La chanteuse a coréalisé l’album avec son vieux complice, Guy Tourville, et le résultat est un disque chaleureux qui présente finalement pas mal de similarités avec Bubble Bath & Champagne. (décembre 2013)

Tandem

Édith Butler – Le retour

Édith ButlerLe retour (2013)

En 50 ans de carrière, Édith Butler a vendu plus de 2 millions d’albums. Après 10 ans d’absence sur disque, la chanteuse acadienne présente un nouvel album qui se veut pour elle un retour aux sources. Sur Le retour, elle aborde les thèmes de ses racines, sa culture, son expérience de vie et bien sûr, l’amour. Elle présente le tout dans une facture folk très contemporaine, aux sonorités des années 2010. La chanteuse s’entoure de collaborateurs de renom avec des textes de Lise Aubut et Luc Plamondon, la réalisation de Guy Tourville, Jean-François Beaudet à la guitare, et Yves Desrosiers aux arrangements et à la réalisation de « La tourterelle ». En plus, Édith s’offre deux duos avec des Acadiennes de la relève : « Rue Dufferin » avec Marie-Jo Thério (qu’elles avaient interprétée ensemble lors des festivités du 400e des Acadiens à Halifax en 2004) et « Complainte pour Sainte-Catherine » des Sœurs McGarrigle en duo avec Lisa Leblanc. Il s’agit d’un retour discographique réussi pour Édith Butler. (décembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 42, 29 novembre 2013)

Tandem

Sky Ferreira – Night Time, My Time

Sky FerreiraNight Time, My Time (2013)

Même si elle n’est âgée que de 21 ans, la chanteuse pop de Los Angeles a déjà les pieds solidement plantés dans l’industrie musicale, d’abord grâce à son amitié passée avec Michael Jackson, puis par ses contacts avec des producteurs de Britney Spears. Un peu provocatrice, Sky Ferreira n’hésite pas à se dénuder pour la couverture de son premier album, de quoi rendre jalouse celle qui ressent un profond besoin d’attention médiatique ces temps-ci, Miley Cyrus. Sur Night Time, My Time, Sky présente un excellent mélange de pop légère, d’électronique et de rock. Certaines pièces penchent vers un style new wave (« Love in Stereo »), alors que des guitares passablement agressives viennent s’ajouter de belles façon en d’autres occasions (« You’re Not the One », « I Will »). Ce mélange de légèreté et d’agressivité demeure parfaitement pertinent tout au long du disque qui offre en bout de ligne une belle constance. Voici donc un très bon premier essai pour cette talentueuse chanteuse dont on entendra sûrement parler longtemps. (découverte du mois de décembre 2013)

Vidéoclip : « You’re Not the One »

Capitol / Universal

½

Haim – Days Are Gone

HaimDays Are Gone (2013)

Les trois sœurs Haim proviennent de la Californie et présentent leur tout premier album après de nombreuses années à reprendre d’autres chansons en spectacle. Elles nous offrent un son pop rock fortement influencé de Fleetwood Mac et de la musique pop électronique des années 1980. Sans prétention, leur musique est grandement accessible et très agréable à écouter. Elle vous replongera assurément dans une ambiance d’il y a 30-35 ans avec des noms comme Stevie Nicks et Phil Collins qui nous viennent aisément en tête. Leurs compositions ne sont peut-être pas les plus originales, mais elles sont extrêmement rafraîchissantes. En plus, elles sont magnifiquement interprétées par ces sœurs dont les harmonies vocales sont parfaites. (découverte du mois de janvier 2014)

Vidéoclips : « Forever » - « Don’t Save Me » - « Falling » - « The Wire »

Columbia / Sony

½

Lissie – Back to Forever

LissieBack to Forever (2013)

Lissie Maurus a grandi en Illinois avant de déménager en Californie. Après un premier album de qualité en 2010, elle nous revient avec Back to Forever. Réalisé par Jack Knife Lee (R.E.M., Weezer, Snow Patrol), ce nouvel album pige allègrement dans les influences pop rock des années 1980. Mis à part quelques sonorités, le disque présente moins d’influences country que le premier de la chanteuse. Un son puissant fait en sorte de rendre l’album entraînant, malgré la présence de quelques ballades un peu plus ennuyantes. C’est donc un deuxième opus réussi que nous propose cette artiste de grand talent. (décembre 2013)

Vidéoclips : « Shameless » - « Further Away (Romance Police) » - « Sleepwalking »

Columbia / Sony

½

Laurence Hélie – À présent le passé

Laurence HélieÀ présent le passé (2013)

Sur ce deuxième album, Laurence Hélie présente un album intemporel de musique pop aux influences folks et blues. Les nombreux instruments utilisés créent une grande richesse musicale dans un univers chaleureux et intimiste. Pour ce faire, Laurence a pu compter sur des musiciens de premier plan autour du guitariste et réalisateur Joe Grass (Patrick Watson, Marie-Pier Arthur), du bassiste Hans Bernhard et du batteur Mark Wheaton (The Luyas). On peut aussi entendre les voix d’Andréa Lindsay, d’Alexandre Désilets, de Louis-Jean Cormier, etc. Puis, des paroliers sont venus greffer leurs mots à ceux de Laurence : Dave Richard, Brice Homs et Frédérick Baron. Malgré sa simplicité, ce nouvel album de Laurence Hélie surprend par son originalité et son audace. (décembre 2013)

Simone

½

Sally Folk – Sally Folk

Sally FolkSally Folk (2013)

Née à Montréal d’un père algérien et d’une mère québécoise, Sally Folk aime mélanger les cultures dans son écriture et sa musique. Femme moderne, elle n’hésite pas à aborder des sujets plus tabous. Avec ce premier album éponyme, elle présente 12 titres variés naviguant entre la pop et le rock. Le premier extrait, « Heureux infidèles », a atteint les sommets des palmarès radio et plusieurs autres morceaux possèdent tout autant de potentiel. La guitare rock ‘n’ roll de « On dira aux autres » vous fera assurément suivre le rythme, alors que d’autres pièces présentent plutôt une atmosphère feutrée et chaleureuse. Découverte par Marc Déry, elle peut compter sur sa collaboration ainsi que celle de son acolyte Michel Dagenais, réalisateur et compositeur de renom (Jean Leloup, Daniel Bélanger, Maxime Landry, Marc Déry). On peut aussi entendre la voix de Daniel Bélanger dans la pièce « Les hommes du quartier ». L’univers de Sally Folk est bien particulier et qu’il est agréable de le découvrir! (décembre 2013)

Vidéoclip : « Heureux infidèles »

Entourage

½

Aurélia O’Leary – Plus dans ma tête

Aurélia O’LearyPlus dans ma tête (2013)

Protégée de Richard Desjardins, Aurélia O’Leary présente son deuxième album, Plus dans ma tête. Née à Gaspé, Aurélia a grandi sous le soleil de la Provence dans le sud de la France. Elle a fait partie de plusieurs formations musicales et a exploré le rock, les chansons françaises et le jazz. Elle a poursuivi ses expériences à Paris où elle a développé un répertoire de standards réarrangés à sa façon, un spectacle qu’elle a présenté en France et un peu partout en Europe. C’est suite à son retour au Québec en 2003 qu’elle a enregistré un premier album, acclamé de la critique. Elle possède une voix soul unique et des mélodies envoûtantes qui la placent dans une classe à part. Sur ce deuxième album, elle compose tous les textes et la musique, en collaboration avec Gilles Brisebois (qui réalise aussi l’album avec Aurélia). Richard Desjardins lui a aussi offert la pièce « Love Light ». Plus dans ma tête est un peu plus accessible que son précédent disque avec un son pop accrocheur aux influences blues, funk, reggae, rock et jazz. C’est donc un album d’une grande richesse que nous offre Aurélia O’Leary. (décembre 2013)

Artic

½

Ladies of the Canyon – Diamond Heart

Ladies of the CanyonDiamond Heart (2013)

Les quatre Montréalaises de Ladies of the Canyon sont de retour avec un deuxième album, encore une fois ancré dans le country rock à la californienne. Par contre, le quatuor féminin semble plus que jamais s’inspirer des classiques du rock, de Led Zeppelin à Fleetwood Mac en passant par Jefferson Airplane. Elles vont même jusqu’à reprendre le classique de Led Zeppelin « Babe I’m Gonna Leave You ». Pourtant, elles avaient manifesté le désir de présenter un album de pur country et s’étaient même installées temporairement à Nashville. Le projet n’ayant pas débloqué, les voilà de retour dans le style qu’elles font le mieux, cet excellent mélange de guitares et d’harmonies country, avec une énergie plus rock. La réalisation de Mark Howard (Tragically Hip, Lucinda Williams, Vic Chesnutt) a certainement aussi contribué à façonner cet assemblage. Malgré de très fortes influences du passé, le groupe réussit à présenter un album bien intéressant. (novembre 2013)

Warner

½

Agnes Obel – Aventine

Agnes ObelAventine (2013)

L’auteure-compositrice, chanteuse et pianiste danoise présente son deuxième album avec Aventine. Elle propose encore une fois une musique pop alternative adulte à tendance atmosphérique. Le piano domine toujours, mais l’ajout du violon et du violoncelle de l’Allemande Anne Müller, ainsi que la présence de Mika Posen (Timber Timbre) viennent ajouter de la richesse à son œuvre. Sa musique très cinématographique peut être comparée à celle de PJ Harvey, Tori Amos ou Joanna Newsom, mais Agnes s’inspire aussi de la musique classique en certaines occasions. C’est un album envoûtant que nous offre Agnes Obel avec Aventine. (décembre 2013)

PIAS / SIX

½

Lindi Ortega – Tin Star

Lindi OrtegaTin Star (2013)

L’Ontarienne Lindi Ortega possède une voix qui rappelle celles de Dolly Parton et de Emmylou Harris. Musicalement, elle propose une musique country plutôt contemporaine. Elle possède aussi certaines influences folks, même si plusieurs morceaux demeurent généralement énergiques avec une touche très agréable de rock alternatif. Elle présente quelques très solides compositions et réussit à nous séduire jusqu’à la fin. En fait, c’est un bien bon troisième album que nous offre la talentueuse auteure-compositeure et interprète. (décembre 2013)

Last Gang

½

Dom La Nena – Golondrina

Dom La NenaGolondrina (2013)

Suite au succès de son premier album, Ela, la violoncelliste et chanteuse brésilienne a décidé de produire un mini-album de 4 titres autour de la nouvelle chanson « Golondrina ». Les trois autres titres sont des reprises : « Start a War » (de The National), « Djian’s Waltz » (de Stephan Eicher) et « Con Toda Palabra » (de Lhasa). Dom donne à ces chansons une toute nouvelle couleur alors qu’elle les interprète seule au violoncelle. Elle chante en anglais pour la première fois sur « Start a War », mais elle chante aussi en français pour la première fois sur « Djian’s Waltz », alors qu’elle trouvait trop difficile de chanter dans cette langue auparavant. En attendant un prochain album de la part de Dom La Nena, voici quatre chansons pour vous mettre en appétit. (janvier 2014)

Six Degrees / SIX

½

Stacey Kent – The Changing Lights

Stacey KentThe Changing Lights (2013)

La chanteuse jazz originaire du New Jersey présente encore une fois un album séduisant qui réussit à créer une atmosphère toute particulière. C’est sûrement en grande partie grâce à la réalisation de Jim Tomlinson (son saxophoniste et son mari) qui est en mesure de bien mettre en évidence le talent de Stacey à faire passer l’émotion par sa voix douce et chaleureuse. Sur cet album, Stacey laisse libre court à son amour de la musique brésilienne. Elle a travaillé entre autres avec le poète portugais Antonio Ladeira, ainsi que l’auteur français Bernie Beaupère. The Changing Lights est un très bon disque de jazz intégrant de la musique du monde. (novembre 2013)

Parlophone / Warner

½

Christine Jensen Jazz Orchestra – Habitat

Christine Jensen Jazz Orchestra – Habitat (2013)

C’est devant Habitat 67 à Montréal que pose la saxophoniste soprano Christine Jensen pour la pochette de son deuxième album avec grand orchestre. Habitat contient 6 pièces, la plupart autour des 10 minutes avec une pointe à 15 minutes pour « Nishiyuu », une pièce inspirée par la marche de plus de 1 500 kilomètres par six jeunes Cree en janvier 2013. Toutes composées et arrangées par Jensen, elles sont reliées entre elles par des lieux qui l’ont inspirée : les Prairies canadiennes, Brooklyn, le Pérou, Port-au-Prince, sans oublier bien sûr Montréal. Elle s’entoure des mêmes musiciens que sur Treelines, incluant le pianiste John Roney. On retrouve aussi des collaborateurs solistes comme sa sœur Ingrid Jensen à la trompette, Chet Doxas au saxophone ténor sur « Nishiyuu » et Joel Miller aussi au saxophone ténor sur « Tumbledown ». Voici un très bel album de jazz instrumental pour un souper entre amis ou un moment de relaxation en fin de soirée. (décembre 2013)

Justin Time / SIX

½

Les Country Girls – Parties pour la gloire

Les Country GirlsParties pour la gloire (2013)

Les comédiennes Sylvie Moreau et Sandra Dumaresq offrent leur spectacle country depuis un bon bout de temps déjà (elles ont donné plus de 100 représentations en 2007). Par contre, elles présentent leur tout premier album avec Parties pour la gloire. Elles y interprètent à leur façon de grands succès du country. On peut même entendre des classiques américains adaptés en français. Ces classiques incluent les versions françaises de « On the Road Again », « Bridge Over Troubled Water », « Only Love Can Break Your Heart » et « Always on my Mind ». Les Country Girls ne se prennent pas au sérieux, mais elles offrent tout de même de solides interprétations de ces incontournables du country. (décembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 41, 22 novembre 2013)

Juliette Gréco – Gréco chante Brel

Juliette GrécoGréco chante Brel (2013)

S’attaquer au répertoire de Jacques Brel comporte toujours son lot de risques. Par contre, lorsque l’on s’appelle Juliette Gréco et qu’on a été l’une des premières à chanter les textes du jeune Belge, l’exercice devient tout ce qu’il y a de plus naturel. Il s’agit donc ici d’une rencontre au sommet entre l’un des plus grands auteurs de sa génération et une interprète plus grande que nature. On retrouve 12 titres parmi les plus célèbres de Brel, remis en musique par le légendaire pianiste, compositeur et fidèle compagnon de Jacques Brel, Gérard Jouannest. Gréco interprète ces textes avec une théâtralité unique qui rendent très bien justice à ces chansons classiques. (décembre 2013)

DEP / Universal

½

Gino Quilico – Serata d’amore

Gino QuilicoSerata d’amore (2013)

Accompagné de l’Ensemble TrioSphère, de l’accordéoniste Alexander Sevastian et du guitariste Glenn Lévesque, le baryton lyrique Gino Quilico propose 14 des plus célèbres chansons d’amour italiennes. Les arrangements de Dominic Bouliane aident à découvrir l’univers dans lequel a grandi le chanteur. On peut entendre des pièces classiques de Rossini, Chopin et Mozart, mais aussi des œuvres plus récentes comme « Lei » de Charles Aznavour. Parmi les chansons italiennes incontournables, notons « Caruso » en ouverture du CD et « O Sole Mio » en conclusion. (décembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 49, 17 janvier 2014)

Analekta

½

St. Lucia – When the Night

St. LuciaWhen the Night (2013)

St. Lucia est essentiellement le groupe de Jean-Philip Grobler, un musicien né en Afrique du Sud qui a étudié à Londres avant de s’installer à Brooklyn, New York. When the Night est le premier album de St. Lucia et il présente une musique pop indie dans laquelle les synthétiseurs occupent une place prédominante. Les influences des années 1980 sont évidentes, mais leur musique s’adapte parfaitement aux années 2010. C’est un album accrocheur et romantique, mais aussi créatif et sophistiqué. Les nostalgiques de la pop surproduite des années 1980 en auront plein les oreilles avec ce groupe contemporain qui n’hésite pas à distribuer les clins d’œil au passé. Ils le font de façon tellement intelligente qu’on ne peut leur reprocher, surtout lorsqu’on se retrouve à taper du pied sur un des nombreux rythmes efficaces de ce très bon disque. (découverte du mois de février 2014)

Vidéoclips : « September » - « Elevate »

Columbia / Sony

½

Britney Spears – Britney Jean

Britney SpearsBritney Jean (2013)

Britney parle de son 8e album comme de son plus personnel à ce jour. Le problème, c’est qu’avec seulement 10 titres totalisant 36 minutes, elle ne semble pas avoir grand-chose à dire… Dr. Luke, qui avait produit les plus gros succès de son album précédent, ainsi que son fidèle collaborateur Max Martin sont désormais absents. Deux gros trous que n’arrive pas à combler un will.i.am de plus en plus agaçant, qui réalise 7 des 10 pièces et contribue à façonner une nouvelle personnalité à la manipulable Britney. Sa participation à « It Should Be Easy » ressemble plus à une performance de will.i.am mettant aussi en vedette Britney Spears. L’énergique « Work Bitch » est l’un des morceaux les plus divertissants du disque, même si le son techno semble tout droit sorti des années 1990. En fait, la chanson la plus réussie est sans contredit la pièce pop pure « Passenger », coécrite avec Katy Perry et réalisée par Diplo. Il s’agit d’un des seuls moments de ce court CD où l’on sent que Britney est confortable et en contrôle. À noter qu’elle chante pour la première fois sur disque avec sa sœur Jamie Lynn sur « Chillin’ With You », mais ces 3 minutes 40 ne passeront certainement pas à l’histoire. Malheureusement pour Britney, elle semble encore servir de marionnette sur cet album qui ne lui ressemble certainement pas autant qu’elle l’affirme, malgré quelques envolées pop accrocheuses. Britney Jean constitue peut-être son pire album à ce jour! (février 2014)

Vidéoclips : « Work Bitch » - « Perfume »

One Direction – Midnight Memories

One DirectionMidnight Memories (2013)

Le groupe d’adolescents de Londres présente déjà un 3e album en autant d’années. Leur défi : continuer à produire des hits à la chaîne comme ils l’ont fait avec régularité depuis 2011. Midnight Memories contient suffisamment de succès potentiels pour leur permettre d’atteindre leur objectif. Les pièces acoustiques énergiques cadrent bien dans le contexte de 2013 et viennent donner une nouvelle direction musicale à ce groupe prédestiné par son nom à demeurer prévisible d’un disque à l’autre. En ce sens, il est plus qu’intéressant de découvrir déjà une évolution dans cette jeune carrière. On retrouve aussi quelques chansons à tendance plus rock, mais celles-là nous replongent surtout dans une atmosphère des années 1980 qui peut sembler vieillotte. C’est le cas entre autres pour la chanson-titre qui aurait pu être interprétée par Def Leppard en 1987. Le groupe réussira certainement à rallier ses nombreux fans, encore une fois, malgré quelques manques d’originalité. (février 2014)

Vidéoclips : « Best Song Ever » - « Story of My Life » - « Happily »

Simple Plan – Get Your Heart On – The Second Coming!

Simple PlanGet Your Heart On – The Second Coming! (2013)

Deux ans et demi après la parution de son dernier album, Get Your Heart On!, le populaire groupe pop punk montréalais revient avec un mini-album de 7 titres, question de faire patienter ses fans en attendant un nouvel album complet. Suite logique de l’album, The Second Coming ne va pas vraiment au-delà de ce disque avec des pièces pop grandement accrocheuses et efficaces, mais qui ne se démarquent pas vraiment par leur créativité. Il y a bien l’utilisation de quelques claviers et d’électronique en certaines occasions qui crée une certaine différenciation avec l’essentiel de leur œuvre, mais rien pour nous faire parler d’un changement radical. Il s’agit donc véritablement d’un disque pour nous faire patienter en attendant quelque chose d’un peu plus senti. (février 2014)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 47, 3 janvier 2014)

Atlantic / Warner

Garou – Au milieu de ma vie

GarouAu milieu de ma vie (2013)

Un an après Rhythm and Blues, le chanteur québécois revient avec un album qui se veut un bilan de sa vie. Il y évoque ses erreurs (« Toutes mes erreurs »), ses débuts dans les bars (« Le blues dans le sang »), les amours compliqués (« Avancer ») et ceux qui débutent (« Avec elle »). La vedette internationale, grâce en grande partie à sa participation à la version française de The Voice, peut compter sur des collaborateurs prestigieux pour l’écriture des 11 titres que contient ce huitième album (en plus de 3 morceaux en boni). Ces collaborateurs incluent Jean-Jacques Goldman, Francis Cabrel, Pascal Obispo, Gérald de Palmas, Daran, Richard Cocciante, ainsi que Luc Plamondon (pour 3 pièces dont la chanson-titre). Dans le cas de Goldman, c’est la chanson « Du vent, des mots » qu’il offre à Garou, un duo rythmé avec Charlotte Cardin, finaliste à la première édition québécoise de La Voix. Les sonorités de l’album sont bien intéressantes alors que la musique pop rock magnifiquement produite met parfaitement en valeur les textes et la voix de Garou. Avec Au milieu de ma vie, Garou présente un album bien personnel à ses fans, un album qui risque fort de connaître un immense succès à travers la francophonie. (février 2014)

DEP / Universal

Pierre Lapointe – Les callas

Pierre LapointeLes callas (2013)

Le mini-album à édition limitée Les callas ramène Pierre Lapointe dans une version dépouillée guitare-piano-voix. Ce court disque de 22 minutes présente des pièces simples enregistrées avant et après l’album Punkt. On y retrouve donc un mélange des déchirements amoureux du disque Sentiments humains et des textes plus explicites de Punkt. Une formule dépouillée convient toujours parfaitement à Pierre Lapointe qui atteint l’apogée avec la touchante « Quelques gouttes de sang » et la chanson-titre, un duo romantique avec Ariane Moffatt. (février 2014)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 47, 3 janvier 2014)

Audiogram

½

B.o.B – Underground Luxury

B.o.BUnderground Luxury (2013)

Le rappeur de la Georgie nous arrive avec un troisième album, Underground Luxury. Il s’agit pratiquement d’un album-concept alors que la plupart des textes traitent de consommation et de luxe. L’album de 15 titres débute lentement avec « All I Want » et « One Day » (incluant une longue discussion à la fin). Il reprend un peu de vie avec « Paper Route », mais c’est lorsqu’il est accompagné de collaborateurs que B.o.B réussit véritablement à s’imposer. C’est le cas avec Future sur « Ready », Priscilla sur « John Doe » et Chris Brown sur « Throwback ». On retrouve aussi de bons moments avec T.I. et Juicy J sur « We Still in this Bitch » et avec 2 Chainz sur l’hymne idéal pour les clubs de danseuses, « Headband ». On retrouve de bons moments sur ce nouvel album de B.o.B, mais il présente malheureusement de nombreuses inégalités. (février 2014)

Vidéoclips : « We Still in this Bitch » - « Headband » - « Ready » - « Paper Route » - « John Doe »

Atlantic / Warner

Billie Joe + Norah – Foreverly

Billie Joe + NorahForeverly (2013)

Le leader de Green Day, Billie Joe Armstrong, s’associe à Norah Jones pour enregistrer cet album inspiré de Songs Our Daddy Taught Us des Everly Brothers. Enregistré en 1958, il s’agissait d’un album de chansons traditionnelles américaines réinterprétées à leur façon. Billie Joe et Norah n’ont pris que 9 jours pour enregistrer cet hommage bien senti aux Everly Brothers par la qualité des harmonies vocales. Il faut dire qu’une association entre le punk et la chanteuse jazz n’est pas un match parfait automatique pour ces chansons folk et country d’une autre époque. Pourtant, le résultat est plutôt réussi, même si on aurait aimé qu’ils se les approprient un peu plus plutôt que de ne simplement imiter les Everly Brothers. (février 2014)

Reprise / Warner

Marilou – Au milieu de mon écart

MarilouAu milieu de mon écart (2013)

Âgée de seulement 23 ans, celle qui a commencé à chanter dès son plus jeune âge est maintenant libérée de son association avec Sony et peut voler de ses propres ailes. On sent d’ailleurs ce sentiment de liberté à l’écoute de ce nouvel album sur lequel Marilou s’épanouit complètement. Elle présente des chansons personnelles, dans lesquelles l’amour domine, bien entendu. Ce sont surtout des chansons douces qui se fusionnent parfaitement avec sa très belle voix. (janvier 2014)

Vidéoclip : « Tu partages ton corps »

White Ash Falls – Over the Night

White Ash FallsOver the Night (2013)

White Ash Falls est un groupe country rock de Vancouver dirigé par Andy Bishop. Grâce à de nombreux collaborateurs, il est en mesure de présenter un deuxième album d’une grande richesse avec entre autre une guitare pedal steel et un orgue. Les personnes qui l’entourent incluent Louise Burns, James Younger, Erin Passmore (Rah Rah), ainsi que les membres de Yukon Blonde : Brandon Scott, Graham Jones et Jeff Innes. L’album présente de bonnes pièces de country rock avec quelques incursions vers le blues. Sans être révolutionnaire, Over the Night est un album honnête qui possède un certain potentiel pour amener le groupe un peu plus loin. (janvier 2014)

Light Organ / Universal

Mauvaize Frékentation – Comme dans l’temps

Mauvaize FrékentationComme dans l’temps (2013)

Les rappeurs Sir Pathétik et Billy Nova sont de retour avec leurs rythmes hip hop et leurs textes coups de poing. Que ce soit dans les textes festifs ou dans les moments plus dépressifs, le duo réussit toujours à faire passer l’émotion en nous l’envoyant droit au cœur, sans détours. Plusieurs textes sont explicites et crus, et les sacres font définitivement partie intégrante de leur vocabulaire. Par contre, ils en sont ainsi encore plus vrais, près des gens. Musicalement, les deux comparses sont particulièrement forts alors que les rythmes et les mélodies sont toujours efficaces, avec plusieurs succès potentiels. Les deux pièces sur lesquelles on peut entendre la chanteuse Emmanuelle font entre autre partie de ces chansons incontournables (« Retiens-moi », « Haut »). Les autres classiques instantanés incluent « Sont où les fuckés? », « Jusqu’ici », « Si un jour » et « Quand j’boé pas ». Malheureusement, avec 20 titres totalisant 78 minutes, l’album peut finir par s’essouffler. Il devrait tout de même satisfaire les fans de Mauvaize Frékentation. (janvier 2014)

Vidéoclip : « Jusqu’ici »

High Life Music

½

Neomythics – Projectiles

Neomythics – Projectiles (2013)

Le groupe de rock alternatif américain Neomythics est de retour avec un nouvel album, moins de 2 ans après New Corporate Resistance. Encore une fois, le groupe réussit à fusionner un son post-rock avec des rythmiques de rock alternatif et des mélodies plus pop à la U2. C’est donc un excellent amalgame qu’ils nous offrent, toujours en conservant un certain niveau de créativité. Par contre, les noms qui nous viennent en tête comme The Strokes et Television risquent de malheureusement nous rester un peu trop en tête justement, comme s’ils n’avaient pas réussi à véritablement imposer leur propre personnalité. Le duo de Gregory Howe et Matt Montgomery est encore une fois entouré du guitariste Harvey Mandel pour quatre titres et de plusieurs autres musiciens. Il nous offrent un disque qui s’écoute bien, mais qui ne réussit pas encore à se démarquer. (janvier 2014)

Ex-Fed

Bombay Dub Orchestra – Tales From the Grand Bazaar

Bombay Dub OrchestraTales From the Grand Bazaar (2013)

Le Bombay Dub Orchestra a été formé il y a 10 ans par le duo de compositeurs Garry Hughes et Andrew T. Mackay suite à un voyage à Bombay en Inde. Il s’agit d’un projet électro-orchestral qui fusionne les musiques du monde, l’électronique et le dub. Enregistré dans plusieurs grandes villes, ce troisième album inclut des collaborateurs de renom dont le duo Sly & Robbie, Asad Khan, Soumik Datta et Tanja Tzar, en plus d’une panoplie de solistes turques. Tales From the Grand Bazaar puise non seulement ses influences en Inde, mais aussi dans la ville d’Istanbul en Turquie où a été complété un grand bazar de 5 000 magasins sur 60 rues en 1461. Le duo réussit à fusionner ces deux influences pour en faire une musique plus que cohérente, grâce principalement à l’utilisation des cordes qui viennent cimenter le tout. (janvier 2014)

Six Degrees / SIX

½

Kodaline – In a Perfect World

KodalineIn a Perfect World (2013)

Kodaline est un quatuor irlandais qui présente un rock accessible dans le style de Coldplay, Keane et U2. Ils ont lancé un premier mini-album en 2012 avant de nous offrir ce premier album complet. Si on comprend aisément leur influence de U2, c’est surtout Coldplay qui nous vient en tête tout au long de ce disque, parfois atmosphérique et souvent larmoyant. Les plus fervents amateurs de ce genre accueilleront avec bonheur un nouveau joueur dans l’industrie, qui présente tout de même de belles qualités. Par contre, l’originalité est loin d’être au rendez-vous et on a l’impression de simplement entendre un nouvel album de Coldplay. (janvier 2014)

Vidéoclips : « High Hopes » - « Love Like This »

RCA Victor / Sony

Alter Ego – Alter Ego

Alter EgoAlter Ego (2013)

Alter Ego est composé de 5 gars et 5 filles qui se sont d’abord fait connaître grâce à de multiples revues musicales des années 1970 à aujourd’hui. Ayant un talent indéniable pour interpréter des chansons pop inoubliables, le groupe a présenté ses premières chansons originales en 2012 et a obtenu un grand succès dans les radios commerciales avec « Catch Me If You Can », « Déjà oublié » et « Dirty Little Tricks ». Toutes ces chansons se retrouvent sur ce premier album de 9 titres, en plus de leur plus récent extrait, « Toi ». Leurs morceaux pop rock accrocheurs et entraînants possèdent tout ce qu’il faut pour attirer votre attention et vous faire taper du pied, même s’ils ne débordent pas de créativité. (janvier 2014)

Mange L’Ours Mange – Loin de l’œil

Mange L’Ours MangeLoin de l’œil (2013)

Après une pause de 15 ans pendant laquelle le groupe s’est fait oublier, Mange L’Ours Mange est de retour avec un 4e album. Encore une fois, le groupe rock évolue dans un univers unique et présente une musique variée entre rock alternatif aux mélodies pop et métal industriel, avec une bonne dose de hard rock. Les guitares grafignent à souhait et nous rappellent que oui, c’est possible de faire du bon rock au Québec. Les 11 compositions originales du duo Franck Lizotte et François Bruneau présentent de nombreux éléments d’intérêt, d’abord par leur fusion de différents genres musicaux dans un rock à la fois complexe et aux mélodies accessibles. Une 12e pièce vient s’ajouter à ce disque solide, l’excellente reprise de « Nuit Blanche » du groupe belge Vive La Fête. Le groupe qui s’est surtout fait connaître en 1993 avec le succès « Poupée Vaudou » fête ses 25 ans de carrière en 2014. Avec ce très bon album sous le bras, il possède tout ce qu’il faut pour se lancer dans une tournée des plus stimulantes. (janvier 2014)

Vidéoclip : « Terrifié! Terrifier! »

Attitude / SIX

½

Pendentif – Mafia douce

PendentifMafia douce (2013)

Pendentif est un groupe de pop française qui amène un peu de soleil dans nos vies. Ils ont déjà su séduire la France avec le simple, « Embrasse moi », tiré de ce premier album. Mafia douce est empreint de maturité et on voit rapidement que le groupe n’en est pas à ses premières armes. Pendentif présente une musique créative aux mélodies accrocheuses et aux rythmes dansants. Ils réussissent à présenter des musiques légères, tout en ne sacrifiant aucunement la richesse musicale et le raffinement. C’est donc un premier album extrêmement agréable à écouter que nous propose ce groupe qu’il fait bon de découvrir dans une scène pop française souvent trop sombre. (janvier 2014)

Vidéoclips : « Jerricane » - « Embrasse moi » - « God Save la France »

Discograph / SIX

½

Halestorm – Reanimate 2.0: The Covers EP

HalestormReanimate 2.0: The Covers EP (2013)

Le quatuor hard rock de la Pennsylvanie a été formé en 1997 par Elizabeth Hale (voix, claviers, guitare) et son frère Arejay (batterie). Malgré un premier album en 2000, il leur aura fallu attendre 2009 pour enfin obtenir un contrat de disques intéressant avec Atlantic Records. Après deux albums pour Atlantic et un mini-album de reprises, les voici de retour avec un deuxième mini-album nous permettant de découvrir toute la versatilité de Lzzy et sa bande. Les 6 titres présentés sont en effet plutôt variés avec des reprises de Judas Priest (« Dissident Agressor »), Daft Punk (« Get Lucky »), AC/DC (« Shoot to Thrill »), Pat Benatar (« Hell is for Children »), Fleetwood Mac (« Gold Dust Woman ») et Marilyn Manson (« 1996 »). (janvier 2014)

Atlantic / Warner

½

Gavin DeGraw – Make a Move

Gavin DeGrawMake a Move (2013)

Le chanteur pop rock de New York nous arrive avec un cinquième album en 7 ans de carrière. Encore une fois, il présente des chansons au potentiel commercial immense, mais qui ne réussissent pas à véritablement nous rester en tête. On retrouve bien un certain virage soul sur quelques morceaux, mais il demeure surtout à l’aise lorsqu’il se rapproche du style qui l’a rendu populaire. DeGraw demeure un amalgame entre Jason Mraz et Maroon 5, avec cette fois-ci une certaine similarité avec Bruno Mars. Il ne réussit malheureusement pas à se démarquer d’aucun de ces artistes. (janvier 2014)

Vidéoclip : « Best I Ever Had »

RCA / Sony

½

Kenny Rogers – You Can’t Make Old Friends

Kenny RogersYou Can’t Make Old Friends (2013)

Le chanteur country du Texas est actif depuis plus de 50 ans et revient à nouveau avec un nouvel album malgré ses 75 ans. En plus, il a bénéficié d’un budget substantiel, ce qui ne fut pas le cas depuis un bon moment pour cette légende vivante. Il en profite donc pour tenter de rejoindre le public le plus large possible avec un son country pop qui possède toutes les qualités pour atteindre sa cible. L’album débute d’ailleurs par un duo sentimental (la chanson-titre) avec sa complice de longue date Dolly Parton. Malheureusement, plusieurs chansons tombent à plat et ne réussiront pas à séduire le vaste auditoire visé par Rogers. Par contre, le disque a la possibilité de se frayer un chemin parmi les albums adultes contemporains. (janvier 2014)

Warner

½

Cats on Trees – Cats on Trees

Cats on TreesCats on Trees (2013)

Cats on Trees est un duo montréalais formé de Nina Goern (piano, voix) et Yohan Hennequin (batterie). Ils nous offrent une musique pop rock accessible, basée sur les sons et le rythme, ce qui attire rapidement notre attention. Les cordes viennent entre autres ajouter une grande richesse à l’album qui aurait aisément pu être complètement dépouillé. La très belle voix de Nina est idéale pour livrer les mélodies accrocheuses, et elle nous donne envie de chanter à tue-tête. La rythmique inventive et la chaleur de leur musique les rend tout simplement irrésistibles. On ne peut donc faire autrement que d’écouter l’album en boucles. Voici une très belle découverte dans le paysage musical montréalais. (janvier 2014)

Tôt ou Tard / SIX

½

Simon Kearney – Simon Kearney

Simon KearneySimon Kearney (2013)

Simon Kearney est un jeune multi-instrumentiste de la région de Québec, un virtuose de la guitare. Il lance un premier mini-album de 4 chansons qu’il a écrites, composées et arrangées lui-même, en plus d’y jouer plusieurs instruments. Réalisé par Antoine Gratton, ce premier disque présente un son pop rock plutôt brut aux influences rock ‘n’ roll et blues. Là où il impressionne vraiment, c’est qu’il réussit à obtenir un son relativement original à la guitare, ce qui n’est pas une mince tâche après plus de 55 ans d’histoire pour le rock. Une version exclusive de 7 titres est disponible uniquement en téléchargement et vous permettra d’en découvrir un peu plus de la part de ce jeune talent incomparable. (janvier 2014)

Sphère

½

Lady Gaga – ARTPOP

Lady GagaARTPOP (2013)

La nouvelle reine de la pop tente un virage plus artistique avec ARTPOP, un virage qui peine malheureusement à convaincre par sa profondeur. Les chansons demeurent pop, sans grandes innovations, mais aussi sans les refrains accrocheurs qui ont fait sa renommée depuis 5 ans. Il n’y a que « Sexxx Dreams », « Do What U Want » (en duo avec R. Kelly) et le premier extrait, « Applause », qui réussissent à se démarquer quelque peu et à nous rester en tête. Pour ce qui est des termes abordés, c’est la sexualité qui l’emporte avec une majorité de textes en ce sens. L’emphase a certainement été mise sur la production qui ne manque pas de punch, avec des rythmes solides et une très bonne intégration de l’électro. Par contre, la diva ne parvient pas à maintenir le niveau de qualité qu’elle avait réussi à atteindre jusqu’à ce jour avec une musique pop à la fois accessible et intelligente. On sent plutôt un certain vide dans ce ARTPOP duquel il nous reste bien peu de choses à la fin. (chronique principale de janvier 2014)

Vidéoclip : « Applause »

Universal

Eminem – The Marshall Mathers LP 2

EminemThe Marshall Mathers LP 2 (2013)

Treize ans après l’excellent The Marshall Mathers LP, le rappeur de Détroit remet ça avec le volume 2. Eminem revient à la recette qui l’a rendu célèbre avec une bonne dose d’échantillonnages, des rythmes entraînants et des refrains mémorables. Par contre, on retrouve de nombreuses pièces de remplissage parmi les 16 que contient le CD de 78 minutes, ainsi que des morceaux qui s’étirent inutilement dont l’agaçante reprise des Zombies, « Rhyme of Reason ». Mathers semble faire quelque peu la paix avec son passé, même si l’album contient encore une bonne dose de colère. Il s’entoure encore une fois de plusieurs collaborateurs, dont Rihanna sur l’excellente « The Monster », ainsi que Skylar Grey et Kendrick Lamar. Malgré les faiblesses évidentes sur l’album, Eminem présente certaines de ses meilleures compositions depuis longtemps. Il nous offre donc un album de qualité que l’on doit malheureusement écouter à la pièce pour l’apprécier pleinement. (janvier 2014)

Vidéoclips : « Berzerk » - « Survival » - « Rap God » - « The Monster »

Aftermath / Interscope / Universal

½

Kaïn – Pleurer pour rire

Kaïn Pleurer pour rire (2013)

Le populaire groupe de folk contemporain est de retour avec son 5e album en carrière. Comme toujours, c’est Steve Veilleux qui signe toutes les paroles et musiques, mais il laisse sa place à son bassiste, Éric Maheux, pour « La bonne franquette ». Veilleux a de plus composé la musique de « Voleur de bonheur » en collaboration avec le guitariste Patrick Lemieux. Le groupe réalise l’album en compagnie de Glen Robinson. Le son caractéristique de Kaïn est toujours au rendez-vous avec des chansons grandement accrocheuses à chanter en chœur en spectacle, à commencer par le premier extrait, « J’sais pu comment t’aimer ». (janvier 2014)

Musicor

Hedley – Wild Life

HedleyWild Life (2013)

Jacob Hoggard et sa bande sont de retour avec leur 5e album studio, Wild Life. Plus pop que jamais, le groupe canadien présente plusieurs succès instantanés comme le premier extrait, « Anything », « Crazy For You » et « I’ll Be With You ». Des rythmes énergiques et des refrains puissants demeurent la recette pour Hedley qui ne décevra aucun de ses fans à ce niveau. Évidemment, le charismatique chanteur ne peut s’empêcher de lancer quelques ballades, mais il a au moins la voix pour les rendre suffisamment intéressantes. Hoggard réalise lui-même l’album en compagnie de Brian Howes qui a travaillé régulièrement avec le groupe par le passé. Les fans des débuts regretteront peut-être le manque de guitares électriques, mais Wild Life possède tout le potentiel pop nécessaire pour enfin séduire les Américains. À suivre! (janvier 2014)

Vidéoclip : « Anything »

Universal

Pearl Jam – Lightning Bolt

Pearl JamLightning Bolt (2013)

Lightning Bolt n’est que le 10e album studio du groupe grunge de Seattle, même si on a l’impression qu’ils font partie du paysage depuis bien longtemps. 22 ans se sont écoulés depuis l’incontournable Ten et le groupe réussit à conserver sa place au soleil, malgré le passage des modes. Eddie Vedder et sa bande présentent quelques pièces franchement énergiques sur ce disque que personne ne semblait attendre vraiment. La voix de Vedder est très bien mise en évidence, peut-être au détriment de la guitare par contre. Évidemment, le groupe sent encore le besoin de nous offrir des ballades, mais elles sont généralement réussies. Les membres de Pearl Jam semblent très à l’aise dans leur peau et ils présentent une musique qu’ils assument complètement, sans tenir compte de quelque mode que ce soit. (janvier 2014)

Universal

½

AFI – Burials

AFIBurials (2013)

Après des pièces plus accessibles sur Crash Love, le groupe emo revient à des thèmes et des musiques beaucoup plus sombres sur Burials. L’album s’ouvre dans une atmosphère cinématographique avec « The Sinking Night » avant d’avoir droit à une pièce lente mais grandement efficace avec « I Hope You Suffer ». Le groupe nous rappelle encore les Misfits par moments, mais Morrissey et David Bowie ne sont jamais trop loin non plus. Si plusieurs fans ont pu décrocher avec leur album précédent, ils risquent fort d’apprécier ce que le groupe est devenu depuis. En fait, AFI gagne en maturité et ça leur va particulièrement bien. (janvier 2014)

Vidéoclips : « I Hope You Suffer » - « 17 Crimes »

Universal

½

Blue Rodeo – In Our Nature

Blue RodeoIn Our Nature (2013)

Le groupe country rock torontois approche déjà ses 30 ans de carrière et présente son 13e album. Malheureusement, leurs disques semblent tous se ressembler depuis plusieurs années déjà. On retrouve toujours la même formule avec des guitares acoustiques et une rythmique pop rock accessible, sans être sur mesure pour les radios commerciales. Blue Rodeo est en fait la version canadienne des Eagles. Le duo de compositeurs Greg Keelor/Jim Cuddy ne semble pas trop envahi par l’énergie créatrice, utilisant toujours la même recette qui a permis au groupe de survivre jusque là. Ce nouveau disque présente des chansons chaudes et bien produites qui ne possèdent malheureusement que bien peu d’éléments intéressants qui pourraient nous rester en tête. À part peut-être « Over Me » et « Tell Me Again », les 12 autres chansons sont interchangeables et sans grand intérêt. (janvier 2014)

Warner

½

Nicola Ciccone – Il Sognatore

Nicola CicconeIl Sognatore (2013)

Depuis une quinzaine d’années, l’artiste italo-québécois présente ses chansons d’amour en français. Mais il chérissait depuis longtemps le désir de produire un album en italien. Nicola Ciccone réalise donc son rêve avec son 8e album, Il Sognatore, sur lequel il propose 10 chansons originales dans sa langue maternelle. En boni à la fin du CD, il présente des versions bilingues (français et italien) de « Innamorati noi (Follement en amour) » (le premier extrait) et « Cè una luce in cielo (L’histoire d’une très grande femme) ». (janvier 2014)

Matita

Détroit – Horizons

DétroitHorizons (2013)

un texte de Jean Jean (Rocklegends)

La voix résonne, immédiatement, comme une évidence. Comme si, durant toutes ces années, elle avait toujours été là sans l’être... Les paroles défilent, précises – c’en est parfois effrayant – sombres, poétiques mais merveilleusement imagées. Les mélodies, quant à elles, ruissellent, entêtantes et juste appropriées. Souvent minimaliste, la musique de Détroit n’a rien de paresseuse, elle est juste dans toutes ses notes, ses arrangements et ses délicates attentions. Derrière Détroit, comme chacun sait, Bertrand Cantat, un nom à ne pas mettre entre toutes les mains. Peut-être pour en atténuer la portée, Pascal Humbert apparaît en sous-titres. Car la presse aime à décrire Horizons comme un disque solo maquillé… Mais si Humbert est ici, on n’imagine pas un instant un rôle de figurant. Ceux qui ont écouté Chœurs, précédente collaboration entre les deux hommes, comprendront. Noir Désir n’est donc plus mais Cantat est bel et bien vivant. Horizons est une œuvre obscure et belle, émaillée de textes obnubilants – bien sûr autobiographiques (« Parfois la porte s'ouvre / Pour aller faire tourner ton fantôme sur lui-même / Sous un ciel barbelé » tiré du morceau « Horizon »). Horizons paraît sous tension au premier abord, les textes donnent parfois quelques frissons dans le dos (« Ange de désolation ») mais vite on se retourne, on regarde plus loin, au-delà des horizons, sans mauvais jeu de mot. Car ce disque n’est pas uniquement autobiographique, pour la première fois d’ailleurs, Bertrand s’entoure de quelques plumes pour co-écrire certains textes dont « Droit dans le soleil » avec Wajdi Mouawad. Si quelques fantômes ressurgissent sur certains mots, le malaise ne s’installe jamais car la puissance de la plume de Cantat va bien plus loin et les mélodies prennent au corps notamment sur quelques titres absolument électrisants (splendide « Terre brûlante » et ses chœurs puissants, l’incandescente « Le creux de ta main » proche d’« Un homme pressé » ou encore l’hypnotique « Null and Void »). La musique est un monde à part où on ne juge les poètes qu’au prix de leur plume et les musiciens au son de leurs instruments. À ce titre, Horizons force le respect. Et merci pour ça. (janvier 2014)

Les Tireux d’Roches – XO 15 ans d’âge

Les Tireux d’RochesXO 15 ans d’âge (2013)

Le groupe de musique traditionnelle fête déjà 15 ans d’existence et pour l’occasion présente un nouvel album. Ces parfaits ambassadeurs de la culture québécoise sont encensés partout où ils passent, que ce soit en Allemagne, en France, en Espagne, aux États-Unis ou au Canada anglais. Encore une fois, le groupe offre une musique riche grâce à l’utilisation de nombreux instruments : harmonica, accordéon, flûte, saxophone, banjo, bouzouki, guitare et bien sûr, beaucoup de percussions et de tapage de pieds. Leur musique du terroir éclatée demeure toujours aussi festive et survoltée, une musique qui vous fera assurément taper du pied, et même vous lever de votre siège. (décembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 40, 15 novembre 2013)

Musicor

Rafael & Energia Dominicana – Enamorarse en la Playa

Rafael & Energia DominicanaEnamorarse en la Playa (2013)

Rafael Wilsikin Medina est un chanteur, merenguero et bachatero québécois d’origine dominicaine. En compagnie de son groupe, Energia Dominicana, il présente son premier album, produit à Montréal. Rafael présente 13 compositions originales, mélangeant les genres de musique latine (merengue, bachata, salsa et ballade). Ce qui unit ces genres est l’ensoleillement qui ne nous quitte à aucun moment. C’est un album énergique et très bien produit qui rivalise avec certains des meilleurs enregistrements de musique latine au monde. (décembre 2013)

Vivo

Robert Glasper Experiment – Black Radio 2

Robert Glasper Experiment – Black Radio 2 (2013)

Après l’excellent album Black Radio en 2012, Robert Glasper et son groupe sont de retour avec la suite. Le jazzman, qui s’inspire autant du R&B que du funk, présente essentiellement des compositions originales, à part une reprise de Stevie Wonder en conclusion du CD (« Jesus Children »). Pour interpréter les 12 chansons du disque, Glasper se tourne encore une fois vers toute une brochette de chanteuses et chanteurs invités. On peut entendre entre autres Common, Patrick Stump, Brandy, Jill Scott, Faith Evans, Norah Jones, Snoop Dogg, Lupe Fiasco et Emeli Sandé. Glasper présente encore une fois une musique douce extrêmement agréable à écouter. Le seul point négatif est qu’il ne va pas nécessairement plus loin que sur l’album précédent et que nous connaissons maintenant la recette. (décembre 2013)

Blue Note / Universal

½

Ron Davis – SymphRONica

Ron DavisSymphRONica (2013)

Pour son plus récent projet, le pianiste et compositeur torontois de réputation internationale Ron Davis a décidé de joindre ses deux passions, le jazz et le classique. En compagnie de l’Orchestre symphonique de Windsor dirigé par John Morris Russell (du Cincinnati Pops Orchestra), le trio jazz de Davis réalise un 9e album qui marie parfaitement les deux genres, sans qu’on ait l’impression qu’il s’agisse simplement de jazz accompagné d’un orchestre symphonique. Six des 9 pièces offertes sont des compositions originales de Davis. Une autre est de Bach (« Mache Dich Mein Herze Rein »), alors que l’on retrouve deux pièces traditionnelles, « Dror Yikrah » et « Le Reel de Pointe-au-Pic ». Avec SymphRONica, Ron Davis réalise un rêve et présente un album à l’atmosphère unique. (décembre 2013)

Acrönym / Universal / SIX

½

MAZ – Chasse-Galerie

MAZChasse-Galerie (2013)

MAZ, c’est un groupe de musique traditionnelle québécoise qui intègre des éléments de jazz et d’électro à sa musique instrumentale. Dirigé par Marc Maziade, le quatuor a reçu des éloges pour son premier album, Télescope, et il revient à la charge avec Chasse-Galerie. Le groupe y présente 11 compositions originales inspirées du répertoire traditionnel, mais le jazz et l’électro ne sont jamais bien loin, surtout grâce à l’utilisation de claviers qui s’ajoutent aux violons et au tapage de pieds. Leur musique est plutôt originale et se différencie grandement de la musique traditionnelle telle qu’on la connaît habituellement. Un très bon disque dans le genre! (décembre 2013)

Bleu44

½

Chansons pour durer toujours

Caroline NadeauChansons pour durer toujours (2013)

Pour son troisième album de jazz en français, Caroline Nadeau reprend 11 chansons du répertoire québécois. On peut y entendre entre autres « Les choses inutiles » de Sylvain Lelièvre, « Un air d’été » de Pierre Bertrand, « C’est dans les chansons » de Jean Lapointe, « Je veux tout » d’Ariane Moffatt, « Les deux printemps » de Daniel Bélanger, « Lucky, Lucky » de Richard Desjardins et la chanson-titre de Richard Séguin. On peut également découvrir deux pièces originales : « Belle Naïma » avec son style plus country-folk que jazz et « L’étincelle dans la noirceur », une bossa nova dansante. (décembre 2013)

Jazzazoue / Ekitable

Marc-André Hamelin – Busoni: Late Piano Music (3 CD)

Marc-André HamelinBusoni: Late Piano Music (3 CD) (2013)

Le pianiste montréalais de réputation mondiale Marc-André Hamelin poursuit son exploration de l’œuvre des grands maîtres du piano avec Ferruccio Busoni (1866-1924). Sur 3 CD, on peut entendre les meilleures compositions pour piano de son répertoire. Complexes techniquement et aux harmonies denses, elles présentent un défi de taille que seul un virtuose de la trempe de Marc-André-Hamelin peut relever. Et c’est de main de maître qu’il réussit à livrer ces œuvres uniques, même si peu connues. L’enregistrement de qualité permet de saisir toutes les subtilités du jeu du pianiste, note par note. Voici donc une interprétation magistrale du répertoire de Busoni par un Marc-André Hamelin en grande forme. (décembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 49, 17 janvier 2014)

Hyperion

Éric Lapointe – Jour de nuit

Éric LapointeJour de nuit (2013)

Avec Jour de nuit, c’est son septième album de chansons originales en carrière que présente notre rockeur national. Aux premiers riffs de « Donnez-moi du gaz », on se dit que Lapointe et son fidèle complice Stéphane Dufour (réalisation, arrangements et guitare) ont mis le paquet pour produire un album de rock pur. Quelques ballades viendront casser en partie cette atmosphère, mais l’ensemble présente tout de même plusieurs des chansons les plus rock de Lapointe à ce jour. Il faut noter le mixage de Paul Northfield qui a travaillé avec plusieurs grands noms du rock (Rush, Moist, Marilyn Manson, Ozzy Osbourne, Alice Cooper, etc.). Un autre élément surprenant de l’album : Lapointe a retrouvé une voix plus claire que sur ses derniers enregistrements ce qui fait qu’on est en mesure de bien comprendre la majorité des textes. Cet élément devient surtout important dans ses nombreuses chansons autobiographiques comme « Homme sauvage », « Moman » et « Faire et refaire ». Le court album de 10 titres totalisant 42 minutes se conclut avec le premier extrait, « Ça me manque », qui contient des arrangements de cordes de son vieil acolyte Scott Price. (décembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 44, 13 décembre 2013)

Instinct

Jonathan Painchaud – Mon cœur collé au tien

Jonathan PainchaudMon cœur collé au tien (2013)

Jonathan Painchaud nous revient avec son 7e album en carrière, trois ans après La dernière des arcades. Mon cœur collé au tien présente encore une fois un excellent mélange entre folk et rock avec plusieurs pièces passablement énergiques. La réalisation de grande qualité ajoute aussi de l’envergure aux chansons qui prennent une dimension jusque là ignorée chez Painchaud. Pourtant, la plupart des morceaux sont plutôt simples avec des histoires de ruptures (« Fais-toi s’en pas »), d’un amour naissant (« Pour de vrai »), d’amitiés (« Goéland ») et de l’amour inconditionnel d’un enfant (« Petite poupée »). On peut aussi entendre une histoire de fraternité dans « Histoire de frères » qui réunit les trois frères Painchaud le temps d’une chanson. (décembre 2013)

Vidéoclips : « Fais-toi s’en pas » - « Pour de vrai »

L-A be

½

Amos Lee – Mountains of Sorrow, Rivers of Song

Amos LeeMountains of Sorrow, Rivers of Song (2013)

Dans son nouvel album, le chanteur de Philadelphie s’enfonce encore un peu plus dans le country, laissant de côté le soul qui le caractérisait à ses débuts. Pour s’inspirer davantage, Lee est allé s’installer à Nashville pour enregistrer l’album avec le réalisateur Jay Joyce (Emmylou Harris, The Wallflowers). Amos Lee s’entoure d’une poignée de collaborateurs comme Alison Krauss, Patty Griffin et quelques excellents musiciens en ajout à son groupe. La production est de grande qualité et met bien en valeur les très bonnes chansons écrites par Lee qui semble plus inspiré que jamais. C’est donc un album solide de country folk que nous offre Amos Lee, l’un de ses meilleurs à ce jour. (décembre 2013)

Blue Note / Universal

½

Martin Barrette – Je m’obstine et signe

Martin Barrette – Je m’obstine et signe (2013)

Martin Barrette s’obstine et signe et présente son tout premier album au public québécois. Deuxième fils du comédien et humoriste Michel Barrette, Martin explore l’humour (« Je m’obstine », « Tout rime avec bière »), la détresse (« Désastre paisible »), l’ivresse (« Pourboire »), la bêtise (« Hippopotame ») et la tendresse (« Émilie »). Musicalement, il s’inspire autant du swing des Colocs, que des textes teintés d’alcool de Plume Latraverse, de la chanson française et de la chanson québécoise. Les instruments sont variés (accordéon, trombone, banjo, guitare manouche, etc.) et le chanteur peut compter sur des musiciens de premier plan comme Jean-Denis Levasseur (Richard Desjardins) à la contrebasse et à la clarinette, André Dédé Vander (Colocs) à la basse électrique, Josiane Laporte aux percussions et Lucie Cauchon au piano. L’album a été enregistré et mixé par Glen Robinson (Voivod, Ozzy Osbourne, Éric Lapointe, etc.) au Studio Multisons (Dan Bigras, Gerry Boulet). Avec ce premier disque, Martin Barrette propose une musique rafraîchissante, divertissante et riche. Oui, les Colocs et Plume risquent de vous arriver en tête à différents moments, mais Martin réussit à présenter une musique et des textes bien à lui et originaux. Un très bon disque! (décembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 44, 13 décembre 2013)

DeSoto / Artic

½

Dr. Dog – B-Room

Dr. DogB-Room (2013)

Pour son nouvel album, le groupe de Philadelphie a carrément construit un studio pour lui permettre d’enregistrer ses nouvelles compositions. Le fait de se retrouver dans leur propre chez-soi leur permet de se recentrer et d’offrir possiblement leur album le plus cohérent à ce jour. On y trouve d’excellents moments de soul quelque peu nostalgiques qui s’ajoutent à leur pop psychédélique. Le groupe n’hésite jamais à emprunter au passé, mais là où il impressionne, c’est dans sa capacité à rendre sa musique actuelle malgré tout. Un très bon disque encore une fois par ce groupe original! (décembre 2013)

Anti- / Epitaph

½

Of Montreal – Lousy with Sylvianbriar

Of MontrealLousy with Sylvianbriar (2013)

Le prolifique groupe indie pop dirigé par Kevin Barnes présente un énième album en un peu plus de 15 ans de carrière. Leur musique hypercréative présente encore des influences des années 1960 et 1970 (Bob Dylan, George Harrison, Neil Young, les Rolling Stones, etc.), mais ils réussissent à créer un son bien à eux, un son plutôt original. Barnes et sa bande présentent encore une fois une musique de grande qualité, une musique inspirée et créative. Un très bon disque! (décembre 2013)

Polyvinyl

½

Daniel Clarke Bouchard – Scènes d’enfants

Daniel Clarke Bouchard – Scènes d’enfants (2013)

Âgé de seulement 13 ans, Daniel Clarke Bouchard est déjà devenu un pianiste célèbre en foulant les planches de la Maison symphonique de Montréal avec l’Orchestre métropolitain et du Carnegie Hall de New York. Sur ce premier album, il s’attaque aux répertoires de Schubert, Mendelssohn, Beethoven, Haydn, Mozart, Schumann et Debussy. On peut également l’entendre sur deux pièces en duo avec son mentor, Oliver Jones : la « Fantaisie à deux pianos » de Mozart sur les variations « Ah! vous dirai-je, maman », ainsi que « La Grande valse fofolle à deux pianos » de Claude Léveillée. Le jeune prodige impressionne non seulement par son talent, mais aussi par son intérêt pour la musique classique qui prouve sa grande maturité. Voici donc un jeune homme dont on entendra parler longtemps. (décembre 2013)

Vidéoclip : « Fantaisie à deux pianos » (avec Oliver Jones lors de l’enregistrement de l’album)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 44, 13 décembre 2013)

ATMA

½

François Pérusse – L’album du peuple, Tome no 9

François PérusseL’album du peuple, Tome no 9 (2013)

Sur ce 9e tome de L’album du peuple, l’incorruptible François Pérusse continue de manier la langue de chez-nous avec habileté, distribuant les mots d’esprit plus vite que son ombre. Par contre, il tombe plus que jamais dans la vulgarité, ce qui est plutôt apprécié. Il n’épargne pas non plus la classe politique, particulièrement Pauline Marois qui n’apparaît pas sous son meilleur jour. Les 4 chansons saupoudrées tout au long du disque humoristique de 72 minutes ne sont malheureusement pas à la hauteur. Il n’y a que « Danse mal » qui risque d’attirer quelque peu l’attention, en particulier grâce à l’opération qui l’accompagne visant à recevoir des vidéos de gens qui dansent mal. Avec ce 9e Album du peuple, Pérusse présente encore un disque efficacement drôle qui plaira assurément à ses nombreux fans. (décembre 2013)

Zéro / Universal

½

Katy Perry – Prism

Katy PerryPrism (2013)

Depuis ses débuts pop en 2008, la belle chanteuse californienne cumule les succès #1. Un nouvel album amène donc son lot d’attentes. Par contre, ce sera bien difficile de répéter ses exploits commerciaux avec Prism qui présente un tournant majeur pour la chanteuse à l’ancien look de pin-up. Elle prend plutôt ici une direction plus sérieuse, plus adulte, qui risque d’être bien difficile à suivre par son public d’adolescentes et d’adolescents surexcités. Il reste bien la sexy « Birthday », mais l’ensemble se tourne surtout vers les relations à long terme plutôt que sur la surconsommation de sexualité. Musicalement, on retrouve certaines pièces pop plus adultes, à commencer par le premier succès, « Roar », et « Unconditionally ». On peut aussi entendre un retour dans le passé avec la disco « Walking on Air », ainsi qu’un passage rap sur « Dark Horse », grâce à la collaboration de Juicy J. Prism contient de bonnes compositions et est passablement resserré par rapport à ses disques précédents, ce qui fait qu’il s’agit d’un bon album. Par contre, Katy risque de perdre plusieurs fans dans l’opération. (décembre 2013)

Vidéoclips : « Roar » - « Unconditionally »

Capitol / Universal

James Blunt – Moon Landing

James BluntMoon Landing (2013)

Le populaire chanteur anglais est de retour avec son 4e album, Moon Landing. Égal à lui-même, il propose à nouveau un son pop adulte tout désigné pour envahir les radios de ce genre. Par contre, on ne retrouve encore une fois aucun succès de la trempe de la ballade plus grande que nature qui l’a fait connaître, « You’re Beautiful ». En plus, il perd un peu de l’énergie qu’on pouvait retrouver sur son précédent album, Some Kind of Trouble. On peut quand même entendre de très bonnes pièces comme « Face the Sun », le succès « Bonfire Heart » et un hommage à Whitney Houston avec « Miss America ». James Blunt présente à nouveau un album bien produit qui plaira assurément à ses fans. (décembre 2013)

Vidéoclip : « Bonfire Heart »

Atlantic / Warner

½

Miley Cyrus – Bangerz

Miley CyrusBangerz (2013)

Avec Can’t Be Tamed il y a 3 ans, la jeune Miley Cyrus avait déjà commencé à semer la controverse. Mais, c’est à l’automne 2013, à la veille de la sortie de son nouvel album qu’elle a véritablement réussi à enflammer les médias sociaux, principalement suite à sa performance vulgaire avec Robin Thicke aux MTV Video Music Awards. Depuis, elle semble en constante recherche d’attention, mais il faut avouer que c’est le meilleur outil de promotion que son équipe et elle pouvaient trouver pour vendre des albums et des spectacles, tout en faisant oublier son passé avec Disney. Sur Bangerz, elle présente une musique pop aux influences R&B et hip hop qui établit une véritable coupure avec son passé. En plus de réalisateurs de renom comme Pharrell Williams, Miley peut compter sur de célèbres collaborateurs pour lui prêter leurs voix : Britney Spears, Nelly, Future, Big Sean, etc. Elle présente plusieurs chansons intéressantes comme les succès « We Can’t Stop » et « Wrecking Ball », ainsi que « #GETITRIGHT », mais on retrouve aussi bon nombre de chansons franchement ennuyantes, dont la pièce d’ouverture, « Adore You ». Si Bangerz la transporte officiellement dans le monde adulte, Miley a encore beaucoup à faire pour prouver qu’elle peut y demeurer grâce à sa musique plutôt qu’à ses frasques devant les caméras. (décembre 2013)

Vidéoclips : « We Can’t Stop » - « Wrecking Ball »

Corneille – Entre nord et sud

CorneilleEntre nord et sud (2013)

Seulement un an et demi après Les inséparables, le chanteur d’origine rwandaise et québécois d’adoption est de retour avec un nouvel album aux rythmes chauds entre soul, pop et R&B. Sur ce sixième album en carrière, Corneille offre rien de moins que 17 titres, incluant « Le récit » qui a été un succès radio immédiat. Entre nord et sud présente une musique lumineuse, accrocheuse et entraînante en accompagnement à des textes optimistes. (décembre 2013)

Vidéoclips : « Le paradis » - « Les sommets de nos vies »

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 43, 6 décembre 2013)

Wagram / Tandem

Valérie Carpentier – L’été des orages

Valérie CarpentierL’été des orages (2013)

Après avoir remporté la première édition québécoise de La Voix, Valérie Carpentier nous offre son tout premier album. Pour l’occasion, elle s’entoure de grands noms pour l’écriture des chansons, incluant Daniel Bélanger, Ariane Moffatt, Pierre Lapointe, Alex Nevsky, Marie-Pierre Arthur, Yann Perreau, Amylie et Moran. On peut évidemment entendre la chanson qui lui a permis de gagner le concours, « À fleur de peau » de Daniel Bélanger et Ariane Moffatt. On a également droit à une composition personnelle de Valérie en ouverture du disque, « La rose rouge ». À noter aussi un duo avec Daniel Lavoie pour la pièce de Moran, « Los Angeles ». Valérie Carpentier possède non seulement une excellente voix, mais en plus une interprétation unique des chansons qui lui sont offertes. (décembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 43, 6 décembre 2013)

Productions J

Kings of Leon – Mechanical Bull

Kings of LeonMechanical Bull (2013)

Depuis l’excellent A-Ha Shake Heartbreak en 2005, la tâche semble ardue pour le groupe de Nashville de nous présenter un autre album original, malgré les succès obtenus en 2008 avec « Sex on Fire » et « Use Somebody ». Avec Mechanical Bull, le groupe tente de changer la donne et de revenir avec des compositions originales. L’exercice semble plutôt réussi, avec toujours en prime des refrains accrocheurs et des guitares énergiques. L’album semble avoir été produit avec moins d’efforts que les précédents, comme si tout coulait naturellement. Il commence avec une bonne dose d’intensité avec la passionnée « Supersoaker » et la lourde « Rock City ». Plus tard, le groupe réussit à nous convaincre de sa réussite avec l’excellente « Wait for Me » et la bluesy « Family Tree », puis il nous rappelle les débuts de U2 avec « Coming Back Again ». C’est un assemblage d’excellentes compositions que nous proposent les Kings of Leon sur ce nouvel album. (décembre 2013)

Vidéoclips : « Supersoaker » - « Beautiful War »

RCA / Sony

½

Panic! At the Disco – Too Weird to Live, Too Rare to Die!

Panic! At the DiscoToo Weird to Live, Too Rare to Die! (2013)

Le groupe de Las Vegas nous revient avec un 4e album studio, qui poursuit dans la direction aux influences new wave des années 1980 amorcée en 2011 sur Vices & Virtues. Les fans de la première heure retrouveront des éléments emo ou pop punk en diverses occasions, mais il est plutôt clair que le groupe n’a aucun désir de se faire étiqueter à un genre précis. Il nous présente donc une musique pop rock aux influences plutôt variées. Dans les moments les plus rythmés, ils peuvent nous rappeler Hedley (« Vegas Lights »), mais en d’autres occasions, c’est Nine Inch Nails qui nous vient en tête (« Girl That You Love »). Pour les amateurs de musique contemporaine imprégnée des synthétiseurs tant utilisés dans les années 1980, Panic! At the Disco sont en mesure de satisfaire pleinement leurs intérêts avec un disque qui surprend par son originalité. (décembre 2013)

Vidéoclips : « Miss Jackson » - « This is Gospel » - « Girls/Girls/Boys »

Fueled By Ramen / Warner

½

Korn – The Paradigm Shift

KornThe Paradigm Shift (2013)

Après 20 ans de carrière, Korn est passé du statut de leader du nu metal à un groupe qui tente de conserver sa place dans le monde du métal des années 2000-10. C’est ce qui explique leur passage exploratoire dans le dubstep en 2011 sur The Path of Totality. Avec The Paradigm Shift, Jonathan Davis et sa bande reviennent à un style qui leur sied mieux. On retrouve à nouveau quelques traces d’électronique, mais beaucoup plus discrètes. Il faut aussi noter le retour du guitariste Brian « Head » Welch qui avait quitté il y a une dizaine d’années. Même si musicalement le groupe reprend de nombreux éléments de ce qui lui a apporté le succès dans les années 1990, on retrouve beaucoup moins de voix gutturales et les mélodies sont plus présentes et efficaces que jamais. Le plus impressionnant est que Korn réussit encore à nous surprendre avec des passages franchement créatifs. Le groupe demeure donc un acteur important au sein de la communauté métal. (décembre 2013)

Vidéoclip : « Never Never »

Universal

½

Moby – Innocents

MobyInnocents (2013)

Après ses énormes succès des années 1990, Moby est retourné dans l’underground de la musique électronique. Il peut donc se permettre depuis quelques albums d’explorer différentes atmosphères plutôt planantes et c’est cette quête qu’il poursuit sur Innocents. Ce qui différencie cet enregistrement de ses précédents, c’est le fait qu’il a invité des voix passablement connues à venir donner vie à ses musiques. On peut en effet entendre Mark Lanegan (Queens of the Stone Age, Screaming Trees), Cold Specks, Skylar Grey, Damien Jurado, ainsi que Wayne Coyne (Flaming Lips) pour l’excellente et grandiose « The Perfect Life ». L’album possède une très bonne ligne directrice qui le rend agréable à écouter jusqu’à la fin. Par contre, ses amateurs de la première heure qui aimaient bien ses pièces plus dansantes risquent de s’ennuyer franchement. Il s’agit tout de même de son album le plus solide en plus de 10 ans. (décembre 2013)

Vidéoclips : « A Case for Shame » - « The Perfect Life »

½

Randy Travis – Influence Vol. 1: The Man I Am

Randy TravisInfluence Vol. 1: The Man I Am (2013)

Randy Travis est en quelque sorte le chanteur country qui a fait le pont entre les traditionalistes et les contemporains dans les années 1980. Sur ce nouvel album, il rend d’ailleurs hommage à certains artistes qui l’ont influencé. Avec 4 titres de Merle Haggard, il n’est pas nécessaire de chercher bien loin sa principale influence. On retrouve aussi des pièces de Billy Joe Shaver, George Jones et même Louis Armstrong (« Big Butter and Egg Man »). En conclusion du CD, on peut entendre un duo avec Joe Nichols pour la pièce « Tonight I’m Playin’ Possum ». Ses interprétations ne renverseront rien, mais il est tout de même intéressant de découvrir les influences de Randy Travis. Par contre, il y a un fort risque qu’un deuxième volume étire inutilement la sauce. Préparons-nous au pire… (décembre 2013)

Warner

Fuzz – Fuzz

FuzzFuzz (2013)

un texte de Jean Jean (Rocklegends)

Fuzz est un groupe californien monté par Ty Segall, un presque-môme de 26 piges qui a déjà envoyé une grosse dizaine de disques - seulement… - depuis 2008. Ce type, dont l’ADN garage rock n’est même plus à déterminer, est littéralement obsédé par la distorsion et la saturation dont il résume l’ensemble de ses penchants dans le premier disque de son énième projet. Planqué derrière la batterie mais en première ligne au chant, Segall est épaulé par deux agités, Rolland Cosio à la basse et Charles Moothart (du Ty Segall Band) à la guitare dont le travail est absolument colossal. En bon power trio, cette bande de furax fait honneur à son nom et envoie un concentré de puissance en huit titres composés et joués sur des charbons ardents comme un gros jam qui ne s’arrête jamais. Certes, on passe et repasse sur les sentiers battus en évoquant Black Sabbath ou Jimi Hendrix en maîtres à penser mais on tape pourtant dans le mille. Les riffs et soli ont l’agressivité et le feeling emprunté à Hendrix mais la lourdeur et le caractère vicieux appartiennent clairement à la musique du Sabbath. Pas complètement défoncés au point d’en oublier la structure des morceaux, Segall, Moothart et Cosio jouent aussi sur les rythmes et les ambiances. Capables de muer en cours de route, un morceau comme « Loose Sutures » passe du métal au psychédélisme, « Earthen Gate » s’offre une intro planante à la Blind Faith avant de fracasser la tête ou « Hazemaze » et son intro Sabbathienne qui part en sprint punk final. Avec Fuzz, Segall parvient à recycler une nouvelle fois son obsession pour le garage rock et les héros de son âge d’or tout en réussissant à garder une vraie fraîcheur. (décembre 2013)

½

Whitehorse – The Fate of the World Depends on This Kiss

WhitehorseThe Fate of the World Depends on This Kiss (2013)

Le duo canadien Whitehorse est formé du couple de Luke Doucet et Melissa McClelland. Ils présentaient en 2012 leur deuxième album, The Fate of the World Depends on This Kiss, qui est de nouveau en marché depuis le 8 octobre. Le duo offre un son indie rock aux influences country. L’ensemble est varié, mais demeure tout de même cohérent dans l’ensemble. Virtuose de la guitare, Luke Doucet réussit à créer des moments magiques avec son instrument. En plus, les voix du couple s’entremêlent à la perfection. On peut donc affirmer que la rencontre des deux artistes est un bien pour leur carrière. Whitehorse prépare un mini-album en français pour 2014, donc c’est à surveiller. (décembre 2013)

Six Shooter / SIX

Brett Kissel – Started With a Song

Brett KisselStarted With a Song (2013)

L’auteur-compositeur et interprète country de l’Alberta présente son premier véritable album avec Started With a Song. Il présente 10 chansons d’amour ou de party pour un court album de 38 minutes. Âgé de seulement 23 ans, Kissel réussit à nous offrir des mélodies extrêmement accrocheuses qui le rendent automatiquement sympathique. En plus, ses insertions de pop et de rock en font un artiste plutôt accessible qui peut rejoindre sans problèmes un vaste auditoire. Brett Kissel ne réinvente pas le genre, mais il présente un album rafraîchissant dans le paysage country canadien. (décembre 2013)

Vidéoclip : « Started With a Song »

Warner

Fast Romantics – Afterlife Blues

Fast RomanticsAfterlife Blues (2013)

Le groupe canadien Fast Romantics en est à son deuxième album avec Afterlife Blues. Le quatuor indie rock présente encore des similarités avec Elvis Costello et Blur, mais va un peu plus loin cette fois-ci dans sa recherche musicale. Ils ont définitivement gagné en confiance et nous présentent un son pop rock d’une grande efficacité. Empreint de mélancolie et de romantisme, Afterlife Blues présente de belles atmosphères. Même si on n’y réinvente rien, l’album demeure suffisamment varié pour conserver notre intérêt. Voici donc un disque qui s’écoute bien, pour un agréable moment. (décembre 2013)

Vidéoclip : « Funeral Song »

Pipe & Hat

Krewella – Get Wet

KrewellaGet Wet (2013)

Krewella est un trio de musique électronique de Chicago qui s’est formé en 2007 avant de présenter son premier matériel en 2011. Get Wet est leur tout premier album complet. Les sœurs Yousaf et Kris Trindl (alias Rain Man) offrent avant tout une musique pop énergique, parfaite pour les planchers de danse, avec des éléments de dubstep. Il s’agit d’une musique sur mesure pour faire la fête avec les clichés habituels dans les textes. La production est plus grande que nature et a tout pour plaire à un vaste auditoire. À noter la participation de Patrick Stump (Fall Out Boy) et de Travis Barker (Blink 182) sur l’efficace « Dancing with the Devil ». Avec ce premier disque, le trio présente un album agréable à écouter qui plaira assurément aux amateurs de musique à haut niveau d’énergie. (novembre 2013)

Vidéoclips : « Killin’ It » - « Alive » - « Live for the Night »

Columbia / Sony

½

Chvrches – The Bones of What You Believe

ChvrchesThe Bones of What You Believe (2013)

Chvrches est un trio électro-pop de Glasgow en Écosse. Ils s’inspirent fortement de la musique des années 1980, largement dominée par les synthétiseurs. The Bones of What You Believe est leur tout premier album complet après des mini-albums. En plus de l’utilisation presque abusive des synthétiseurs, ce qui attire notre oreille, c’est la voix douce et haut perchée de Lauren Mayberry. Les 12 pièces de l’album s’enchaînent de belle façon dans une impressionnante cohérence. En fait, il s’agit avant tout d’un CD à écouter dans son ensemble plutôt qu’en morceaux alors que peu de titres parviennent à se démarquer du lot. Il s’agit d’un très bon premier disque par ce groupe à surveiller de près au cours des prochaines années. (novembre 2013)

Vidéoclips : « Gun » - « The Mother We Share » - « Lies »

Glassnote / Universal

½

Dream Theater – Dream Theater

Dream TheaterDream Theater (2013)

Après plus de 25 ans de carrière, le groupe de métal progressif new yorkais nous arrive avec un album éponyme, comme s’il venait de découvrir sa vraie personnalité. Ce 12e album présente pour la première fois l’implication du nouveau batteur Mike Mangini, recruté en 2011, dans l’écriture et les décisions créatives. Ce sang neuf est le bienvenu puisque le groupe nous présente un de ses albums les plus énergiques depuis plusieurs années. Le guitariste John Petrucci en assure la réalisation. L’album débute en force avec une courte suite en trois actes, « False Awakening Suite ». Dream Theater présente ensuite de bonnes compositions dans le genre avant de compléter avec un morceau en cinq parties totalisant 22 minutes, « Illumination Theory ». L’utilisation des orchestrations de cordes en diverses occasions contribue à enrichir de belle façon la musique du groupe qui est déjà bien touffue à la base. Leurs influences de Rush s’entendent à différents moments du disque, plus particulièrement dans « The Looking Glass » dont l’ouverture semble être un hommage à « Spirit of Radio ». Dans l’ensemble, Dream Theater est un album très réussi, l’un des plus créatifs du groupe depuis longtemps qui comblera leurs nombreux fans. (novembre 2013)

Vidéoclip : « The Enemy Inside »

Roadrunner / Warner

½

Jason Bajada – Le résultat de mes bêtises

Jason BajadaLe résultat de mes bêtises (2013)

Après quatre albums en anglais, le chanteur folk Montréalais prend une direction plus pop sur ce premier enregistrement dans la langue de Molière. À l’image du premier extrait, « Armée de montgolfières », le disque présente quelques petits bijoux de mélodies pop. Il s’inspire en partie des années 1980 et s’aventure dans le rock avec le riff hallucinant de « Tes rêves ». Les arrangements sont superbes et mettent parfaitement en valeur ces chansons lumineuses. La transition vers le français est définitivement réussie pour cet excellent auteur-compositeur et interprète. (novembre 2013)

Vidéoclip : « Armée de montgolfières »

Audiogram

½

Saule – Géant

SauleGéant (2013)

Baptiste Lalieu (mieux connu sous le pseudonyme de Saule) est originaire de Belgique. Il présente un troisième album, le fruit d’une collaboration avec Charlie Winston. Sur ce nouveau disque, Saule explore quelque peu en allant vers un son à tendance rock plus anglo-saxon. On peut le comparer en partie à Jeff Buckley et Radiohead, même s’il demeure assez près de Serge Gainsbourg. Winston se joint à Saule pour le premier extrait aux accents disco, « Dusty Men ». À l’image de cet extrait, l’album présente diverses sonorités, ce qui le rend intéressant à découvrir un morceau à la fois jusqu’à la fin. Plusieurs textes sont teintés d’humour et il se permet même de l’autodérision, entre autres dans « Type normal ». C’est un album particulièrement réussi que nous propose Saule avec Géant, un album extrêmement agréable à écouter. (novembre 2013)

Vidéoclip : « Dusty Men »

30 février / G1

½

Waxahatchee – Cerulean Salt

WaxahatcheeCerulean Salt (2013)

Le groupe alternatif de Katie Crutchfield, native de l’Alabama, a été créé en 2011. Mais en fait, elle travaille essentiellement en solo. Cerulean Salt est le deuxième album de Waxahatchee. Le passé punk de Crutchfield se retrouve encore en partie dans le son rock alternatif plutôt lo-fi du groupe. Moins acoustique que son premier disque, celui-ci présente tout de même une musique un peu plus riche. Les mélodies pop accrocheuses font partie intégrante du son du groupe, ce qui fait que plusieurs titres ont le potentiel de vous rester en tête, même si peu d’entre eux réussissent véritablement à se démarquer. Les morceaux les plus intéressants sont certainement « Dixie Cups and Jars » et « Misery Over Dispute ». Cerulean Salt est un excellent album, particulièrement original. (novembre 2013)

Don Giovanni

½

Thomas Carbou – Hekatê III

Thomas CarbouHekatê III (2013)

Musicien d’exception, le guitariste jazz Thomas Carbou se spécialise dans la guitare à 8 cordes. Il présente ici la finale de sa trilogie Hekatê, sur laquelle il poursuit son expérimentation en trio avec le saxophoniste Erik Hove et le batteur Jim Doxas. Il transcende les genres en transportant son jazz aux limites du rock, du folk et de l’électronique ambiante. Le Français d’origine et Montréalais d’adoption depuis 10 ans complète à merveille sa trilogie avec un disque débordant de créativité, qui s’écoute à merveille jusqu’à la fin pour notre plus pur plaisir. (novembre 2013)

Kartel / SIX

½

Marie-Pier Perreault – M’enraciner

Marie-Pier Perreault M’enraciner (2013)

Malgré ses 24 ans, Marie-Pier Perreault compte déjà 15 ans de carrière. Elle a enregistré son premier album à l’âge de 12 ans, et un deuxième à 14 ans. Elle présente maintenant son quatrième album sur sa propre étiquette de disque. Elle s’entoure de collaborateurs exceptionnels pour des textes et des musiques en Steve Marin (« Les paroles s’envolent »), Frédérick Baron (« Il faut que j’apprenne »), Martine Pratte (« Il fallait fuir ») et Bruno Labrie (« Trop loin » en duo avec William Deslauriers). Par contre, Marie-Pier écrit elle-même la majorité des chansons. L’album débute en force avec l’excellente « Ma voix », mais elle demeure ensuite dans un style de pop très adulte avec plusieurs titres interchangeables. C’est sa voix cristalline qui assure la cohésion de l’ensemble. (novembre 2013)

Muse-IX

Five For Fighting – Bookmarks

Five For FightingBookmarks (2013)

Five For Fighting est le groupe d’un seul homme, John Ondrasik. Originaire de Los Angeles, Ondrasik s’est surtout fait connaître au début des années 2000 avec quelques ballades à succès comme « Superman (It’s Not Easy) » et « 100 Years ». Pour son nouvel album, il fait à nouveau confiance au réalisateur Gregg Wattenberg qui avait travaillé sur son précédent disque, Slice, il y a 4 ans. L’album possède quelques-unes des meilleures compositions d’Ondrasik à ce jour, en plus de bénéficier de superbes arrangements. Même si Five For Fighting demeure dans le style qui l’a fait connaître, il présente des pièces avec beaucoup de lustre, pour un excellent album, certainement son meilleur à ce jour. (novembre 2013)

Vidéoclip : « What If »

Wind-Up / Universal

½

Said the Whale – Hawaiii

Said the WhaleHawaiii (2013)

Said the Whale est un groupe indie rock de Vancouver qui a été formé par Ben Worcester et Tyler Bancroft. Avec Hawaiii, le quintette propose son quatrième album, probablement son meilleur à ce jour. On y trouve toujours des pièces alternatives plus difficiles d’accès, mais le groupe fait aussi l’effort de s’ouvrir à la masse grâce à des pièces pop rock incontournables comme « I Love You ». Autant dans ce succès instantané que dans quelques autres compositions, on fait un clin d’œil pas très subtil aux Beach Boys qui semblent avoir été une influence importante pour les mélodies. Said the Whale présente aussi certaines influences électro-pop pour compléter ce très beau mélange musical. (novembre 2013)

Vidéoclip : « I Love You »

Hidden Pony / Universal

½

Islands – Ski Mask

IslandsSki Mask (2013)

Pour ce cinquième album, le groupe montréalais est complété par les frères Evan et Geordie Gordon du groupe ontarien The Magic. Même si les thèmes demeurent plutôt tristes et sombres, les très bonnes mélodies qui rappellent occasionnellement les Beach Boys et les Beatles viennent donner un peu de vie à ce nouvel album. La présence des frères Gordon y est sûrement aussi pour quelque chose. Il en résulte un disque extrêmement solide qui réussit à être divertissant malgré son côté morose. Encore un très bon opus de la part de Nick Thorburn et compagnie. (novembre 2013)

Vidéoclip : « Wave Forms »

Manqué

½

Dustin Wong – Mediation of Ecstatic Energy

Dustin WongMediation of Ecstatic Energy (2013)

Dustin Wong est un Hawaïen qui a décidé de se lancer dans une carrière solo en 2009, et c’est le cas de le dire puisqu’il produit tout complètement seul. Le guitariste expérimental n’utilise en effet qu’une panoplie de pédales et une boîte à rythmes occasionnelle. Après une collaboration avec la Japonaise Takako Minekawa pour l’album Toropical Circle, Wong est de retour avec son troisième album solo. Il présente une musique minimaliste expérimentale, majoritairement instrumentale, qui contribue à créer une atmosphère bien particulière. Il explore les boucles et répétitions qui peuvent occasionnellement flirter avec des mélodies pop, même si l’ensemble demeure totalement underground et difficile d’accès. Avec certains titres autour des 6 minutes, l’album prend parfois une tangente près de l’hypnose, favorisant la méditation. Malgré son approche qui peut sembler ardue par moments, Mediation of Ecstatic Energy offre une belle cohérence jusqu’à la fin. On y retrouve possiblement les meilleures compositions de Dustin Wong à ce jour. (novembre 2013)

Thrill Jockey

½

Phosphorescent – Muchacho

PhosphorescentMuchacho (2013)

Phosphorescent est le groupe d’un seul homme, Matthew Houck, originaire d’Athens en Georgie, le patelin de R.E.M. Il a démarré ce projet en 2000 et il y produit une musique indie rock plutôt minimaliste à tendance folk et même country. Sur ce sixième album, il expérimente quelque peu, dans des sonorités parfois ambiantes. Il utilise plus que jamais l’électronique qu’il mélange habilement aux instruments. Ce mélange nous fait d’ailleurs réaliser qu’il s’agit peut-être ici de son album le moins minimaliste alors que les chansons prennent une certaine envergure, même si elles demeurent généralement calmes. Malgré certains arrangements excessifs, Houck présente possiblement ses meilleures compositions depuis ses débuts il y a 10 ans. (novembre 2013)

Dead Oceans

½

Mathieu Lippé – Le voyage

Mathieu LippéLe voyage (2013)

Gagnant du Festival international de la chanson de Granby en 2011, Mathieu Lippé est à la fois poète, chanteur et conteur. Il mélange musique et poésie dans un style qui s’apparente au slam, même si la chanson demeure bien présente. Ce nouvel album a été réalisé par Jean Massicotte (Patrick Watson, Arthur H, Pierre Lapointe, Lhasa de Sela, Jean Leloup) et il présente 10 pièces dans lesquelles les calembours savants viennent meubler l’ensemble unique. Mathieu Lippé nous offre un voyage aux couleurs bien particulières. (novembre 2013)

Tandem

Sidi Touré – Alafia

Sidi TouréAlafia (2013)

Le Malien Sidi Touré présente une musique folk typique de son pays. Alafia a été enregistré en partie à Bamako et à Nantes, France, dû au conflit qui faisait rage dans sa région du Mali. Il y présente une musique empreinte des traditions de son pays, avec des influences blues et d’autres rythmes du monde. Il réussit à créer une atmosphère particulièrement touchante où on peut ressentir toute la peur que subit son peuple. Les compositions sont solides et s’enchaînent à merveille jusqu’à la fin du disque qui dure quand même près d’une heure pour 11 titres. Un très bon album pour les amateurs de musique africaine! (novembre 2013)

Thrill Jockey

½

MonkeyJunk – All Frequencies

MonkeyJunkAll Frequencies (2013)

MonkeyJunk est un trio d’Ottawa qui existe depuis cinq ans. Il nous propose un son blues rock plutôt groovy qui ne laisse personne indifférent, malgré l’absence surprenante de basse. On y trouve des influences de swamp R&B et de roots qui en font un groupe passablement original. Sur ce troisième album, ils présentent quelques titres qui seront désormais considérés comme importants dans leur répertoire (« You Make a Mess », « Yearnin’ for Yesterday », « What I Got To Give », etc.). Si vous trouvez que le blues rock présente peu de créativité en général, vous changerez peut-être d’idée en tendant une oreille vers ce nouvel album de MonkeyJunk. (novembre 2013)

Stony Plain / SIX

Marco Calliari – Mi ricordo

Marco CalliariMi ricordo (2013)

Sur son nouvel album, l’Italo-québécois Marco Calliari présente quelques-uns des plus grands classiques de la chanson québécoise, mais en version italienne. On peut y entendre « Ayoye », « Lindberg », « Si j’avais un char », « Y’a pas grand-chose dans l’ciel à soir », « Frédéric », « Julie » et plusieurs autres incontournables interprétés dans la langue de ses parents. Les arrangements typiquement italiens peuvent sembler parfois un peu bizarres, surtout dans une pièce émotive comme « Ayoye ». Par contre, il peut aussi être grandement intéressant de redécouvrir ces classiques dans un style complètement différent. Et si ces nouveaux arrangements peuvent permettre à la communauté italienne de découvrir les grandes chansons québécoises, pourquoi pas? (novembre 2013)

Casa Nostra

½

Sean Kingston – Back 2 Life - Sean Kingston

Sean KingstonBack 2 Life

Le jeune Jamaïcain de 23 ans a connu le succès dès 2007 avec son premier album, avant de faire sauter la banque en 2009 avec Tomorrow et son mégasuccès « Fire Burning ». Après une pause, le voici de retour avec un très attendu troisième album, propulsé par la chanson-titre à succès (avec T.I.) et son échantillonnage de Soul II Soul. Même si la tendance générale demeure plutôt pop, Sean Kingston présente de nombreuses pièces de R&B pur comme « Beat It » (avec Chris Brown et Wiz Khalifa) et « Hold That » (avec Yo Gotti). Par contre, comme ce fut le cas sur son disque précédent, il demeure tout aussi efficace dans les pièces pop plus énergiques comme la chanson à tendance latine « Bomba » et la pièce de club par excellence « Smoke Signals ». Pour la chanson d’amour « Ordinary Girl », il emprunte la mélodie à « Ordinary World » de Duran Duran et sur « How We Survive », il explore le dancehall. En plus des invités nommés précédemment, on peut entendre Busta Rhymes, 2 Chainz et Wale. Pourtant, malgré le fait que le jeune chanteur soit très bien entouré, il conserve un parfait contrôle sur sa musique, peut-être pour la première fois. En plus, avec un court album de 11 titres totalisant moins de 38 minutes, Kingston réussit à offrir un album concis et efficace jusqu’à la fin, sans grandes faiblesses ni remplissage inutile. Il en résulte donc son meilleur album à ce jour, confirmant du même coup qu’il n’est plus un adolescent et qu’il passe dans la cour des grands… (chronique principale de novembre 2013)

Vidéoclips : « Back 2 Life (Live It Up) » - « Beat It » - « Seasonal Love »

Epic / Sony

½

Jason Derulo – Tattoos

Jason DeruloTattoos

Pour son troisième album, Jason Derulo ne laisse pas de côté les succès pop monstre et on en a un rapide aperçu avec la pièce d’ouverture, « The Other Side ». Par contre, il explore d’autres avenues avec du hip hop mid tempo et des ballades, dont celle au piano en duo avec son amoureuse Jordin Sparks, « Vertigo ». Les autres collaborateurs incluent Pitbull, 2 Chainz et The Game. Malgré quelques titres intéressants, on retrouve malheureusement beaucoup trop de remplissage, des pièces futiles qui ne vont nulle part. À tel point, que la version américaine a été réduite à un mini-album de 5 pièces en format numérique seulement. On devrait donc se contenter de se procurer les pièces de Tattoos à l’unité plutôt que de dépenser pour l’album complet de 11 titres. (novembre 2013)

Vidéoclips : « The Other Side » - « Talk Dirty » - « Marry Me »

Warner

½

Florence K – I’m Leaving You

Florence KI’m Leaving You

Suite à sa trilogie cubaine qui s’est conclue l’an passé avec la compilation Trilogia (qui reprenait le meilleur des trois albums), Florence K tourne la page avec I’m Leaving You. Il s’agit d’un album majoritairement anglophone qui donne un peu plus dans le blues par moments, tout en conservant son côté jazz / pop chaleureux. Elle n’abandonne toutefois pas complètement les rythmes latins qu’on retrouve avec plaisir entre autres sur « No Salgo De Aqui ». Florence continue de nous séduire avec sa voix douce et surtout, elle continue de prouver son immense talent d’auteure-compositrice et musicienne. Sa musique nous fait toujours passer un agréable moment, donc comment ne pas l’aimer? Elle réussit encore une fois à présenter une musique aux fortes influences du passé, autant les standards jazz que la pop et la soul des années 1960 et le blues. Mais, ce qui fait sa force, c’est sa capacité à seulement s’en inspirer pour nous arriver avec quelque chose de neuf et actuel, qui en plus colle parfaitement à sa personnalité. Florence K possède indéniablement un véritable talent brut… (novembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 37, 25 octobre 2013)

Red Blues / Universal

½

Sheryl Crow – Feels Like Home

Sheryl CrowFeels Like Home

Même si elle avait déjà montré plusieurs influences country par le passé, c’est véritablement avec Feels Like Home que Sheryl Crow se déclare une chanteuse de country contemporain. Malgré tout, ses fans de longue date ne seront pas trop dépaysés puisque plusieurs chansons se comparent à d’autres œuvres de son répertoire passé, parfois même de façon gênante. Par contre, là où l’artiste tombe dans un énorme piège, c’est lorsqu’elle tente de donner vraiment dans le country, musicalement et textuellement. Elle exploite alors de nombreux clichés et surtout, elle sonne faux, elle manque de naturel, comme si c’était forcé. C’est comme si elle faisait un effort particulier pour attirer un nouveau public, mais on ne croit pas en sa sincérité country. C’est dommage, mais Feels Like Home finit par tomber à plat et ne réussira pas à rejoindre beaucoup de fans, anciens comme nouveaux. Peut-être son pire album en 20 ans de carrière! (novembre 2013)

Warner

½

Cher – Closer to the Truth

CherCloser to the Truth

Suite à son dernier album studio en 2002, Living Proof, la légende vivante de la musique pop se lançait dans sa tournée d’adieu, qui a résulté en un album en concert. Pourtant, c’est maintenant âgée de 67 ans que Cher est de retour sur disque. Ce qui impressionne dès le premier morceau, « Woman’s World », c’est la voix toujours aussi puissante de la chanteuse. Les auteurs-compositeurs pullulent sur ce disque, incluant P!nk et Cher elle-même. Dans la première moitié du CD, on retrouve une musique pop énergique et dansante, à tendance disco en plusieurs occasions. Par contre, la deuxième moitié voit le tempo ralentir pour une musique dans le style adulte contemporain. L’album pique carrément du nez au moment des 4 ou 5 dernières pièces avec des chansons à tendance acoustique qui n’ont rien de la qualité de la première moitié. La réalisation de Mark Taylor est tout ce qu’il y a de plus moderne et réussit à transporter Cher dans les années 2010, elle qui a maintenant enregistré des albums dans 6 décennies. C’est seulement dommage que Cher n’ait pu nous offrir un album constant jusqu’à la fin. Voici donc encore un CD à consommer en parties. (novembre 2013)

Vidéoclip : « Woman’s World »

Warner

Sting – The Last Ship

StingThe Last Ship

Sting ne semble pas souvent happé par l’inspiration depuis plusieurs années déjà, mais il arrive cette fois-ci avec un album totalement original. The Last Ship est un album-concept inspiré par un chantier naval britannique dans les années 1980. Il présente un son folk rock qui nous transporte directement dans les îles britanniques. L’atmosphère générale est intimiste et la voix unique de Sting aura rarement eu autant d’impact que dans un tel contexte. L’ambiance peut s’avérer lourde à la longue, mais il faut avouer que The Last Ship présente une belle cohésion du début à la fin. En fait, l’album semble prêt pour être transporté sur une scène de Broadway dans un spectacle musical à grand déploiement. Avec The Last Ship, l’auteur-compositeur et interprète présente son œuvre la plus intéressante depuis longtemps. (novembre 2013)

Universal

½

Elton John – The Diving Board

Elton JohnThe Diving Board

Pour The Diving Board, Sir Elton John revient à ses méthodes de travail d’antan alors qu’il écrivait rapidement et enregistrait tout aussi vite avec une équipe réduite de musiciens. Le résultat est donc un son moins léché et aux arrangements minimalistes, une musique qui rappelle ses albums du début des années 1970. On y retrouve de très bonnes chansons qui n’ont besoin que d’un piano et d’une section rythmique pour nous être livrées avec aplomb. Par contre, on ne retrouve pas vraiment de succès potentiels, rien qui s’approche de ses grands classiques en tout cas. Certaines ballades qui se veulent émotionnelles tombent plutôt à plat et l’album se retrouve donc avec des inégalités qui peuvent s’avérer frustrantes tellement l’idée de base semblait bonne. Malgré ses moments intéressants, The Diving Board ne passera pas à l’histoire à travers le vaste répertoire d’Elton John. (novembre 2013)

Vidéoclip : « Home Again »

Capitol / Universal

Joe Bocan – La loupe

Joe BocanLa loupe

La chanteuse et comédienne s’était classée deuxième dans la catégorie auteur-compositeur-interprète au Festival de la chanson de Granby en 1983 et son dernier album date de près de 20 ans. Pourtant, elle démontre avec ce nouvel enregistrement qu’elle n’a rien perdu de son intensité. Elle fait confiance aux Frères Grand (Pascale Picard, Bran Van 3000, Cirque du Soleil, Kevin Parent) pour la réalisation. Elle a aussi travaillé avec Pierre Lapointe pour l’écriture de « Les désordres du coeur », même si elle a collaboré à l’écriture et la composition de chacune des pièces de l’album. Vocalement, elle demeure une interprète de grand talent pour transmettre l’émotion. Musicalement, on retrouve quelques moments intéressants avec de belles orchestrations et des arrangements d’envergure qui viennent enrober les compositions. Ces arrangements contribuent à mieux communiquer l’amour, la colère et l’espoir qui semblent se retrouver au coeur de l’inspiration de la chanteuse. C’est un bon album dans le genre pop québécoise légère. (novembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 38, 1er novembre 2013)

EDC

Claude Dubois – Clone (2 CD)

Claude DuboisClone (2 CD)

Pour son nouvel album, Clone, Claude Dubois nous offre un disque double. En fait, il présente les dix mêmes chansons sur les deux CD, mais dans des versions totalement différentes. Un CD contient les versions pop prêtes pour les radios, alors que l’autre propose plutôt des versions dépouillées, guitare et voix. Les fans inconditionnels de Dubois se reconnaîtront probablement plus dans les versions sobres des chansons, alors qu’un public plus large préférera les versions pop. On peut y entendre le très efficace succès « Voir plus loin ». (novembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 39, 8 novembre 2013)

Pingouin

MGMT – MGMT

MGMTMGMT

Le groupe indie new yorkais est de retour avec son troisième album. Ils ont prouvé par le passé qu’ils sont en mesure de bien mettre ensemble des mélodies et des riffs accrocheurs avec des expérimentations plus psychédéliques. Ils poursuivent leurs explorations musicales sur cet album éponyme. Pour l’occasion, il ont à nouveau demandé les services du réalisateur David Fridmann (Flaming Lips, Mercury Rev), lui qui avait déjà travaillé avec eux sur leur premier album, Oracular Spectacular. Ce nouveau disque présente des musiques planantes et de bonnes mélodies en ouverture. Par contre, il devient beaucoup plus bizarre dans sa deuxième moitié alors que le groupe ne se gêne aucunement pour explorer des territoires difficiles d’approche. Ce n’est donc pas encore avec cet album que le groupe sera en mesure de répéter les succès de « Kids » et « Electric Feel », mais il s’installe par contre bien confortablement dans le siège du groupe expérimental le plus en vue après les Flaming Lips. (novembre 2013)

Vidéoclips : « Your Life is a Lie » - « Cool Song No. 2 » - « Alien Days »

Columbia / Sony

½

Panache – Vie de velours

PanacheVie de velours

Le duo composé de Benoît Fréchette et Carl-Éric Hudon revient à la charge avec un deuxième album de pop rock à tendance punk en diverses occasions. On y retrouve aussi de nombreuses touches des années 1960 et un peu de grunge. Leurs mélodies demeurent extrêmement accrocheuses et les vers d’oreille ne manquent pas parmi les 12 titres inclus sur l’album. En plus, ils laissent quelque peu de côté leur côté intello pour présenter une musique plus accessible, susceptible de rejoindre un vaste auditoire. Avec des pièces aussi accrocheuses aux rythmes entraînants, parions qu’ils réussiront à créer toute une ambiance en spectacle. Chose certaine, c’est un album particulièrement efficace qu’ils nous proposent avec Vie de velours. (novembre 2013)

Vidéoclip : « Petit pain »

Grosse Boîte

½

Jonathan Wilson – Fanfare

Jonathan WilsonFanfare

un texte de Jean Jean (Rocklegends)

Le premier album de Jonathan Wilson était une pièce maîtresse, déjà. Un inestimable tour de force qui plaçait immédiatement la barre très haut. L’Américain démontrait déjà un vrai esprit de synthèse de ses influences les plus marquantes, tout en traçant sa route avec son identité. L’attente, encore un peu confidentielle en réalité, était devenue insoutenable pour les admirateurs de Gentle Spirit. Fanfare pouvait-il objectivement se hisser au même niveau que son glorieux prédécesseur? Manifestement, le Californien a mis toute pression de côté et a tracé son sillon avec une liberté bienvenue tout en invitant quelques mentors et pairs à se joindre aux festivités (David Crosby, Graham Nash, Jackson Browne, Benmont Tench, …). Les treize titres sont longs, pas un à moins de quatre minutes, voire très longs (huit approchent ou dépassent les six minutes) et restent fidèles aux élévations folk-psychédéliques de Jonathan Wilson. Le Californien prouve avec Fanfare, au fil des ans et des bonnes fréquentations, qu’il a beaucoup appris. Le disque est chiadé, fort d’une production soignée et très aboutie, proche d’une perfection presque regrettable tant on avait vibré sur les quelques égarements frénétiques du premier opus (« The Way I Feel » ou « Desert Raven »). L’autre déception, toute relative, vient des appartenances un peu trop marquées de certaines compos dont « Moses Pain » qui respire la discographie de Dylan, « Future Vision » celle de Lennon et « Illumination » celle de Neil Young. Au rayon des réjouissances, Wilson a gardé une certaine appétence pour les morceaux à tiroirs, capable d’intégrer des parties folk et de virer au progressif ou à la soul (dont l’excellent premier extrait « Dear Friend », « Lovestrong » ou l’intro cinématographique « Fanfare »). Une nouvelle fois, le prodige californien fournit un disque dense, un répertoire d’historien du rock chargé de pépites qui aurait peut-être mérité d’être amputé de deux ou trois morceaux pour être encore plus intense. (novembre 2013)

½

Pink Martini – Get Happy

Pink MartiniGet Happy

Avec Get Happy, Pink Martini présente peut-être son album le plus éclectique à ce jour avec un mélange quelque peu étourdissant de jazz, de musiques du monde et de vieilles chansons françaises et américaines. En plus, le groupe présente des titres en anglais, en français, en espagnol, en allemand, et encore plus. L’album débute avec passablement d’énergie avec « Ich Dich Liebe » et « Quizas, Quizas, Quizas » d’Osvaldo Farres. Par la suite, plusieurs titres auraient été parfaits pour fermer une petite boîte de jazz enfumée des années 1930-40. Quelques pièces se démarquent tout au long du disque, entre autres les célèbres « Sway » et « Smile » (avec Phyllis Diller), ainsi que « I’m Waiting For You » (avec Meow Meow), « Je ne t’aime plus » (avec Philippe Katerine) et « Kitty Come Home » d’Anna McGarrigle (avec Rufus Wainwright). L’arrivée de la chanteuse Storm Large n’ajoute que bien peu au son du groupe, mais elle offre tout de même une bonne performance avec sa voix riche parfaite pour les standards jazz. (novembre 2013)

(lire aussi dans le magazine Vol. 9 No 35, 11 octobre 2013)

Audiogram

½