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0-9 - 50 Cent -

A - AFI - Avenged Sevenfold -

B - The Be Good Tanyas - Belle & Sebastian - Billy Talent - The Black Eyed Peas - The Black Keys - Blink 182 - The Bouncing Souls - BT -

C - Nick Cave & The Bad Seeds -

D - The Darkness - The Dears - Death By Stereo - Deftones - Delerium - Fefe Dobson - Dropkick Murphys - Dumas -

E - Éjectés - Evanescence - Everclear -

F - F-Minus -

G - Gob -

I - Ikara Colt - Izdatso -

J - Jane's Addiction - Jet - Jewel -

K - Kinky - Korn -

L - Catherine Lambert & Normand Vanasse - Daniel Lanois - Limp Bizkit - Linkin Park - Live -

M - The Mars Volta - Massive Attack - Erin McKeown - Sarah McLachlan - Metallica - Morning Star - Muggs - Muse - My Morning Jacket -

N - Nataraj XT - Nickelback -

O - The Offspring - Oh Susanna -

P - Papillon - Peaches - Pennywise - A Perfect Circle - Pink - Placebo - Iggy Pop - Puddle Of Mudd - Puddu Varano -

R - Radiohead - The Rapture - Sam Roberts -

S - Sense Field - Stefie Shock - Sounds From The Ground - The Stills - The Strokes - Joe Strummer & The Mescaleros - Styx - Sugar Ray - Super Furry Animals - Swollen Members -

T - Tiësto - Turbonegro -

V - Vincent Vallières -

W - Rufus Wainwright - Patrick Watson - Andrée Watters - The Weakerthans - The White Stripes -

Y - Yeah Yeah Yeahs -

Z - Zwan

 

       

   

 

 

 

Get Rich Or Die Tryin' [Explicit Lyrics]

50 Cent, Get Rich Or Die Tryin'

50 Cent n'est pas un enfant de coeur, et ce serait la musique (on parle de hip hop ici) qui lui aurait permis de se sortir du milieu du crime. Il ne sort jamais sans veste pare-balles et sans une armée de gardes du corps. Il a été pris en charge par Dr. Dre et Eminem et nous présente ici son premier album qui surf au sommet des palmarès depuis sa sortie. Dès le début, on devine qu'on va apprécier quand on entend la richesse du fond musical. Eminem nous vient rapidement en tête (surtout qu'on l'entend sur quelques pièces dont Patiently Waiting), mais la voix de 50 Cent fait toute la différence. Vu son passé, on pourrait croire qu'il nous offre un "gangster rap" un peu simplet, mais grâce au travail de Eminem et Dr. Dre, il n'en est rien. Les arrangements sont riches en sonorités, les mélodies sont efficaces et il ne reste que les textes violents et quelques coups de feu pour nous rappeler à qui on a affaire. Même si l'album est long avec 70 minutes de musique incluant 3 chansons en boni, il s'écoute à merveille d'un bout à l'autre et les faiblesses sont plutôt rares. On peut déjà entendre le succès In Da Club qui, sans être la plus mélodique de l'album, représente assez bien le reste de l'ensemble. Si Eminem a lancé le meilleur album hip hop de 2002 avec "The Eminem Show", il est assez facile de déjà prédire que "Get Rich Or Die Tryin'" deviendra le meilleur de 2003. Un excellent album qui ne devrait faire hésiter aucun amateur de hip hop et de Eminem. (avril 2003)

A.F.I. - Sing The Sorrow

A.F.I., Sing The Sorrow

Voici le nouvel album du groupe punk californien AFI (A Fire Inside). Contrairement à plusieurs de leurs compatriotes punks de la côte ouest qui s'inscrivent généralement dans le courant skate punk ou pop punk, AFI s'inspire plutôt des Misfits au niveau musical et nous présente un look gothique. Leur musique punk assez lourde nous plonge dans une atmosphère près de l'horreur, même si leurs mélodies sont passablement accrocheuses. "Sing The Sorrow" est leur album le plus solide jusqu'à maintenant et il est aussi celui qui performe le mieux sur les palmarès américains, ce qui peut être surprenant compte tenu du fait que c'est souvent le contraire aux États-Unis. Plusieurs des pièces de l'album ont un excellent potentiel commercial, mais leur image et leur style apeureront toujours le grand public. Malgré tout, Girl's Not Grey, This Celluloid Dream et The Leaving Song, pt.2 ont réussi à percer le marché et à tourner dans certaines radios et télévisions (spécialisées pour la plupart). Si vous n'êtes pas un connaisseur de AFI ni de leurs ancêtres les Misfits, la première écoute de "Sing The Sorrow" peut vous répugner et vous mettre sur vos gardes. Mais, après quelques écoutes, les mélodies commenceront à vous accrocher et vous apprécierez de plus en plus, particulièrement si vous aimez le bon rock qui bouge et qui a de la personnalité (pour la ballade de fin de soirée, vous devrez passer à un autre CD). C'est un excellent album que devrait posséder tout amateur de musique punk américaine, pour qu'il puisse se rendre compte à quel point certains autres groupes sont mauvais. (octobre 2003)

½

Avenged Sevenfold – Waking the Fallen: Resurrected (2 CD + DVD)

Avenged Sevenfold Waking the Fallen: Resurrected (2 CD + DVD) (Édition de 2014)

En 2003, Avenged Sevenfold présentait un deuxième album qui allait donner le ton à leur carrière avec le mélange idéal de métal et de post-hardcore incluant quelques très bonnes mélodies et une énergie hors du commun. On allait surtout découvrir la virtuosité de ces musiciens exceptionnels qui allaient continuer de se révéler par la suite. Onze ans plus tard, on ressuscite l’album en ajoutant un deuxième CD de démos, versions alternatives et versions en concert. Un DVD est aussi inclus présentant un documentaire, une vidéo en concert et deux versions du vidéoclip de « Unholy Confessions ». Voici donc une excellente façon de redécouvrir le début de carrière de votre groupe préféré. (octobre 2014)

Documentaire

Hopeless / Universal

½

The Be Good Tanyas - Chinatown

The Be Good Tanyas, Chinatown

The Be Good Tanyas est un trio féminin de Vancouver qui en est à son 2è album. Elles nous proposent une musique folk aux influences country, mais amenée d'une façon très moderne. Les instruments principaux sont la guitare acoustique, la mandoline et le banjo, ce qui en fait un son assez unique à laquel on est peu habitués. Leur musique est très calme et relaxante et dès les premiers instants de It's Not Happening, on se rend compte de la qualité du produit, autant musicalement qu'au niveau de la réalisation. À travers les 14 chansons de l'album, qui dure plus de 56 minutes, on peut entendre plusieurs reprises de chansons traditionnelles, même si la plupart ne sont pas très connues (en tout cas au Québec). Par contre, il y a une version de la célèbre House Of The Rising Sun popularisée entre autres par The Animals et en français par Johnny Hallyday. Une transformation complète de la mélodie fera en sorte que vous ne la reconnaîtrez pas automatiquement, mais le groupe en fait tout de même une excellente version. Vous pourrez aussi entendre une très bonne version de Waiting Around To Die de Townes Van Zandt, un chanteur country américain plutôt original. À noter aussi une de mes chansons préférées qui est Ship Out On The Sea. Le seul petit défaut de l'album c'est qu'il traîne un peu en longueur, ce qui peut le rendre ennuyant à la longue, et que la mandoline et le banjo qu'on trouvait intéressants au début ne nous attirent plus tellement à partir de la 8è chanson. Par contre, si vous aimez le folk et le country de grande qualité et que vous recherchez un produit nouveau et original, il n'y a pas à hésiter. (juillet 2003)

Nettwerk

Belle & Sebastian - Dear Catastrophe Waitress

Belle & Sebastian, Dear Catastrophe Waitress

Voici le 5è véritable album du groupe écossais Belle & Sebastian, et possiblement leur plus intéressant depuis "If You’re Feeling Sinister" paru en 1996. Encore une fois, on peut y entendre les magnifiques orchestrations qui ont fait la renommée du groupe. Par contre, on laisse quelque peu de côté la musique ambiante (parfois même endormante) de "Fold Your Hands Child, You Walk Like A Peasant", pour nous présenter un son un peu plus pop et joyeux. L’influence des Beatles et des années 60 en général ne s’est jamais autant manifestée chez Belle & Sebastian, ce qui donne une belle légèreté à l’album et qui le rend plus facile d’approche que les précédents enregistrements du groupe. Ce qui nous accroche rapidement à l’écoute de "Dear Catastrophe Waitress" est la richesse musicale qu’on y retrouve. Les orchestrations sont plus belles que jamais et la profondeur musicale atteint de nouveaux sommets (!?). On y retrouve quand même quelques pièces acoustiques d’une aussi grande efficacité. C’est un excellent album que doit posséder tout fan du groupe. (janvier 2004)

Billy Talent - Billy Talent

Billy Talent, Billy Talent

Billy Talent est un groupe canadien de l'Ontario qui nous présente son premier album sur une étiquette majeure, après un album et un mini-album indépendants. Eux qui ont eu la chance de donner des spectacles en première partie des Buzzcocks, en plus de participer à Lollapalooza, ils nous offrent un son influencé du punk, mais avec une direction un peu plus commerciale. Mélodies accrocheuses et réalisation de grande qualité ont permis à cet album de bien se positionner sur les palmarès, même aux États-Unis, principalement grâce au premier extrait à succès Try Honesty. Mais, Billy Talent est beaucoup plus qu’un nouveau Nickelback. C’est qu’en plus d’offrir un bon potentiel commercial, la majorité des pièces nous présentent originalité et fraîcheur, un fait plutôt rare particulièrement au Canada. Chacun des 12 titres de l’album n’a aucun problème à nous demeurer longuement en tête, mais a en plus l’avantage d’être difficilement comparable à d’autres groupes du moment. Il y a bien un peu de Sum 41 d’un côté et de Green Day et Jimmy Eat World de l’autre, mais on peut difficilement établir un parallèle avec un groupe en particulier. La voix me rappelle même par moments Brian Johnson d’AC/DC. Ce qui est certain est que ce premier album de Billy Talent s’écoute bien d’un bout à l’autre et que les 41 minutes défilent à une vitesse incroyable. Un bien bon album qui, dans le genre pop punk, représente certainement un des meilleurs albums de l’année 2003. (critique principale de janvier 2004)

½

The Black Eyed Peas - Elephunk

The Black Eyed Peas, Elephunk

"Elephunk", le 3è album du groupe hip hop californien The Black Eyed Peas, connaît un immense succès depuis sa sortie à l'été 2003. Ce succès est dû en grande partie aux incomparables pièces Hey Mama, Shut Up et Where Is The Love (avec Justin Timberlake). Mais, certainement aussi au fait que le groupe va bien au-delà du hip hop pur et simple sur "Elephunk". Un peu comme on a pu le constater avec Outkast qui nous a présenté un double album très varié en 2003, The Black Eyed Peas nous proposent à leur tour un mélange d'influences et de sons. On retrouve entre autres de nombreux éléments de funk et de R&B, de la musique latine (Latin Girls), et même du rock (Anxiety avec la présence de Papa Roach). Le tout est parfaitement arrangé et intégré à leur style de base, le hip hop, pour en faire une musique joyeuse, généralement dansante qui n'a plus rien à voir avec le gangster rap californien. C'est très intéressant de voir cette nouvelle tangente que prend la musique hip hop depuis quelques années et qui en fait un style beaucoup plus complet et riche. The Black Eyed Peas sont au coeur de cette vague et "Elephunk" se compare avantageusement à Outkast et Eminem. Un très bon album qui ne décevra aucun fan des succès radio qu'on connaît déjà. (juin 2004)

½

The Black Keys - Thickfreakness

The Black Keys, Thickfreakness

The Black Keys est un duo de l'Ohio qui nous présente un blues/rock minimaliste (guitare, batterie et voix). Dan Auerbach et Patrick Carney peuvent évidemment nous faire penser à The White Stripes, mais il y a en fait peu de comparaisons possibles entre les deux groupes. Le côté blues des White Stripes peut s'approcher des Black Keys, mais ces derniers sont beaucoup plus enracinés dans le blues traditionnel du sud des États-Unis. Même s'ils cadrent dans la mode garage des dernières années, on ne les retrouvera certainement pas aux côtés des Strokes ou des Hives. Ils demeureront plutôt parmi les bons groupes de blues underground et moderne. Par moments, j'ai cru reconnaître le Eric Clapton de l'époque des Yardbirds (Midnight In Her Eyes). À d'autres moments, c'est plutôt les Stones ou The Who qui me sont vite passés en tête avant de me ressaisir et de me rappeler que ça ressemble plus aux classiques noirs américains de John Lee Hooker et B.B. King. Ce 2e album des Black Keys en est un très bon pour les personnes ouvertes à de nouveaux artistes intelligents et originaux. Une belle découverte. (décembre 2003)

Fat Possum / Epitaph

½

Blink 182 - Blink 182

Blink 182, Blink 182

Après le décevant "Take Off Your Pants And Jacket" et le projet parallèle de 2 des membres du groupe (Boxcar Racer), voici le retour des méchants garçons de Blink 182. Eux qui ont bâti leur renommée sur leurs jurons, leurs textes adolescents et leurs histoires de sexe, ils nous présentent maintenant un album qui se veut plus adulte, plus près de Boxcar Racer que de l'ancien Blink. C'est parfois assez bien réussi comme sur la poignante I Miss You que vous connaissez certainement, mais en général ça peut être assez décevant pour les fans de la première heure comme moi pour qui c'est justement leur comportement d'adolescents qui les allumait. Peut-être qu'ils se sont dits qu'ils devaient ajuster leur musique à leur public qui vieillit, ou simplement qu'ils se sentent plus adultes. Le problème, c'est que des groupes qui font de la musique adulte, il y en a déjà beaucoup et des biens meilleurs que Blink 182 (U2, REM, etc.). J'ai aussi entendu pour la première fois une certaine influence des Smashing Pumpkins. C'est quand même un bon album, mais qui en décevra certainement plusieurs. C'est dommage à dire, mais le groupe ne semble pas en mesure de répéter ses exploits de l'album "Enema Of The State". (avril 2004)

½

The Bouncing Souls - Anchors Aweigh

The Bouncing Souls, Anchors Aweigh

"Anchors Aweigh" souligne le 15è anniversaire des Bouncing Souls, groupe punk rock underground américain. Ils nous reviennent avec un des albums les plus solides de leur carrière, après avoir travaillé leur son pendant plusieurs années. Cousins de Bad Religion, on peut aussi les comparer à Green Day sur quelques pièces. En tout cas, leurs influences sont clairement californiennes. Sur ce nouvel album, le groupe nous propose 16 titres plus une chanson cachée à la guitare acoustique intitulée The Fall Song. De Apartment 5F à I'm From There en passant par le premier extrait Kids And Heroes, Sing Along Forever, Born Free et l'excellente Better Days (ma préférée), le groupe nous présente une musique punk à la fois mélodique et dure. En plus, le CD contient une portion multimédia avec des séances d'enregistrements en studio, un retour sur leurs 15 ans de carrière et le vidéoclip de Kids And Heroes. C'est un achat inévitable pour les fans du groupe, ainsi que pour les amateurs de musique punk qui veulent en découvrir un peu plus. (septembre 2003)

Epitaph

BT - Emotional Technology

BT, Emotional Technology

BT, de son vrai nom Brian Transeau, est un excellent programmeur et musicien de Washington D.C. qui a travaillé avec certains artistes comme Sting et *NSYNC, en plus de composer la musique originale de certains films comme "The Fast and The Furious". Il a surtout connu le succès avec ses remix de Madonna, Seal, Sarah McLachlan et plus particulièrement la pièce Blue Skies de Tori Amos en 1996 qui lui a permis de se faire connaître. "Emotional Technology" est son 4è album en carrière. Certains critiques parlent de son album le plus faible à ce jour, mais comme je n'ai pas entendu les précédents, je ne pourrai malheureusement pas comparer. Ce que je sais, c'est que l'album démarre de bien belle façon avec l'intro et les 4 premiers titres. On y découvre d'excellentes pièces électroniques dansantes aux tendances trance progressives (son style de prédilection), mais aux influences diverses (le rock est bien présent sur Superfabulous par exemple). Par la suite, le rythme plus lent (voire endormant) de Dark Heart Dawning nous pousse assez facilement à faire le bouton "avance rapide" pour arriver à l'excellente The Great Escape, une chanson d'électro ambiante qui n'est pas sans nous rappeler Sarah McLachlan ou Delerium. Sur la suivante, on se retrouve à nouveau dans la musique house un peu plus pure avec Paris, avant de revenir au rock plutôt accessible sur Circles, même si le fond demeure électronique. Sur les 4 derniers titres, tantôt dance et tantôt acoustiques, vous ne trouverez rien de bien original. Vous apprécierez peut-être, mais vous n'en retiendrez pas grand' chose. En conclusion, l'album d'une durée de 78 minutes contient un peu trop de remplissage inutile qui vient diminuer l'impact des excellentes compositions. Écourté de 3 ou 4 titres, l'album aurait été de bien meilleure qualité, mais si vous n'êtes pas gêné à l'idée de sauter quelques pièces, n'hésitez pas à vous le procurer; vous en aurez quand même pour votre argent. À surveiller ce mois-ci la sortie de son nouvel album: la bande originale du film "Monster", qui contient un CD et un DVD. (mars 2004)

Nettwerk

Nick Cave & The Bad Seeds - Nocturama

Nick Cave & The Bad Seeds, Nocturama

"Nocturama" est environ le 15è album en carrière de l'australien Nick Cave. Lui qui a toujours aimé faire à sa tête a maintenant signé avec l'étiquette Anti- justement spécialisée dans le laissez-faire de ses artistes (Tricky, Daniel Lanois, Muggs, etc.). Sur ce nouvel enregistrement, Cave a clairement décidé de réaliser un album pop. Peut-être qu'il en avait assez d'évoluer dans le milieu underground et d'être écarté des palmarès à chaque fois? Au tout début, on se dit que le résultat est intéressant. Par contre, après quelques pistes, on se rend compte que ce n'est pas le style dans lequel il est le plus à l'aise. Les mélodies sont accrocheuses, mais sont parfois un peu trop simples par rapport à ce à quoi il nous a habitué par le passé. L'album contient 10 chansons pour un total de 56 minutes et il se clotûre avec l'interminable Babe, I'm On Fire de près de 15 minutes. Certains connaisseurs de l'oeuvre de Nick Cave parlent de son pire album en carrière. Je n'irais peut-être pas jusque là, mais ce n'est certainement pas parmi ses meilleurs. De toute façon, le pire album de Nick Cave et ses Bad Seeds battrait à plates coutures un grand nombre d'albums d'autres artistes beaucoup moins créatifs. "Nocturama" décevra assurément les amateurs de longue date de Nick Cave, mais réussira probablement à aller chercher quelques nouveaux fans rétissants à son style difficile d'accès de ses albums précédents. Dans le genre, ce nouvel enregistrement audacieux de Nick Cave demeure un bon album. (février 2004)

Anti- / Epitaph

The Darkness - Permission To Land

The Darkness, Permission To Land

Depuis la sortie de l'album de The Darkness, je me pose la question à savoir si c'est sérieux ou si c'est une autre blague de mauvais goût à la Spinal Tap. C'est que le groupe, par son look et son style musical, semble parodier bêtement le hard rock des années 80. Par contre, lorsqu'on s'attarde à leur musique, on doit bien se rendre à l'évidence qu'ils nous ont pondu de bien bonnes chansons. Ce groupe britannique nous prouve qu'il n'y a pas que du mauvais à retenir des années 80. Bon, les sujets sont surtout sexe, drogue et rock n' roll et les chansons sont entièrement basées sur l'efficacité du refrain, mais le résultat est plutôt convaincant. C'est donc la preuve que ce n'est pas la complexité des compositions qui importe pour produire une chanson d'une grande efficacité. Leurs influences viennent probablement de Queen, Scorpions, Cheap Trick et KISS, peut-être aussi Judas Priest dans les pièces les plus lourdes. Mais, pour la majorité des chansons, ils n'ont rien à envier à ces groupes, surtout les quatre derniers. En plus, la guitare rythmique n'est pas sans nous rappeler AC/DC à l'occasion. Comme tout bon groupe hard rock qui se respecte, on ne peut passer à côté de 2 bonnes vieilles ballades, question d'attirer les allume-cigarettes dans leurs spectacles (Love Is A Feeling et Holding My Own). Vous y entendrez avec plaisir les succès I Believe In A Thing Called Love et Get Your Hands Off My Woman, en plus des excellentes Black Shuck et Givin' Up. La voix de Justin Hawkins est par moments plutôt surprenante tellement elle est aiguë, mais elle se fond bien avec la musique sans trop nous agacer. Si vous avez aimé ce que vous avez entendu d'eux jusqu'à maintenant et que vous êtes nostalgique des années 80, il n'y a pas à hésiter. C'est un album puissant qui donnera du fil à retordre à vos enceintes acoustiques et devrait assurément déranger vos voisins par votre tendance à augmenter sans arrêt le volume. Par contre, j'ai très peur de leur 2e album. (critique principale d'avril 2004)

½

The Dears - No Cities Left

The Dears, No Cities Left

Pour ceux qui auraient aimé "End Of A Hollywood Bedtime Story", leur premier album paru en 2000, vous n'avez encore rien entendu. Le groupe montréalais amène son art à un autre niveau sur "No Cities Left". Leur son très britannique se rapproche essentiellement des plus grands comme Coldplay et Radiohead. C'est un groupe qui ne craint pas d'innover en essayant constamment de nouvelles sonorités. Par exemple, seulement dans la pièce Expect The Worst / 'Cos She's A Tourist, on retrouve des orchestrations suivies par de l'opéra, des arrangements planants au clavier et une section de cuivre. Vous aurez compris qu'on est plutôt loin de Britney Spears ici! Leurs compositions sont toujours sombres, introspectives, profondes et intelligentes. C'est une musique difficile à saisir au premier abord et qui nécessite quelques écoutes pour vraiment apprécier (ce qui est plus souvent le cas avec la musique britannique qu'avec la musique américaine). Mais une fois que vous l'aurez intégrée, vous trouverez que les 66 longues minutes de l'album se dégustent bien et vous en redemanderez. Il s'agit certainement d'un album qui jouera du coude avec le nouvel album de Radiohead dans mon top 20 de 2003, à moins que Radiohead soit décevant. Si vous aimez le premier extrait, Lost In The Plot, n'hésitez surtout pas à vous le procurer puisque cette pièce donne un bon aperçu de la direction musicale des Dears. Tout amateur de bonne musique britannique devrait aussi faire confiance à ces montréalais de catégorie supérieure. (juillet 2003)

Death By Stereo, Into The Valley Of Death

Voici le 3è album du groupe sud californien Death By Stereo. Le groupe, qui nous propose un son un peu plus hardcore que l'ensemble des groupes de la région, nous présente possiblement son album le plus solide en carrière avec "Into The Valley Of Death". On peut parfois y faire des liens avec le métal de Slayer, Korn ou Iron Maiden, mais ce qu'on retient surtout de l'album est un son punk énergique et très efficace. Ce qui distingue le son du groupe de la masse des groupes punks est la voix grave et puissante du chanteur Efrem Schulz, souvent chantante et parfois criante. L'album de 13 pièces, qui dure moins de 38 minutes, ne comporte que très peu de faiblesses et forme un bel ensemble où on y sent toute la rage du groupe, ce qui offre un excellent défoulement pour son auditoire. L'album plaira assurément à un large public underground allant du punk de tous les genres au métal le plus rapide et le plus sombre. Veuillez aussi noter que le CD contient une portion multimédia où vous pourrez y visionner le vidéoclip de Wasted Words. (décembre 2004)

Epitaph

½

Deftones - Deftones

Deftones, Deftones

Après l'excellent "White Pony" paru en 2000, les attentes étaient immenses vis-à-vis ce nouvel enregistrement du groupe métal californien Deftones. La formation, qui existe depuis 1989 mais qui a lancé son premier album en 1995 ("Adrenaline"), fait partie des pionniers du nouveau métal, même si elle a pris plusieurs années avant de se faire découvrir du grand public. On les considère souvent comme des disciples de Korn, alors qu'ils étaient là bien avant. Sur cet album éponyme, leur 4è en carrière, ils continuent de nous présenter une musique lourde et intelligente à la fois. Les textes sont intelligents, les mélodies sont accrocheuses et le son fera vibrer les plus grands amateurs de musique métal. Contrairement à d'autres groupes du genre, ils n'intègrent aucunement de hip hop dans leur musique et ne visent pas le succès radio à tout prix (comme Incubus par exemple). Les ballades sirupeuses sont introuvables ici, même si certaines pièces sont un peu plus lentes, comme le succès Minerva (qui me rappelle quelque peu le Filter du temps de "Short Bus"), Deathblow ou Anniversary of an Uninteresting Event. Le mur de guitare et la voix criarde sont des conditions essentielles au son de Deftones, et dans ce sens, cet album-ci est plus que réussi, particulièrement sur When Girls Telephone Boys qui ne devrait pas vous aider à vous endormir. Cet album de Deftones ne deviendra pas un classique au même titre que "White Pony", mais il n'est pas très loin derrière et il vous satisfera amplement. Un album à écouter d'un seul trait. (août 2003)

½

Delerium - Chimera

Delerium, Chimera

Delerium existe depuis plus de 15 ans et est le groupe principal de Rhys Fulber (Conjure One, Front Line Assembly, etc.), alors qu'il est en duo avec Bill Leeb. Le groupe nous propose un magnifique mélange de musique électronique, de rock ambiant, de rock alternatif et de musique dance. Leur son est généralement calme, mais ne manque pas de rythme. C'est un son difficile à apprivoiser au premier abord, mais après quelques écoutes, on entre définitivement dans l'album et on ne peut plus s'en séparer. Toutes les situations deviennent bonnes pour le réécouter. L'album offre un peu plus de profondeur et de variété que le précédent projet de Fulber, Conjure One, même si la ligne directrice lui ressemble. Ils ont été cherché les services de différentes chanteuses pour interpréter les 11 des 13 pièces chantées de l'album. Notons entre autres la présence de Kristy Thirsk, une collaboratrice de longue date, sur la pièce qui ferme l'album, Returning. Les succès Love et After All sont excellents, tout comme la quasi-totalité de l'album qui nous rappelle Sinead O'Connor, Sarah McLachlan et même Björk à l'occasion. En plus des 68 minutes de l'album, vous aurez droit à un CD boni (probablement pour une durée limitée). Ce CD vous offrira 2 pièces additionnelles (incluant un remix de After All) et 3 vidéoclips des albums précédents que vous pourrez visionner sur votre ordinateur (Silence avec Sarah McLachlan, Flowers Become Screens et Aria). Si vous aimez ce son ambiant et dansant, n'hésitez pas à vous procurer ce nouvel enregistrement de Delerium qui vous en donnera pour votre argent. (septembre 2003)

Nettwerk

½

Fefe Dobson - Fefe Dobson

Fefe Dobson, Fefe Dobson

Voici une jeune fille de Toronto qui nous présente un premier album rock, très certainement motivé par le succès immense d'Avril Lavigne. Parmi ses influences, elle cite Judy Garland et Kurt Cobain, mais sa musique n'a que très peu à voir avec ces 2 gros noms de l'histoire de la musique. Elle nous propose une musique rock d'adolescents, aux textes généralement légers, mais aux mélodies grandement efficaces. Elle est idéale pour tout adolescent amateur de rock qui brasse et qui trouve difficilement un son jeune dans ce genre-là. Fefe déborde d'énergie et vous tiendrez difficilement en place à l'écoute de ce 1er album de près de 50 minutes. Le succès qui l'a propulsée est Bye Bye Boyfriend qui est bien loin d'être la meilleure de l'album. Vous préférerez certainement Stupid Little Love Song ou le succès Take Me Away. Ce n'est pas un album qui renversera les standards musicaux en vigueur, mais il vous divertira assurément. (mai 2004)

Dropkick Murphys - Blackout

Dropkick Murphys, Blackout (CD + DVD)

Voici le 5è album studio en 6 ans de Dropkick Murphys, groupe punk hardcore de la région de Boston. On peut les comparer à Rancid, Dead Kennedys et même The Clash, mais ils ont su créer leur propre style au cours des années. Malgré leur fond hardcore, on constate une tendance assez pop rock avec des influences traditionnelles et celtiques. La présence de cornemuse et d'accordéon y est certainement pour quelque chose. Dès les premiers accords de guitare de Walk Away, on découvre un côté plus pop rock pour le groupe qui pourrait envahir les radios rock sans aucun problème. Lorsque nous arrive la cornemuse sur Worker's Song, on peut être assez surpris du résultat du mélange de cet instrument avec la musique punk rock. Une des meilleures pièces de l'album est certainement Gonna Be A Blackout Tonight qui présente un texte de Woody Guthrie que les Dropkick Murphys ont accepté de mettre en musique sur demande de la fille de Guthrie, Nora. L'album contient 14 titres pour un total de 46 minutes et offre de belles variations de style entre les pièces tout en conservant une excellente ligne directrice. Il y en a un peu pour tous les goûts sur l'album, que vous soyez amateur de bon rock n' roll bien rythmé, de chansons traditionnelles ou même de chansons plus lentes et introspectives. C'est un très bon album et possiblement le meilleur du groupe à ce jour. En boni, vous aurez droit à un DVD contenant 2 chansons en concert (Rocky Road To Dublin et Boys On The Docks), le vidéoclip de Gonna Be A Blackout Tonight et un aperçu du DVD qui sera mis sur le marché prochainement. Un très bon achat! (septembre 2003)

Hellcat / Epitaph

½

Dumas, Le cours des jours

En 2003, Dumas (Steve de son prénom) nous offrait son deuxième album, un album intimiste qui pourrait être considéré comme un album concept, même si ce n'était probablement pas le désir de son créateur. Encore une fois réalisé par Carl Bastien, qui a aussi travaillé avec Daniel Bélanger, "Le cours des jours" se compare difficilement à d'autres albums d'artistes québécois. Bélanger et Ariane Moffatt sont à peu près les seuls noms qui nous viennent en tête par le côté atmosphérique des arrangements et l'utilisation habile de l'électronique qui viennent s'ajouter à la poésie de Dumas qui est particulièrement à l'aise à manipuler les mots. Même s'il ne possède pas une grande voix, on a su parfaitement mixer l'album de façon à mettre en valeur la musique sans ignorer les mots de l'auteur qui sont importants dans l'oeuvre de Dumas. Une belle réussite pour un album québécois. Il y a bien certaines pièces qui nous laissent quelque peu indifférents, mais vous ne pourrez résister aux succès Vénus, Je ne sais pas, Vol en éclats, J'erre et Linoléum, puis l'ensemble s'écoute à merveille d'un bout à l'autre. Le désir comme tel a été offerte à Dumas par Jérôme Minière qui semble être confortable dans cet univers. Il faut aussi souligner la présence de Marie-Annick Lépine des Cowboys Fringants qui chante et joue du violon sur quelques pièces. D'une durée de 58 minutes, "Le cours des jours" est un grand album québécois, le meilleur de 2003. (janvier 2005)

Éjectés, Citoyens du monde

Les Éjectés est un groupe ska, reggae et rock de Limoges en France qui est toujours demeuré alternatif. Après avoir débuté leur carrière dans un style ska un peu plus pur, ils ont su intégrer diverses influences à travers les années pour se créer un son beaucoup plus riche. Avec "Citoyens du monde", le 6è album en carrière des Éjectés, le groupe célèbre son 15è anniversaire. On y trouve des influences évidentes de Mano Negra et Zebda chez les français et de The Clash, The Specials et Bob Marley à l'extérieur de la France. Le groupe a d'ailleurs fait un spectacle hommage à The Clash à Limoges à la fin de 2004, un spectacle acclamé de la critique. Sur cet album, la présence de 2 rappeurs vient ajouter un élément hip hop à leur son déjà très riche: Val II sur La télé rend fou et Flurs sur La descendance. Le dub y est également utilisé plus que jamais amenant un élément jamaïcain de plus au son du groupe. On y trouve même un ska/gospel sur Alléluia! L'album de 13 pièces (plus 3 en boni et 1 cachée intitulée Urban Jungle) totalisant 64 minutes vous en mettra plein les oreilles. Rafraîchissant, énergique, varié et "international", "Citoyens du monde" contient bien quelques faiblesses, mais l'ensemble est plutôt réussi. Pourquoi est-ce qu'on ne nous envoie pas ce type d'artistes au Québec plutôt que les chanteurs à "textes" habituels tout aussi ennuyants les uns que les autres et leurs stars académiciens (comme si on n'en avait pas assez des nôtres)? J'avais l'impression que le marché français se portait plutôt mal considérant le nombre d'artistes québécois médiocres qui perçaient là-bas, mais je réalise qu'en France on a le même problème qu'au Québec et que les bons artistes demeurent underground. Les Éjectés en font partie et cet album est peut-être leur meilleur en carrière. (mars 2005)

Les disques du tigre

½

Evanescence - Fallen

Evanescence, Fallen

Dès les premières secondes de leur méga-succès Bring Me To Life, je pense que tout le monde a eu la même réaction: "Tiens, Linkin Park a été cherché une chanteuse!". Mais non, il s'agit bel et bien d'un autre groupe. Bon, la chanson est bien bonne, mais c'est de loin la meilleure de l'album qui se ressemble d'un bout à l'autre. La même petite voix douce, triste, voire ennuyante sur un fond de guitares métal pas vraiment intéressantes. En fait, si ça ressemblait à Linkin Park tout au long du disque, ce serait meilleur que ça. Ce sont les pires éléments du métal actuel qui sont conservés et répétés jusqu'à saturation. Certains parlaient de Tori Amos sur un fond de Nickelback, ce qui n'est pas faux, mais pas réussi non plus. C'est vraiment très ennuyant et j'appuie sur le très. Comme ce n'est habituellement pas la raison pour laquelle on écoute un disque, je ne vois pas pourquoi ça trône au sommet du Billboard. Si vous aimez Bring Me To Life, vous n'avez qu'à ouvrir la radio puisqu'elle joue à toutes les heures. Gardez votre 20$ pour autre chose (dans le genre, Linkin Park vient de lancer un bon album). Ma prédiction: d'ici un an, plus personne ne se rappellera de Evanescence. Veuillez noter que les étoiles ne vont qu'au premier extrait. (l'album à éviter de mai 2003)

Everclear - Slow Motion Daydream

Everclear, Slow Motion Daydream

Everclear est malheureusement un groupe qui n'a jamais pu relancer un album de la qualité de "So Much For The Afterglow" paru en 1997. Ils n'ont cessé de se répéter depuis ce temps alors qu'en 2000 ils lançaient 2 albums simultanément en "Songs From An American Movie" volumes 1 et 2, ce qui était beaucoup trop de copies d'un seul coup. C'est encore le cas sur "Slow Motion Daydream", alors qu'ils utilisent encore et toujours la même formule pop accrocheuse sur un fond de guitares qui n'est pas sans nous donner une sensation de déjà entendu. Les mélodies vous resteront en tête et les radios commerciales s'en régaleront, mais il n'y a rien de bien intéressant musicalement. C'est léger et la recherche manque considérablement à l'album. Je trouve dommage qu'Everclear soit devenu ce groupe inintéressant, parce que je les avais vus en spectacle pour la tournée de "Sparkle And Fade", leur premier album paru en 1995, et je les avais trouvés extrêmement talentueux. À l'époque, leurs chansons accrocheuses se démarquaient de la masse des groupes post-grunge. Le problème c'est que d'autres groupes du genre sont apparus par la suite et qu'Everclear est resté là où il était en 1997. Si vous aimez la musique pop facile à écouter, vous devriez quand même apprécier l'album (et c'est préférable à beaucoup d'autres pseudo-artistes qui garnissent le Billboard), mais si c'est la profondeur musicale qui vous intéresse, ne prenez pas le risque avec Everclear. (juillet 2003)

½

F-Minus - Wake Up Screaming CD

F-Minus, Wake Up Screaming

Première impression en écoutant ce groupe du sud de la Californie: c'est un groupe de punk hardcore qui a une énergie brute et contagieuse. Une autre chose qui caractérise F-Minus est l'alternance entre une voix féminine et une voix masculine, les deux criardes à souhait. Les membres du groupe ont souvent changé avec les années, tournant toujours autour du chanteur et guitariste Brad Logan. Wake Up Screaming est le 3e album du groupe et a été enregistré par le légendaire Steve Albini (Nirvana, Pixies). Le plus drôle dans le choix d'Albini est qu'on avoue avoir laissé des erreurs dans la version finale du disque. Est-ce que c'était nécessaire de se payer un gros nom comme celui d'Albini si on avait l'intention de laisser des erreurs dans la version finale de toute façon? On peut quand même affirmer que le son est plutôt réussi avec tous les instruments bien balancés et bien présents. Le rythme effréné du disque avec ses 15 chansons réparties sur 36 minutes fera en sorte de ne pas vous décourager de le réécouter souvent. Évidemment, vous devez avoir les oreilles bien préparées à recevoir de telles voix criardes. Sans être renversant, c'est un bon album. (juin 2005)

Hellcat / Epitaph

Gob - Foot In Mouth Disease

Gob, Foot In Mouth Disease

Voici le 4e album de ce groupe pop punk canadien de Vancouver qui a la chance de faire la première partie de la jeune prodige du Billboard Avril Lavigne. Comme c'était le cas sur leur album précédent "The World According To Gob", le groupe nous lance en pleine face son trop plein d'énergie. À l'image du punk californien, ils nous présentent des arrangements bien léchés et une production de grande qualité. Un peu plus propre que Sum 41, mais un peu plus rock n' roll que Simple Plan, ils n'ont absolument rien à envier aux plus grands groupes du genre aux États-Unis (Blink 182 et compagnie). Ils ont d'ailleurs travaillé avec le réalisateur Mark Trombino qui a travaillé avec Blink et Jimmy Eat World. Ils nous présentent des chansons particulièrement efficaces comme Lemon-Aid, Oh! Ellin, Bones et Bully, toutes des pièces parfaites pour l'été qui nous arrive. C'est donc un album énergique, de party, nécessaire à tout amateur du genre et à tout amateur de skateboard qui se respecte. Sans révolutionner le genre, Gob y a bel et bien sa place. Veuillez noter que le CD est offert avec un DVD en boni contenant 13 autres chansons et 3 vidéos. Surveillez-les en tournée mondiale en support à Simple Plan et Avril Lavigne au cours des prochains mois. (juin 2003)

Nettwerk

Ikara Colt - Basic Instructions EP

Ikara Colt, Basic Instructions EP

Ikara Colt est un quatuor de Londres en Angleterre qui existe depuis 1999. Ils nous offrent un rock indie alternatif d'une très grande originalité. Après leur premier album, "Chat and Business", paru en 2002, voilà que les gars récidivent avec "Basic Instructions", un mini-album de 5 titres seulement. On y trouve entre autres 2 versions de May B 1 Day, qui était incluse sur leur premier enregistrement. Malgré les 17 minutes présentées ici, la qualité des compositions et la finesse des arrangements nous rendent complètement dépendants de ce super maxi. Le seul défaut qu'on puisse y trouver est qu'il est trop court. Profitez-en pour vous le procurer puisque son prix est bien abordable et il vous permettra de patienter jusqu'à un prochain véritable album d'Ikara Colt. (mars 2004)

Fantastic Plastic / Epitaph

Izdatso, I Know Nothing...

Izdatso a été créé par un français, Bernie Swell, qui après avoir composé pour plusieurs artistes locaux, a décidé de lancer son propre projet. Influencé à la base par le drum 'n' bass, il nous propose une musique se promenant entre la musique pop ambiante et le drum 'n' bass, toujours en demeurant dans la musique électronique. Par moments, on va même flirté avec la musique industrielle, comme dans la deuxième partie de I Love U?, même s'il n'y a pas la guitare d'un KMFDM. Sans parler de musique qui brasse, disons qu'à l'occasion ça bouge plus qu'une Tori Amos. On retrouve toujours de belles sonorités et la réalisation est absolument impeccable. C'est certain que les amateurs de musique électronique ne peuvent passer à côté, mais j'aurais tendance à dire que c'est un des meilleurs albums pour un amateur de musique industrielle qui se déciderait enfin à écouter une musique électronique plus ambiante et plus chaude. Un très bon album, à écouter à quelques reprises pour vraiment apprécier, mais vous aurez la meilleure relaxation du monde en compagnie de Izdatso. Une très belle découverte. À noter que le CD contient aussi une portion multimédia contenant les vidéoclips de I Love U? et Micropluto. (juin 2003)

Nutone / Nettwerk

½

Jane's Addiction - Strays

Jane's Addiction, Strays

Après une longue pause de 13 ans, Jane's Addiction nous revient avec un nouvel album, à la surprise de tous. La bande à Perry Farrell, qui nous présentait un son alternatif bien unique dans les années 80 avant de connaître un énorme succès en 90 avec "Ritual de lo Habitual", était complètement disparue de la scène musicale dans les années 90. Farrell avait enregistré des albums avec son projet parallèle Porno For Pyros et Dave Navarro avait joint les rangs des Red Hot Chili Peppers, mais le bon vieux Jane's Addiction nous manquait grandement. Les 4 gars nous reviennent en grande forme sur "Strays" alors qu'ils poursuivent là où ils avaient laissé. On retrouve toujours leur son alternatif lourd à mi-chemin entre la musique indie et le métal. L'album bénéficie d'une production de grand qualité et d'arrangements irréprochables. Certains pourraient parler de surproduction, mais je trouve que ça leur va à merveille. L'énergie est présente sur chacune des chansons de l'album, la guitare nous écorche agréablement les oreilles et les mélodies de Farrell sont toujours aussi réussies et accrocheuses. Le côté très ésotérique et bizarre de Jane's Addiction est un peu moins présent sur cet enregistrement (probablement dû au fait qu'on a mis la pédale douce sur certaines drogues). Mais la qualité y est toujours quand même présente et l'accessibilité de l'album permettra certainement d'aller chercher un nouveau public qui était encore au biberon lorsque leur album précédent se retrouvait sur les palmarès. Avec tous les groupes qui sont apparus et disparus depuis 13 ans, Jane's Addiction a perdu sa place parmi les groupes les plus innovateurs et originaux. Mais, il reste que le quatuor demeure un ensemble parmi les plus solides. Peu de pièces parmi les 11 de l'album vous décevront et après 48 minutes d'écoute, vous aurez envie de recommencer au début. Si vous appréciez le succès Just Because, aucune mauvaise surprise ne vous attend. Un très bon album! (critique principale de novembre 2003)

½

Jet - Get Born

Jet, Get Born

Après The Vines, nous avons vu en 2003 l'apparition d'un autre groupe australien de grand talent dans le paysage rock alternatif. Jet nous a présenté son premier album il y a déjà plusieurs mois et j'avoue que j'avais un peu passé à côté. J'entendais bien quelques extraits dans les radios rock, mais rien n'attirait vraiment mon attention, jusqu'à ce que je décide de me le procurer et me paie quelques bonnes écoutes complètes. Depuis ce temps, je ne peux absolument plus m'en passer. C'est un album de hard rock bien simple au fond, avec des influences évidentes du rock n' roll des années 70. Ils nous offrent généralement une musique qui bouge aux mélodies accrocheuses, malgré un certain nombre de ballades toutes aussi efficaces comme celle au piano qui s'intitule Look What You've Done où on est plutôt près de l'atmosphère de John Lennon, la ballade acoustique Move On qui peut nous rappeler les Stones, sans oublier Radio Song qui peut se comparer à Champagne Supernova de Oasis. Vous connaissez probablement déjà l'excellente Are You Gonna Be My Girl et Cold Hard Bitch. Si vous les aimez, vous adorerez tout autant Rollover D.J., Last Chance et Get Me Outta Here qui sont parfois influencées de AC/DC et parfois de Sweet, pour ne nommer que ces groupes-là. Les 13 pièces totalisant 50 minutes en font un excellent album que je n'ai pas le choix d'ajouter dans mon top 20 de 2003, ainsi que dans mon top 20 hard rock. Une bien belle découverte, autant pour les amateurs de nouveau rock que pour les nostalgiques des années 70! (juin 2004)

Jewel - 0304

Jewel, 0304

Lorsque cette jeune fille de l'Alaska est apparue dans le paysage musical en 1995, elle nous proposait une musique alternative adulte, voire même folk, qui était particulièrement appréciée de la critique. Maintenant, qu'est-ce que j'entends sur ce nouvel album? Une musique pop bonbon très dansante à la Britney Spears. C'est probablement son manque de succès au palmarès après son premier album qui l'a poussée dans cette direction et son objectif est certainement atteint puisque c'est entré dans les premières positions au Billboard. Le succès Intuition l'a carrément propulsée au sommet. Tant mieux pour son portefeuille, mais avait-on vraiment besoin d'une autre chanteuse à chorégraphie quétaine dans le monde musical actuel. Il me semble que le marché est déjà assez saturé. Même la reine Madonna a de plus en plus de difficulté à s'illustrer. Dans le cas de Jewel, il y a probablement une question de goût puisque les jeunes adolescentes la trouveront certainement géniale, mais dans mon cas, je suis incapable d'aimer. L'étoile va pour sa pochette. (l'album à éviter d'août 2003)

½

Kinky - Atlas

Kinky, Atlas

Kinky est un groupe mexicain qui en est à son deuxième album. Bizarrement, il a d'abord été signé par une étiquette anglaise, Sonic 360, avant d'être distribué en Amérique par Nettwerk. Le groupe nous propose une musique pop dansante incorporant des éléments de rock, de funk et de musique traditionnelle sud-américaine. Contrairement à leur premier album, "Atlas" contient moins de musique électronique. Peut-être qu'ils ont changé leur orientation après avoir fait plusieurs spectacles dont les critiques ont été exceptionnelles. On parle même d'un groupe de scène plutôt que de disque. Parfois en espagnol et parfois en anglais, la musique de Kinky est toujours accrocheuse, comme vous pourrez vous en rendre compte sur les 2 premiers extraits Presidente et Snapshot. Dans The Headphonist, John McCrea de Cake vient raconter ses observations, alors que Airport Feelings est joué à la façon de Cake, ce qui est parfait pour les fans du groupe californien, mais vient gâcher la sauce pour les autres. Avec Do U Like It?, on explore la musique house de bien belle façon. Et toute cette variété se poursuit pendant 45 minutes sur 11 titres et une chanson cachée. C'est donc un album très varié que nous propose Kinky, un album qui demande quelques écoutes d'adaptation, mais qui est original et plus qu'intéressant. Les amateurs de musique mexicaine ou latine en général resteront peut-être sur leur appétit puisqu'il n'en reste que très peu. C'est plutôt un bon disque de musique internationale qui nous est offert, idéal pour ceux qui veulent entendre un son différent. (avril 2004)

Sonic 360 / Nettwerk

½

Korn - Take A Look In The Mirror

Korn, Take A Look In The Mirror

Même si j'avais bien aimé leur précédent album "Untouchables", il faut bien le reconnaître: Korn est sur une pente descendante depuis "Follow The Leader" lancé en 1998. Il est vrai que "Untouchables" était passablement intéressant, mais avec du recul, on n'en retient pas grand' chose, et c'est ce qui fait la différence entre un grand album et un album dans la moyenne. Sur "Take a Look In The Mirror", le groupe revient à un son plus lourd qui se rapproche de ses premiers enregistrements. Les fans de métal, qui ont peu de bons disques à se mettre sous la dent depuis quelques années, sauront sûrement apprécier. Par contre, on sent un certain essoufflement et les gars semblent avoir de la difficulté à demeurer créatifs sans se répéter (surtout dans la première moitié de l'album). La présence du rappeur Nas sur Play Me amène un vent de fraîcheur plus qu'intéressant à la 8è piste, ce qui contribuera fortement à améliorer la 2è moitié de l'album qui est largement supérieure. À moins que ce soit parce qu'on commence à s'habituer au style du disque. Il faut souligner l'ironie du groupe sur Y'all Want a Single qui sera le prochain extrait de l'album. Un des moments forts du CD est une pièce cachée: leur version en concert à MTV de One de Metallica. Ce qui est certain avec ce nouveau disque de Korn, c'est que quelques écoutes sont vraiment nécessaires pour pouvoir apprécier, mais ça demeure un bon disque métal. (mars 2004)

½

Catherine Lambert & Normand Vanasse, Des mots qui vont très bien ensemble

Catherine Lambert est certainement une des plus belles voix du Québec (malheureusement inconnue), alors que Normand Vanasse est un excellent guitariste de flamenco (tout aussi inconnu du grand public). Ils nous offrent ici 14 chansons des Beatles complètement réarrangées, dont 9 traduites en français par Vanasse (les 5 autres sont instrumentales). Oubliez les arrangements pop rock originaux. Ce que vous entendrez ici est entièrement constitué d'une seule guitare acoustique, parfois flamenco, parfois plus classique. Un peu de violoncelle discret vient parfois s'ajouter au duo sans plus. Leurs versions les plus réussies sont certainement Across The Universe (qui devient Partout dans l'univers), Mother Nature's Son (Enfant de la terre) et Yesterday (Autrefois) qui vient conclure l'album à merveille. Parmi les 5 pièces instrumentales, on retrouve entre autres Michelle et Day Tripper, la dernière demeurant la chanson la plus rythmée de tout le disque. C'est donc un album calme et introspectif qu'adoreront les maniacs des Beatles, mais aussi les amateurs de jazz acoustique. Un très bon album dans la catégorie "reposant". (février 2004)

XXI-21

½

Daniel Lanois - Shine

Daniel Lanois, Shine

Après avoir réalisé certains des plus grands albums des 20 dernières années ("Time Out of Mind" de Bob Dylan, "So" de Peter Gabriel, "The Joshua Tree" et "All That You Can't Leave Behind" de U2), Daniel Lanois nous revient avec son 3è album solo, son premier en 10 ans. Né au Québec et francophone d'origine, Lanois a travaillé avec les plus grands au monde dont Brian Eno. Le son de "Shine" se rapproche d'ailleurs de ce qu'a pu nous présenter Eno il y a 25 ans. Il s'agit d'une musique principalement ambiante avec un côté folk que ne renierait pas un Neil Young. Sa voix ordinaire est rapidement comblée par sa maîtrise parfaite de la guitare pedal steel qu'il joue sur à peu près toutes les pièces, ajoutant une atmosphère bien particulière à l'album. Il joue tous les instruments sur l'album sauf la batterie (par Brian Blade). Sur I Love You, on peut entendre les harmonies vocales de Emmylou Harris, alors que Bono vient chanter sur Falling At Your Feet, chanson que Bono a d'ailleurs co-écrite avec Lanois. Son esprit créatif et son désir de faire les choses à sa façon l'ont forcé à aller vers une étiquette de disques lui laissant toute la liberté dont il avait besoin pour pouvoir créer son oeuvre. C'est pourquoi on le retrouve sur l'étiquette Anti-, distribuée par Epitaph, qui a d'ailleurs signé d'autres artistes mécontents de leur relation avec leur compagnie de disques (Tom Waits, Nick Cave, Tricky, etc.). On peut donc être assuré que ce qu'on entend sur "Shine" vient vraiment du désir créatif de Lanois. C'est un album très relaxant et uniforme qui entrera nécessairement dans votre subconscient. Quelques écoutes sont nécessaires pour vraiment apprécier, mais si vous aimez la musique ambiante, vous en aurez plein les oreilles pendant les 46 minutes de l'album, qui est très bon. (juin 2003)

Anti- / Epitaph

½

Limp Bizkit - Results May Vary

Limp Bizkit, Results May Vary

Après 2 albums excellents en 1997 et 1999 avec "Three Dollar Bill Y'All$" et "Significant Other", c'est la dégringolade pour Limp Bizkit qui vient encore prouver que le plus difficile n'est pas d'atteindre le sommet, mais d'y demeurer. Sur "Results May Vary", on trouve un Fred Durst en manque complet d'inspiration. En plus, la sortie de l'album a été repoussée sans arrêt, ce qui aurait donc dû lui laisser le temps de travailler ses chansons au maximum. En fait, j'ai plutôt l'impression que c'est la compagnie de disques qui était gênée de mettre cet album sur le marché et qui repoussait la date de lancement. On retrouve 16 pièces, toutes fabriquées sur la même base, pour un trop long total de 69 minutes. C'est un album sans énergie qui nous inspire beaucoup plus à appuyer le bouton "avance rapide" que le bouton "retour à la piste précédente". On y retrouve les mêmes éléments déjà exploités sur les précédents enregistrements du groupe, mais dans une version sans saveur. Sur Phenomenon, on retrouve une bien pâle copie de Nookie, alors que les ballades acoustiques Behind Blue Eyes et Drown viennent finir de nous assommer complètement. Il n'y a que Gimme The Mic qui se tienne quelque peu et nous rappelle les bonnes années du groupe. Tout au long de l'écoute, j'ai eu l'impression que Durst a travaillé seul sur cet enregistrement et que les autres membres du groupe se sont effacés derrière. Voici ma prévision personnelle: le groupe devrait se séparer d'ici un an ou deux au maximum. On verra bien mes talents de devin. En attendant, si vous avez un 20$ à dépenser inutilement ou que vous êtes un trop grand fan du groupe pour vous en passer, vous pouvez toujours vous procurer ce nouvel album de Limp Bizkit. Mais, est-ce vraiment nécessaire? Dans mon cas, il ne fait que passer dans ma collection. (novembre 2003)

(je me sens généreux aujourd'hui!)

Linkin Park - Meteora

Linkin Park, Meteora

Linkin Park nous avait présenté un des bons albums de 2000 en "Hybrid Theory", mais j'avoue que je ne m'attendais à rien de bon par la suite. C'est que le groupe nous propose une musique à la base très commerciale et j'étais certain qu'ils tomberaient dans le même creux que Creed, Incubus ou plus récemment Papa Roach et Disturbed. J'ai été agréablement surpris en entendant un album au moins aussi bon que leur premier, même supérieur après quelques écoutes. C'est que Linkin Park est le groupe qui réussit le mieux à intégrer un hip hop de grande qualité à une musique métal très énergique. Vous n'entendrez pas de petites ballades monotones à la Bon Jovi sur "Meteora". Staind pourra vous satisfaire à ce niveau. La qualité des mélodies est toujours exceptionnelle et c'est sur une musique qui brasse qu'on vous les fera passer. Les arrangements sont magnifiques avec des sonorités diverses, souvent électroniques (Session), qui nous apparaissent au moment où on s'en attend le moins. On réussit aussi à intégrer des arrangements de cordes (Easier To Run, Faint et Lying From You) et de flûtes (Nobody's Listening) qui pourraient sembler inappropriées à leur style musical, mais qui au contraire, viennent enrichir grandement la mixture. Tous ces arrangements profitent également d'une réalisation de première qualité. Certains pourraient parler de surproduction, mais dans le cas de Linkin Park, le résultat est impressionnant. Après un court intro, l'album démarre en trombe avec Don't Stay et on sait déjà que ce sera bon. Ça se poursuit ensuite avec leur grand succès Somewhere I Belong qui est également excellent. La magie continuera d'opérer pour la totalité des 13 pièces de l'album qui est assez court avec ses 37 minutes. Linkin Park demeure un groupe de métal commercial, mais si vous avez aimé leur premier album et si vous appréciez le premier extrait de celui-ci, achetez-le sans hésiter et vous m'en remercierez. Une des belles surprises de l'année! (critique principale de juillet 2003)

½

Live - Birds Of Pray

Live, Birds Of Pray

Voici le 6è album de Live. Ils nous reviennent avec un son un peu plus rock sur "Birds Of Pray" en essayant un peu moins de passer des messages à tout prix, ce qui donne un son plus brut qui n'est pas inintéressant. Par contre, ils y vont avec des valeurs sûres dans les structures des chansons en appliquant les formules pré-établies dans le rock et en répétant ce qui a fait leur succès au milieu des années 90. On ne trouve donc plus la fraîcheur et l'originalité des premiers albums qui en ont fait l'un des meilleurs groupes rock américains de la décennie précédente. La trop grande présence de "power ballads" n'aide en rien l'originalité de l'album. Il y a bien de gros succès radio sur cet album (dont Heaven), de bonnes mélodies, en plus d'un son qui s'écoute bien, mais il ne faut pas être trop difficile sur le côté artistique. Ce n'est plus le groupe que nous avons connu. Live se cherche depuis l'excellent "Throwing Copper" de 1994. Le groupe qu'on compare à U2 aura du travail à faire pour durer aussi longtemps que le groupe irlandais. Les fans devraient quand même apprécier ce nouvel enregistrement bourré de chansons fredonnables. (novembre 2003)

The Mars Volta - De-Loused In The Comatorium

The Mars Volta, De-Loused In The Comatorium

The Mars Volta a été formé par deux anciens membres de At The Drive-In (Cedric Bixler et Omar Rodriguez-Lopez) et ils nous présentent ici le tout premier album de cette nouvelle carrière. Je dis "nouvelle carrière" car ce nouveau groupe n'a que peu de liens avec l'ancien. The Mars Volta nous offre un heureux mélange de punk hardcore et de rock progressif, expérimental et psychédélique, sans oublier des éléments de free jazz. Leurs influences vont de Husker Dü à Faith No More, en passant par Mr. Bungle. J'ai même reconnu des influences de Rush en quelques occasions. "De-Loused In The Comatorium" est en fait un album concept qui vous transportera dans une atmosphère tout à fait unique pendant 60 minutes. Vous aurez certainement besoin de plusieurs écoutes pour adhérer à ce style musical plutôt difficile d'approche et qui n'a absolument rien de commercial, mais l'effort vous sera bien récompensé. Pour amateurs de rock original et différent... (août 2004)

½

100th Window *

Massive Attack, 100th Window

Massive Attack n'a plus rien du trio qu'il était à ses débuts. Il ne reste qu'un membre original, Robert Del Naja, qui travaille maintenant en duo avec le réalisateur Neil Davidge. Par contre, musicalement, la différence est peu perceptible avec les oeuvres précédentes du groupe de Bristol en Angleterre. On y trouve la même musique atmosphérique, planante, langoureuse, reposante. Les critiques sont plutôt partagés vis-à-vis ce nouvel enregistrement de Massive Attack, mais "100th Window" demeure un excellent album électronique. On ne parle plus vraiment de trip hop depuis 3 ou 4 ans (avec Portishead qui se fait attendre et d'autres groupes qui n'ont pu survivre au mouvement), mais Massive Attack vient nous prouver que le style n'est pas mort et qu'on peut le faire avancer plus loin. Sans rien révolutionner, on nous présente des chansons efficaces, idéales comme musique de fond dans un lounge, ou uniquement pour relaxer avant d'aller dormir. L'uniformité de l'album est en fait sa seule faiblesse, car plusieurs des pièces se ressemblent et il faut quelques écoutes avant de les différencier facilement. Il y a seulement l'excellente Special Cases que vous reconnaîtrez facilement après une seule écoute. L'album contient 9 pièces plus une instrumentale en boni et dure 68 minutes au total. Vous ne pourrez donc pas l'écouter à répétition dans une même journée, au risque de vous ennuyer un peu à partir de la deuxième écoute. La dose suggérée: une fois par jour. Après une semaine, vous l'apprécierez vraiment. Même s'il est inférieur à "Mezzanine", "100th Window" est un très bon album. Mais, il ne connaîtra assurément pas le succès du précédent, puisque le style n'a plus la popularité d'autrefois. (critique principale de mai 2003)

½

Erin McKeown - Grand

Erin McKeown, Grand

"Grand" est le troisième album de cette jeune auteure/compositeure/interprète américaine. Elle nous offre une musique alternative lègère et adulte à base de rock, mais surtout de folk et à l'occasion de country (How To Be A Lady). En plus de chanter, elle joue autant de la guitare acoustique et électrique, que du piano, de l'orgue et de l'accordéon. Elle joue même la basse et la batterie sur la pièce James!, ce qui en fait donc une artiste très complète. Par son son très doux et acoustique, elle rejoindra surtout un public adulte, amateur de folk et de musiques qui ne brassent pas trop. Sa voix est charmante et ses mélodies accrocheuses ravieront le même public que Lisa Loeb et Natalie Imbruglia. L'album commence en force avec Slung-Lo et Cinematic qui ne sont pas sans nous rappeler Elvis Costello au niveau des arrangements. Sur The Taste Of You, le rythme de la chanson jumelé aux cuivres nous ramène presque jusque dans les années 20. Par la suite, j'ai malheureusement l'impression qu'elle se campe dans un style très adulte qui ne lui permettra pas de sa faire remarquer du grand public (dont un des principaux marchés est celui des ados). Ce sont 14 pièces courtes qu'on retrouve ici pour un total de 40 minutes seulement. C'est un album qui s'écoute bien, même s'il peut devenir un peu ennuyant vers la fin. C'est tout de même original et les amateurs du genre devraient adorer. (septembre 2003)

Nettwerk

Sarah McLachlan - Afterglow

Sarah McLachlan, Afterglow

Cette talentueuse chanteuse de Halifax en Nouvelle-Écosse a su se forger une armée de fans depuis 15 ans, non seulement au Canada, mais aussi aux Etats-Unis et en Europe. Grâce à un son pop ambiant hors du commun, elle a su séduire un large public en plus de s’attirer les faveurs de la critique. Avec "Afterglow", il s’agit en fait de son grand retour en studio depuis le méga-succès de 1997 "Surfacing". C’en est la suite logique avec peu d’éléments nouveaux, si ce n’est qu’une plus grande maturité. Les mélodies sont toujours aussi efficaces et le potentiel commercial est encore une fois bien présent. L’album est une fois de plus réalisé par Pierre Marchand, un fidèle collaborateur de McLachlan. Marchand y joue également claviers, guitare et basse à l’occasion. Parmi les autres musiciens, notons la présence importante de la violoncelliste québécoise Jorane qui y joue le violoncelle et en fait les arrangements, en plus d’ajouter sa voix chaude sur quelques pièces de l’album. Le légendaire bassiste Tony Levin vient jouer sur quelques pièces alors que le mari de McLachlan, Ashwin Sood, joue la batterie et les percussions tout au long de l’album. "Afterglow" plaiera certainement aux fans de Sarah McLachlan qui ont aimé "Surfacing". Il ne manquerait que quelques pièces de qualité supérieure pour en faire un album hors du commun et il me semble un peu trop court avec ses 40 minutes atteintes de peine et de misère. Il s’agit tout de même d’un bien bon retour de sa part. (janvier 2004)

Nettwerk

½

Metallica - St. Anger

Metallica, St. Anger

Metallica a pris 6 ans avant de nous présenter du nouveau matériel après l'album "Reload" lancé en 1997. Il faut dire qu'ils ont passé plus de temps à combattre le piratage qu'à écrire de nouvelles chansons. "St. Anger" nous amène un changement de style qui était fortement souhaité, particulièrement par les fans de la première heure dont je faisais partie. On retrouve les pièces de 7 ou 8 minutes avec de nombreux changements de tempo qui ont fait les belles années du groupe sur leurs 4 premiers albums dans les années 80. L'élément qui me tracassait un peu était qu'ils travaillaient à nouveau avec le réalisateur Bob Rock reconnu pour ses productions pop très léchées. Le résultat avait été très bon sur leur album éponyme (l'album noir) de 1991, alors que l'album a battu tous les records de ventes du métal, mais sur "Load" et "Reload", c'était beaucoup moins reluisant. En écoutant l'album, j'ai été plutôt surpris d'entendre un son plus garage que ce que le réalisateur a fait dans sa carrière avec de nombreux groupes hard rock. J'avais un autre doute en entendant le premier extrait, la chanson-titre. Mais après quelques écoutes, elle fait partie des bonnes pièces de l'album en compagnie de Frantic et Invisible Kid. Tout l'album doit être écouté à quelques reprises pour pouvoir l'apprécier et il faut aimer la musique qui brasse drôlement. Ceux qui ont découvert le groupe avec l'album noir auront certainement un haut-le-coeur à l'écoute de "St. Anger", parce que le côté pop, présent à l'époque, n'existe plus. De mon côté, les ayant suivi depuis le début de leur carrière, il me reste encore un doute lorsque j'écoute ce nouvel enregistrement. Je l'écoute depuis maintenant un mois et je suis incapable de le trouver aussi bon que les autres critiques le disent. Il me semble qu'on est bien loin des classiques "Master Of Puppets" et "...And Justice For All" qui demeurent les albums de Metallica à posséder à tout prix. Il manque quelque chose à "St. Anger" sur lequel je suis incapable de mettre le doigt, mais il ne vient pas me chercher comme d'autres albums du groupe ont réussi à le faire dans le passé. C'est certainement le meilleur depuis l'album noir, mais j'ai l'impression que le groupe profite d'un creux dans le métal pour paraître génial (en attendant le prochain album de System Of A Down). Le futur le dira, mais je considère cet album comme plutôt moyen. Faites-en votre propre opinion, mais ne m'écrivez pas pour me crier des bêtises. Ou avant de m'écrire, commencez par écouter les enregistrements du groupe dans les années 80. Ils sont tous disponibles sur Archambault.ca. (critique principale d'août 2003)

½

Morning Star, My Place In The Dust

Morning Star est essentiellement un gars, Jesse D. Vernon, qui roule déjà sa bosse depuis un bon moment en Angleterre. Il s'agit d'un crooner de la nouvelle génération qui s'exécute sur un fond de musique brit pop un peu jazzy ou parfois folk. Ce type de séducteur n'offre pas vraiment mon genre de musique et je considère plus intéressant son accompagnement que ses prouesses vocales, même s'il a clairement tout un talent. Sa voix rappelle vaguement Jim Morrison et sur la pièce Morning Star, on n'est pas très loin de ce que The Doors pouvaient faire, surtout avec l'ajout de l'orgue. Sur l'ensemble de l'album, la musique est très riche (même si elle est dominée par la voix de Vernon) grâce à l'inclusion d'instruments des plus variés comme de la flûte, des cuivres, du violoncelle, du violon, de l'accordéon et du piano. L'album, qui ne dure que 40 minutes, est un excellent outil de relaxation et a une bonne ligne directrice. C'est donc un album idéal pour les amateurs de voix puissantes et de musique calme et douce. Avis important: écoutez-le quelques fois pour pouvoir vraiment l'apprécier. (octobre 2003)

Enregistrements D7

Muggs - Dust

Muggs, Dust

Muggs, de son vrai nom Lawrence Muggerud, est un DJ et réalisateur américain qui a travaillé avec plusieurs artistes de renom, particulièrement dans le milieu hip hop. Il a entre autres collaboré avec House Of Pain et Ice Cube, mais il est surtout reconnu pour son travail avec Cypress Hill. Il s’est fait également connaître en 1997 et 2000 avec les chapitres 1 et 2 de "Muggs Presents The Soul Assassins" sur lesquels on retrouvait quelques-uns des plus grands noms du hip hop actuel. Sur "Dust", son premier album solo, on ne retrouve que très peu d’éléments de hip hop. On retrouve plutôt des mélanges de trip hop et de rock naviguant entre Massive Attack, Tricky, Moby, Radiohead et même REM (sur Faded). L’électronique occupe une place de choix (rien de bien étonnant considérant qu’il est DJ à la base), mais il utilise aussi des guitares bien planantes qui amènent une ambiance plutôt agréable à cet album de 47 minutes seulement (réparties sur 14 titres). Un bien bon album que devrait posséder tout amateur de musique originale et actuelle. (janvier 2004)

Anti- / Epitaph

½

Muse - Absolution

Muse, Absolution

Muse est un trio britannique qui en est déjà à son troisième album. Il s'agit du premier album à véritablement attirer l'attention des américains et mon attention personnelle par le fait même. C'est un groupe brit pop qui est évidemment largement influencé par Radiohead, peut-être plus encore que Coldplay et Travis qui ont su s'en différencier avec les années. Dans le cas de Muse, le son de Radiohead est encore très présent dans la quasi-totalité de leurs compositions. D'ailleurs la voix de Matthew Bellamy n'est pas bien loin de celle de Thom Yorke. Malgré ces nombreuses ressemblances, les compositions de Muse bénéficient d'une certaine originalité propre aux britanniques. Sans comparer "Absolution" aux meilleurs albums de Radiohead et à l'excellent "A Rush Of Blood To The Head" de Coldplay, disons qu'il s'agit d'un album très solide à écouter en entier. Parfois doux et introspectif, l'album se transforme par moments en rock particulièrement agressif. J'ai même lu quelque part une comparaison avec Slipknot, mais c'est totalement exagéré. Je préfère plutôt parler de riffs de guitare influencés par Black Sabbath à certains moments bien précis de quelques pièces, mais Muse est bien loin d'être un groupe heavy metal. J'ai aussi cherché sur l'album pourquoi j'avais lu une comparaison avec Nirvana, mais sans succès. Disons que Muse est un bon groupe rock britannique qui plaira assurément aux amateurs de Radiohead de la période d'avant "Ok Computer" (la période la plus rock du groupe). Si vous aimez l'extrait Time Is Running Out, il n'y a pas à hésiter une seconde à vous procurer "Absolution" qui vous comblera certainement. (septembre 2004)

½

 My Morning Jacket – It Still Moves (2 CD)

My Morning Jacket It Still Moves (2 CD)

Le groupe de rock alternatif à tendance country du Kentucky a présenté l’album It Still Moves en 2003. C’était leur troisième album studio. Treize ans plus tard, il est réédité dans une version remixée et remasterisée, avec en plus un deuxième CD en boni contenant du matériel jamais paru auparavant, dont plusieurs versions démos. Sur It Still Moves, My Morning Jacket nous offrent une musique qui n’est pas sans nous rappeler Neil Young ou The Band, avec un folk rock sudiste de grande qualité. Plusieurs pièces s’étendent en longueur avec 12 titres sur 72 minutes, mais ça semble toujours justifié et rarement ennuyant. Bien construit, l’album figure toujours parmi les plus intéressants de leur carrière. (juin 2016)

ATO

½

Nataraj XT - Ocean Birds

Nataraj XT, Ocean Birds

Nataraj XT est un trio français qui en est à son deuxième album. Il nous propose un mélange de musique traditionnelle indienne (grâce à de la sitar et du sarod) et de musique électronique. Ce qui en résulte est tout à fait original et actuel. Même si la musique, complètement instrumentale, prend une tendance plutôt ambiante, il arrive qu'elle soit un peu plus dansante à l'occasion. Même que sur certaines pièces, on peut facilement imaginer une danseuse du ventre faire son numéro. L'album de 11 titres et de près d'une heure de musique contient une très bonne ligne directrice et a une certaine uniformité. Cette uniformité est peut-être son principal point négatif d'ailleurs, surtout pour quelqu'un comme moi qui n'a pas vraiment d'attrait naturel envers ce style musical. Par contre, les amateurs de musique électronique moderne et de musique du monde plus traditionnelle en auront plein les oreilles et constateront à quel point le mélange des deux styles musicaux donne un résultat surprenant. Si vous désirez vous ouvrir à de nouvelles  possibilités musicales, Nataraj XT vous comblera certainement. (octobre 2003)

Nutone / Nettwerk

Nickelback - The Long Road

Nickelback, The Long Road

Voici la suite du méga-succès de 2001 "Silver Side Up" qui s'est vendu à plusieurs millions d'exemplaires et a permis au groupe d'atteindre la célébrité chez les américains, particulièrement grâce à la bombe How You Remind Me. Souvent considéré comme le Bon Jovi des années 2000, Nickelback a su se bâtir un style accrocheur qui fait la joie des radios rock depuis 2 ans. Il fallait donc s'attendre à la même formule éprouvée pour l'album suivant et c'est ce qu'on retrouve sur "The Long Road". Rien ne devrait vous surprendre si ce n'est que quelques pièces un peu plus rock n' roll comme la chanson d'ouverture Flat On The Floor et Because Of You qui brassent drôlement plus que le reste de l'ensemble. En plus des succès Someday et Figured You Out, on retrouve 3 chansons en boni dont l'excellente reprise de Saturday Night's Alright (For Fighting) de Elton John. Les mélodies accrocheuses et la guitare bien rythmée viennent encore une fois garnir cet album qui conserve essentiellement un côté pop qui découragera complètement la majorité des critiques. Artistiquement, l'album n'a évidemment rien de bien génial et original, mais commercialement, il s'agit d'un disque d'une grande efficacité qui supplantera bon nombre de groupes en vogue en ce moment. Même si je ne crois pas que Nickelback survivra à bien des générations, il reste néanmoins que le groupe nous offre un album qui s'écoute bien et que l'on fredonnera pendant des mois. Dans le genre, Nickelback demeure toujours en tête de liste avec "The Long Road" et le groupe satisfera entièrement ses fans. Un album très honnête que vous n'avez qu'à éviter si vous êtes un anti-commercial. (critique principale de décembre 2003)

½

The Offspring - Splinter

The Offspring, Splinter

Voici un groupe qui fait partie de ceux qui ont relancé le punk rock dans les années 90 avec Green Day. Leur album "Smash" a connu un tel succès que les punks ont commencé à les traiter de traîtres et à les renier. Pourtant, bien que l'album était très accessible, il n'était pas si différent de ce qu'ils avaient enregistré auparavant. Par contre, par la suite, le groupe a définitivement adopté un style plus pop, particulièrement avec l'album "Americana". "Conspiracy Of One" m'avait passablement déçu et j'attendais de pied ferme un nouvel enregistrement. Voici enfin "Splinter" qui nous présente un retour aux sources, plus près de "Smash" que tout ce qu'ils nous ont offert par la suite. Il n'y a que le succès Hit That qui nous rappelle plus "Americana" par son côté pop plutôt simpliste, mais tellement efficace. Encore une fois, le groupe nous présente des chansons courtes, rapides et d'une grande efficacité qui nous font passer cet album de 32 minutes en coup de vent. Ils conservent toujours autant leur côté adolescent et immature qui a fait leur renommée et ne tentent pas de faire de la musique sérieuse, contrairement à Blink 182. On en a une belle preuve sur The Worst Hangover Ever où en plus de nous parler de leur pire lendemain de veille, ils nous offrent un ska qui sort pas mal de leur style habituel. Le tout se termine par une chanson interprétée à la manière des années 30 ou 40 avec un son médiocre (When You're In Prison). Si vous aimez le genre pop/punk facile à digérer, The Offspring demeure définitivement un incontournable. C'est un bien bon album! (critique principale de mars 2004)

½

Oh Susanna - Oh Susanna

Oh Susanna, Oh Susanna

Oh Susanna (de son vrai nom Suzie Ungerleider) est une jeune chanteuse country folk de Vancouver. Elle en est à son 3è album, nous présentant maintenant la suite de "Sleepy Little Sailor" paru en 2001. Elle écrit la totalité de ses chansons, paroles et musiques, en plus de les interpréter avec énormément de justesse et de talent. Elle s'accompagne également à la guitare sur l'ensemble des 12 titres de l'album, qui naviguent entre le country, le folk rock et la musique pop contemporaine. On peut faire des parallèles avec Melissa Etheridge (voix rauque en moins), Sheryl Crow et même Tori Amos en quelques occasions. Sur Right By Your Side, on peut même remarquer une influence des Rolling Stones, qui ont marqué sa jeunesse a-t-elle déjà avoué. À part pour cette chanson et peut-être Cain Is Rising, l'ambiance est généralement plutôt douce et ne risque pas d'attirer l'attention des rockers qui s'emmerderont assez rapidement. Par contre, les amateurs de bonne musique folk contemporaine devraient tendre l'oreille vers Oh Susanna qui leur donnera un produit de qualité à se mettre sous la dent. Même si je ne crois pas qu'elle marquera le paysage musical canadien avec cet album, elle nous présente tout de même de solides enregistrements. À surveiller dans les prochaines années... (février 2004)

Nettwerk

Papillon, Mal élevé

Stéphane Papillon est un jeune chanteur de la région de Québec qui fait son apparition dans le paysage musical québécois et qui ne tardera pas à faire sa place. Les premiers extraits As-tu peur d'la mort? et Kung fu minou font déjà fureur dans les radios rock et l'album "Mal élevé" contient au moins 3 autres chansons qui sont des succès assurés. En fait, c'est un album extrêmement solide qu'il nous présente comme premier essai. Les 13 pièces sont excellentes et le remplissage est inexistant, chose bien rare de nos jours. Dès le premier titre, Kekchose, Papillon nous rappelle Lucien Francoeur par sa façon de chanter (ou plutôt de parler). Cette influence se fait sentir à différents autres moments sur l'album. Musicalement, la comparaison la plus facile à faire est le groupe québécois Le Nombre qui nous offre le même genre de rock n' roll simple et efficace. Les noms de Francoeur et du Nombre se retrouvent d'ailleurs dans les remerciements. Les autres comparaisons sont plus difficiles. Il y a bien un peu des Respectables, surtout que le guitariste Pascal Dufour a coécrit et joué quelques titres. Le langage très "joual" de l'album et la dernière pièce, l'excellente A fait d'la mousse, ne sont pas sans nous rappeler Charlebois. Finalement, les pièces les plus rock n' roll ont certainement des influences du punk new yorkais du début des années 70 (New York Dolls et compagnie). La folie des textes de Papillon jumelée aux musiques qui brassent forment une combinaison gagnante et donnent un des meilleurs albums québécois de l'année jusqu'à maintenant. En plus, après l'avoir vu en spectacle aux Francofolies, je peux vous confirmer qu'il est toute une bête de scène et qu'il mérite le détour. Fans de bon rock québécois, voici un vent de fraîcheur pour le futur... (septembre 2003)

Enregistrements D7

½

Peaches - Fatherfucker

Peaches, Fatherfucker

Merrill Nisker (alias Peaches) nous présente son deuxième album pour faire suite à "The Teaches of Peaches" qui avait été acclamé par la critique. Cette canadienne d'origine, établie à Berlin, nous présente encore une fois un son électro/punk dansant qui ne manque pas d'originalité, même s'il n'a que très peu de potentiel commercial. Ses influences vont de Iggy Pop (avec qui elle fait d'ailleurs la chanson Kick It) à Elastica, en passant par le new wave du début des années 80 (particulièrement Blondie). Sur la première pièce, I Don't Give a Fuck, elle utilise un échantillonnage en boucle de Bad Reputation de Joan Jett pour en faire une de ses chansons les plus punks. Sauf que l'utilisation abusive et gratuite de jurons ne fait que créer une caricature plus ou moins crédible et plutôt inintéressante. C'est aussi très souvent le cas lorsqu'elle traite de sexe (c'est-à-dire assez souvent, mais surtout sur Shake Yer Dix), car ça semble toujours un peu gratuit, comme une enfant qui est très heureuse de lancer des gros mots devant des gens. Pourtant, ce n'est pas le genre de chose qui me dérange habituellement, mais il faut tout de même que ce soit placé dans un but artistique quelconque, ce qui ne semble pas toujours être le cas sur "Fatherfucker". Sur Rock N' Roll, on pourrait presque chanter la chanson de Led Zeppelin du même titre et on a l'impression qu'elle a voulu refaire le plus gros succès de son premier album, Rock Show. C'est lors de pièces électroniques plus atmosphériques qu'elle est à son meilleur (I'm The Kinda, I U She, Operate et Stuff Me Up). La dansante The Inch est également particulièrement efficace. Ce n'est quand même pas un mauvais album, puisqu'elle a un son unique particulièrement original et qu'on trouve de bien bonnes pièces sur "Fatherfucker". Mais, elle a un côté caricatural qui m'agace légèrement, comme si elle voulait à tout prix devenir la femme la plus vulgaire de l'industrie musicale. Elle pourrait avoir d'autres objectifs beaucoup plus gratifiants... (août 2004)

½

Pennywise - From The Ashes

Pennywise, From The Ashes

"From The Ashes" est le 7è album de Pennywise, et peut-être son meilleur depuis 1995. Le groupe nous revient avec le bon vieux punk rapide qui a fait ses belles années et celles de Bad Religion. Par moments, la ressemblance avec le Bad Religion de 1990 est même un peu gênante. Mais après tout, il n'y a pas à rougir à être comparé au plus grand groupe punk de Californie. Je crois qu'avec ce nouvel album, le groupe reprend définitivement le fauteuil du conducteur parmi tous les groupes punks qui nous proviennent de la côte ouest et qui nous ont présenté plusieurs albums décevants et sans énergie depuis quelques années. Sur "From The Ashes", l'énergie est vraiment au rendez-vous et vous ne vous ennuierez pas 2 secondes. Évidemment, ils ne réinventent rien puisque tous les horizons ont pas mal été explorés dans ce créno, mais ils nous représentent le tout de bien belle façon. Un album honnête (incluant un DVD) qui comblera les fans et pourrait même aller en chercher quelques nouveaux. Leurs spectacles risquent d'être plutôt intéressants. (décembre 2003)

Epitaph

½

A Perfect Circle - Thirteenth Step

A Perfect Circle, Thirteenth Step

A Perfect Circle a été formé en 1999 par le chanteur de Tool, Maynard James Keenan et son technicien de guitares, Billy Howerdel. Il s'agissait au départ d'un projet parallèle à Tool dans une période où le groupe avait de graves problèmes légaux avec sa compagnie de disques. Le premier album du projet, "Mer de noms", a connu un certain succès et présentait de belles qualités artistiques. Le groupe récidive cette année avec "Thirteenth Step" qui poursuit dans la même direction que l'album précédent avec un plus grand potentiel commercial. Le son s'apparente passablement à celui de Tool (grâce à la voix particulière de Keenan et les rythmes de guitares saccadés). Les chansons sont tout de même un peu moins sombres et les mélodies, d'une grande efficacité. On explore la musique ambiante en quelques occasions avec des orchestrations et de magnifiques arrangements, ce qui n'aurait jamais été possible avec le son métal de Tool. Le succès Weak And Powerless a envahi les ondes radios à sa sortie et semble vouloir y demeurer. Peu d'autres pièces risquent de se retrouver à la radio car, même si le potentiel est là, le groupe demeure alternatif et différent de la mode du moment. Les amateurs de musique lourde et originale seront certainement comblés, car c'est un bien bon album qui risque de se mériter une place dans mon top 20 de l'année. C'est à surveiller. (décembre 2003)

Pink - Try This

Pink, Try This

Troisième album de la mauvaise fille de la musique pop Alecia Moore (alias Pink), "Try This" représentait tout un défi pour elle suite au méga-succès de "Missundaztood" 2 ans plus tôt. Cet album lui avait permis de faire autant sa marque chez les amateurs de musique pop, R&B que rock. Encore une fois, "Try This" nous propose un heureux amalgame de styles qui rejoindront ses admirateurs sans aucune difficulté. On compte déjà quelques succès incontournables comme God is a DJ, Trouble et Last To Know, mais il y a aussi les excellentes, Save My Life et Humble Neighborhoods. Cette dernière est un rock n' roll effréné d'une grande efficacité que n'aurait certainement pas renié une Joan Jett et elle représente de loin ma préférée de l'album. Le reproche que je peux faire à Pink dans son côté le plus rock est l'utilisation d'un son plutôt vieillot déjà grandement utilisé auparavant. Pourtant, sans parler de grande originalité, ses chansons pop contiennent une certaine fraîcheur musicale. Pink a la qualité de nous proposer une musique de party, essentiellement joyeuse et positive. Sa musique ne vous ennuiera jamais, sauf peut-être dans le cas de quelques ballades. Sans être supérieur au précédent, ce dernier album de Pink constitue une suite honnête à l'album de sa carrière. Un bon divertissement! (juillet 2004)

½

Placebo - Sleeping With Ghosts

Placebo, Sleeping With Ghosts

Ce 4è album du groupe londonien Placebo est probablement le plus accessible que le groupe nous ait présenté jusqu'à maintenant. Son potentiel commercial est énorme et par moments j'avais pratiquement l'impression d'entendre Live ou un autre groupe commercial du genre. À d'autres moments, le groupe m'a rappelé un son rock des années 80 à mi-chemin entre Rush et certains groupes hard rock. L'expérimentation demeure présente par moments, mais ce qui est certain, c'est que les mélodies sont particulièrement efficaces et nous restent en tête très longtemps. Malheureusement, encore une fois, les américains n'aimant pas beaucoup la musique britannique ne risquent pas d'adopter Placebo, ce qui fait que le succès ne devrait pas leur tomber dessus malgré un bon album. Je le suggère fortement à tout amateur de rock britannique et les fans du groupe ne devraient pas être déçus. Certaines éditions du CD contiennent 2 chansons cachées: une surprenante version de Daddy Cool de Boney M et un remix de Without You I'm Nothing par Unkle mettant en vedette David Bowie. (décembre 2003)

½

Iggy Pop - Skull Ring

Iggy Pop, Skull Ring

Pour la première fois depuis 30 ans, Iggy Pop travaille à nouveau avec les Stooges (Ron et Scott Asheton) avec qui il s'est fait connaître dès la fin des années 60, en plus d'enregistrer le classique de "Raw Power" en 1973. On retrouve les Stooges sur 4 des 16 pistes de l'album dont la chanson d'ouverture (Little Electric Chair) et la chanson-titre. Sur le premier extrait, l'excellente Little Know It All, on peut entendre le groupe punk canadien à succès Sum 41, alors que Green Day vient jouer sur 2 pièces. La collaboration la plus intéressante est certainement celle de Peaches qui vient se déchaîner sur 2 titres, Rock Show et Motor Inn, les 2 pièces les plus originales du disque. Pour tout le reste de l'album, ce sont les Trolls qui viennent accompagner Iggy, sauf pour une pièce acoustique interprétée par Iggy seul (Til Wrong Feels Right). On retrouve donc un grand nombre de bonnes chansons sur ce nouvel enregistrement du grand-père du punk qui nous prouve que, malgré ses 56 ans bien comptés, il demeure l'un des meilleurs dans son genre. (février 2004)

½

Puddle Of Mudd - Life On Display

Puddle Of Mudd, Life On Display

À la sortie de ce 2è album de Puddle Of Mudd, je suis resté plutôt indifférent puisque je n'avais pas trop apprécié le manque d'originalité de leur premier enregistrement, "Come Clean". Sauf qu'après avoir lu quelques critiques incroyables parlant d'un des meilleurs albums métal de l'année 2003, je me suis décidé à l'écouter. Finalement, j'aurais dû suivre ma première idée. C'est que vous ne trouverez rien de plus original sur "Life On Display", mais qu'en plus il nous manque la présence de succès incroyables comme on retrouvait sur leur premier essai. Encore une fois, ce sont une liste de clichés rock, métal et grunge qu'on retrouve avec des liens trop faciles vers Nirvana, Stone Temple Pilots et Alice In Chains pour n'en nommer que quelques-uns. Ils s'aventurent exactement sur le même terrain que leurs grands frères de Creed qui ne pourront connaître du succès indéfiniment avec si peu d'éléments originaux. Ils me font également penser à Incubus dont je n'ai même pas envie d'écouter le plus récent album tellement ils me découragent. Si c'est grâce à Fred Durst de Limp Bizkit que Puddle Of Mudd a pu connaître le succès, le groupe ne pourra toutefois pas atteindre la qualité des premiers enregistrements de Limp Bizkit (aujourd'hui c'est différent). Dans le genre, les gars de Nickelback passent pour des génies à côté de Puddle Of Mudd. Un album passablement ennuyant avec très peu d'éléments intéressants. (avril 2004)

Puddu Varano, Time To Grow

Alex Puddu (d'Italie) et Morten Varano (du Danemark) nous présentent un mélange de funk, house, disco, soul, jazz, rock et latin passablement difficile à comparer. Tous deux influencés par le punk et le rock underground, ils ont bifurqué ensemble vers un son plus électronique. Varano dirige deux des plus populaires clubs de Copenhague au Danemark. Le duo en est à son 3è album depuis 1997, le premier à être lancé au Canada grâce aux Enregistrements D7. "Time To Grow" nous présente 10 pièces à tendance lounge d'une richesse musicale exceptionnelle. Vous entendrez une ambiance musicale jamais entendue auparavant qui vous emplira les oreilles d'une multitude de sons (toujours agréables) pendant 45 minutes. On retrouve des chanteuses invitées sur la majorité des pièces, même si le texte est plutôt secondaire dans les compositions de Puddu Varano. Le principal défaut de l'album est qu'on n'en retient pas grand' chose et qu'il demeure surtout un album d'ambiance plutôt qu'un album de premier plan. "Time To Grow" demeure tout de même un album à découvrir pour tout amateur de nouvelle musique originale et riche en sonorités diverses. (novembre 2003)

Enregistrements D7

½

Radiohead - Hail To The Thief

Radiohead, Hail To The Thief

Un grand nombre de fans de Radiohead, qui avaient atteint le nirvana avec l'excellent "Ok Computer", ont eu un peu de difficulté à suivre le groupe dans ses expérimentations électroniques sur les albums "Kid A" et "Amnesiac". Les rumeurs précédant cet album parlaient d'un retour à un son plus rock ce qui a grandement augmenté la hâte vis-à-vis "Hail To The Thief". C'est en effet un album qui contient plus d'éléments rock que les deux albums précédents, mais contient aussi de l'électronique. Il s'agit certainement du meilleur compromis que le groupe pouvait faire (si compromis il y a eu connaissant leur tendance à ne pas en faire). L'album contient 14 titres totalisant plus de 56 minutes et a ce qu'il faut pour satisfaire tous les fans de "The Bends" à "Amnesiac". Comme pour tous leurs albums précédents, quelques écoutes sont nécessaires avant de vraiment apprécier, mais la patience est grandement récompensée. À quelques reprises sur l'album, les chansons plus rock m'ont rappelé le Pearl Jam du temps de l'album "Vs" par la rythmique et le son de guitare. Dans certains moments plus introspectifs, on est assez près de ce que Coldplay nous a offert l'an dernier sur "A Rush Of Blood To The Head". Rien de bien gênant pour Radiohead qui a inventé le genre de toute façon. Le premier extrait There There met un peu de temps avant de nous conquérir, mais elle est tout à fait excellente, comme le nouvel extrait d'ailleurs, A Punchup At A Wedding. Les pièces s'enchaînent toutes avec une merveille déconcertante et malgré la longueur de l'album et son atmosphère assez lourde, on ne peut faire autrement que de l'écouter d'un seul trait. Si "Ok Computer" était l'album de toute une époque, "Hail To The Thief" n'est pas très loin derrière et figurera assurément parmi les meilleurs albums de 2003. Bravo... (critique principale de septembre 2003)

½

The Rapture - Echoes

The Rapture, Echoes

Groupe rock new yorkais à forte tendance électronique, The Rapture nous présente son 2è véritable album avec "Echoes". Même si le groupe va de façon évidente puiser dans le punk et le new wave (on pense surtout à Talking Heads, Joy Division et The Cure), on peut aussi deviner de fortes influences de groupes électroniques des années 80 comme New Order et même Depeche Mode. Certaines pièces sont en effet très dansantes et feront le bonheur des DJ rock pour tenir leur bar animé (The Coming Of Spring et l'excellente House Of Jealous Lovers entre autres). À part Open Up Your Heart, une ballade au piano un peu douteuse à la Coldplay qui vient casser le rythme à la 3è piste, on ne trouve que très peu de faiblesses évidentes et l'ensemble est particulièrement réussi. Si vous aimez Franz Ferdinand et The Killers, The Rapture est un incontournable pour votre collection. Un bien bon album original d'un groupe qui sera fortement à surveiller dans un futur pas si lointain. (août 2004)

½

Sam Roberts - We Were Born In A Flame

Sam Roberts, We Were Born In A Flame

Voici un jeune homme de Montréal qui fait de plus en plus sa marque dans le paysage pop rock canadien et qui s'apprête à conquérir le monde. Après un mini-album à succès (grâce surtout à Brother Down), il nous présente son premier album, "We Were Born In A Flame". Ici, ce sont 14 titres qu'on retrouve incluant 3 succès du mini-album (Brother Down, Where Have All The Good People Gone et Don't Walk Away Eileen). Il nous présente un son rock toujours accessible et original, des chansons pop parfaites pour les radios rock et qui vous resteront en tête pendant des jours et des jours. Ses influences se situent autant dans le rock des années 70 et 90 que dans le folk, et on peut aussi sentir un petit penchant country à l'occasion (en forçant un peu tout de même). Je le considère comme le chanteur pop rock montréalais anglophone #1 présentement, considérant le manque d'originalité de David Usher depuis qu'il travaille en solo et qu'il a tendance à s'éloigner du rock pour plaire à son public féminin. Contrairement à Usher, Roberts tombe rarement dans le cliché. Les textes sont recherchés (même en français sur No Sleep), les mélodies sont efficaces et l'atmosphère est ensoleillée. L'impression que j'ai eu à l'occasion était de me retrouver dans une magnifique journée ensoleillée des années 70, période où tout semblait bien aller dans le monde et où la bonne musique ne manquait pas. C'est un très bon album qui vous satisfera complètement sans aucun doute. Un nom à retenir... autant que ses chansons. (critique principale d'octobre 2003)

½

Sense Field - Living Outside

Sense Field, Living Outside

Cinquième album de ce groupe pop/rock/alternatif californien. Sur ce nouvel enregistrement, on entend beaucoup moins leurs influences punk et hardcore que sur leurs premiers enregistrements. C'est plutôt un album pop rock, fortement influencé du new wave et du rock des années 80. En quelques occasions, j'ai pensé à des groupes typiques des années 80 comme Honeymoon Suite ou Haywire. Rien de bien reluisant de ce côté. Par contre, en d'autres occasions, ce sont The Police, The Cars, Bon Jovi et The Cure qui me sont venus en tête. On retrouve d'ailleurs une reprise de The Cure sur l'album (A Letter To Elise). Chez leurs contemporains, on peut les comparer à Collective Soul, Gin Blossoms et Bush. Ils sont définitivement à leur mieux lorsqu'ils rockent un peu plus et évitent les ballades sirupeuses. C'est plutôt un album adulte qui plaira aux nostalgiques des années 80 et amateurs de musique propre, parfaitement produite. Il ne renversera aucune barrière, mais c'est un disque bien fait qui satisfera les amateurs du genre. (avril 2004)

Nettwerk

Stefie Shock - Le décor

Stefie Shock, Le décor

Voici le deuxième album de l'excellent auteur, compositeur et interprète québécois Stefie Shock. Son premier enregistrement, "Presque rien", avait mis un certain temps avant de vraiment démarrer et être apprécié du grand public. Mais, son grand talent a bien fini par être reconnu et "Le décor" est devenu l'un des albums les plus attendus de 2003. Ne comptez pas trop sur moi pour décrire son style musical, car comme c'est souvent le cas avec les artistes originaux et créatifs, leurs influences sont multiples pour un résultat tout à fait unique. Disons seulement que sa façon de chanter (avec un filet de voix) est très typique de ce que les français nous offrent habituellement. Du côté musical, on retrouve toujours un peu de rock, mais moins que sur l'album précédent. Stefie utilise un peu d'échantillonnage à l'occasion, sans oublier des synthétiseurs souvent très simplistes (mais particulièrement efficaces), comme sur Un homme à la mer et Il, elle par exemple. On sent aussi quelques influences disco à l'occasion. Le premier extrait, L'amour dans le désert (Montuno Baby), a non seulement été un succès instantané, mais est rapidement devenu un classique québécois qui devrait traverser l'histoire. Quant au plus récent simple, Salut Chantal, qui est un peu plus rock, il profite d'une excellente présence radio présentement. Sur "Le décor", on sent que Stefie Shock s'est payé du bon temps et a fait un album à son goût. Le résultat est concluant et on peut enfin affirmer qu'il existe une relève à Jean Leloup pour plusieurs années à venir. À découvrir! (mars 2004)

½

Sounds From The Ground - Natural Selection

Sounds From The Ground, Natural Selection

Voici le 3è album de ce duo techno ambiant britannique. Sounds From The Ground nous propose une musique lounge/trance des plus relaxantes avec en permanence un son de synthétiseur qui nous rappelle le bruit du vent. Il est très facile de deviner que le groupe a été fortement influencé par les sons de la nature pour la composition de "Natural Selection". Autant ils ont un son urbain, autant ils réussissent à nous ramener dans la nature. C'est une très belle réussite. Nick Woolfson et Elliot Morgan Jones ont demandé les services de différents interprètes pour chanter sur leurs compositions. On retrouve Colein, Nicola Hitchcock, Aine et General Levy qui interprètent tout en douceur les 7 pièces chantées de l'album (sur un total de 10). La ligne directrice de l'album est magnifique et les 58 minutes de l'album en paraissent 40 lorsqu'on s'en sert comme musique d'ambiance. Il y a bien quelques longueurs et quelques chansons lentes à démarrer, ce qui devient un peu agaçant lorsqu'on écoute attentivement l'album, mais l'effet relaxant est indéniable. Si vous cherchez un bon disque d'ambiance et ne voulez pas nécessairement dépoussiérer les classiques de Brian Eno, Sounds From The Ground fera à merveille le travail souhaité. (août 2003)

Nutone / Nettwerk

½

The Stills - Logic Will Break Your Heart

The Stills, Logic Will Break Your Heart

Le groupe montréalais The Stills fait partie des meilleurs groupes rock alternatifs à sortir du Québec. Le quatuor nous propose une musique plutôt introspective et intense, un son passablement new yorkais à la Talking Heads, mais avec aussi de nombreuses références britanniques (Travis, Coldplay, Muse). Ils ont d'ailleurs résidé quelques temps à New York question de s'inspirer de cette mégalopole et de dénicher un contrat de disque. "Logic Will Break Your Heart" est le premier album du groupe après un mini-album, "Rememberese", paru quelques mois plus tôt. On retrouve sur ce premier essai 12 pièces incluant l'excellente Still In Love Song qui transporte littéralement l'album. Elle se retrouvait d'ailleurs en deux versions différentes sur le mini-album. Comme tous les groupes du genre, il est évidemment nécessaire d'écouter le disque à quelques reprises pour vraiment accrocher aux très bonnes compositions du groupe. Le seul reproche que j'aurais à faire est la très grande homogénéité de l'album qui peut devenir fatigante à la longue si les chansons nous accrochent plus ou moins, ce qui peut nous amener à sauter quelques pièces. Heureusement qu'arrive Still In Love Song à la 10è piste pour nous réconcilier totalement avec The Stills et garder une opinion positive de l'album. Malgré quelques longueurs, "Logic Will Break Your Heart" demeure un bien bon album et The Stills n'a rien à envier aux plus grands. (juillet 2004)

½

The Strokes - Room On Fire

The Strokes, Room On Fire

En 2001, les new yorkais de The Strokes ont été les précurseurs d'un nouveau mouvement alternatif avec un son garage qui se différenciait grandement des groupes surproduits des années précédentes. Leur excellent album "Is This It" a non seulement été acclamé des critiques, mais aussi du public qui a su s'adapter à ce nouveau son influencé  des enregistrements minimalistes des années 60. Les attentes étaient donc bien grandes pour un nouvel album des Strokes et "Room On Fire" comble certainement ces attentes. Encore une fois, le groupe nous présente un court album (32 minutes) d'une grande efficacité. Contrairement au premier album du groupe, plusieurs des titres présentés offrent un grand potentiel commercial, ce qui peut déplaire à certains. Mais, je dirais que le principal point négatif de cet album est qu'il y manque l'effet de surprise que pouvait avoir le précédent avec son son hors des sentiers battus. En effet, depuis 2 ans, plusieurs groupes du même style sont apparus sur le marché et la formule sent déjà le réchauffé. Par contre, The Strokes demeure un des plus importants groupes du genre et le demeurera certainement encore quelques années. Si le côté pop du premier succès 12:51 vous agace, vous aurez peut-être de la difficulté à digérer ce nouvel enregistrement des Strokes. Par contre, si les groupes pop rock actuels vous ennuient, les Strokes sont dans une classe à part. Un album qui s'écoute à merveille et qu'on a seulement envie de recommencer une fois la 11e pièce terminée. (critique principale de février 2004)

½

Joe Strummer & The Mescaleros - Streetcore

Joe Strummer & The Mescaleros, Streetcore

Presqu’un an après le décès de Joe Strummer, voilà qu’on met sur le marché l’album à lequel il travaillait avant de nous quitter. "Streetcore" devient donc le 3è album de Joe Strummer avec les Mescaleros et est certainement le meilleur des trois. On y retrouve encore une fois un son world beat et reggae à la lumière de ce qu’il avait fait dans les dernières années de The Clash (avec un peu plus d’inspiration quand même), mais aussi du folk et du rock. L’album débute avec une chanson que n’auraient certainement pas renié les 3 autres gars de The Clash à l’époque (Coma Girl). Avec Get Down Moses, c’est un classique du reggae qu’on a l’impression d’écouter, alors que plus tard il reprendra un vrai classique du genre, la très puissante Redemption Song du grand Bob Marley dans une version un peu plus folk, mais non moins efficace. Sur la pièce acoustique Long Shadow, on croirait entendre un classique country à la Johnny Cash, alors que Arms Aloft et All In A Day sont des chansons rock bien efficaces. La dixième pièce, la chanson-titre, est une excellente chanson folk à la Neil Young et complète à merveille ce très bon album qui figurera parmi les meilleurs de l’année 2003. (janvier 2004)

Hellcat / Epitaph

Cyclorama *

Styx, Cyclorama

Bon, Styx qui décide de lancer un album, ça augure plutôt mal! Même dans leurs bonnes années, ils ont lancé plusieurs albums inégaux, et peu d'entre eux passeront à l'histoire, à part peut-être "The Grand Illusion". "Cyclorama" est probablement un prétexte à une nouvelle tournée, mais ils auraient certainement pu nous épargner ce supplice et se contenter de tourner avec leurs classiques. Le seul petit point d'intérêt que j'avais à en faire l'écoute est l'arrivée de Lawrence Gowan (un montréalais) comme chanteur et claviériste. Mais, après une chanson, il n'y avait plus d'intérêt et il en restait 13 autres! Il faut que je l'avoue: ça ne m'arrive pas souvent, mais je n'ai pas pu me rendre à la fin. Il y a quand même des limites au ridicule. C'est un ramassis de clichés parmi les plus grossiers, un regroupement des éléments les plus mauvais que le rock nous ait apporté. On ne peut même pas parler d'une copie d'eux-mêmes, mais plutôt d'une copie de ce qu'ils avaient fait de plus mauvais auparavant. Est-ce que j'ai dit que j'avais détesté? Je vous en supplie: ne gaspillez pas votre argent, ni de la bande passante en les téléchargeant! (l'album à éviter de juin 2003)

Sugar Ray - In The Pursuit Of Leisure

Sugar Ray, In The Pursuit Of Leisure

Sugar Ray présentait un potentiel intéressant à ses débuts alors que le groupe nous proposait un métal d'une certaine qualité. Ils ont connu le succès en 1997 avec l'album "Floored" et principalement à cause de la pièce Fly qui ne cadrait aucunement dans le reste de l'album avec son côté funk et hip hop. Depuis, ce n'est qu'une pente descendante pour le groupe qui laisse aller graduellement son côté métal. Ils atteignent le fond du baril avec "In The Pursuit Of Leisure" sur lequel on ne trouve qu'une pop légère sans grand intérêt. À la première visualisation du vidéoclip Mr. Bartender (It's So Easy), je croyais avoir affaires à un nouveau "boys band" à la *N Sync! Eh non! Ce n'était qu'une nouvelle incarnation assez ennuyante merci de Sugar Ray. Il y a bien quelques critiques pour dire que Sugar Ray se porte mieux dans la musique pop que dans le métal, sauf qu'à voir leur piètre performance sur les palmarès, il y a des questions à se poser.  La musique pop de bonne qualité a l'habitude de bien figurer sur les palmarès. Que reste-t-il pour nous satisfaire? Absolument rien. Je pense qu'on peut définitivement oublier ce groupe. (l'album à éviter de juillet 2003)

Super Furry Animals - Phantom Power

Super Furry Animals, Phantom Power

Le groupe galois Super Furry Animals nous présente son 6è album en 7 ans avec "Phantom Power". Il s'agit de la suite logique de "Rings Around The World" paru il y a 2 ans et qui a réussi à percer timidement en Amérique. C'est dommage que le groupe ne réussisse pas à intéresser davantage les américains, car il nous présente toujours une musique des plus originales avec de grandes qualités artistiques. Les mélodies sont accrocheuses et le potentiel commercial suffisamment grand pour avoir une place de choix dans les radios rock. Il y a bien quelques pièces un peu plus difficiles d'accès, mais ce n'est pas une raison suffisante pour les ignorer et ne pas les présenter au grand public. Sur "Phantom Power", on retrouve à nouveau des succès instantanés comme Hello Sunshine, Liberty Belle et Venus & Serena. Sur The Piccolo Snare, une pièce plus introspective, on expérimente énormément pendant 6 minutes. Out Of Control reprend là où on avait laissé avec la chanson-titre de l'album précédent, puisque c'est une pièce rock extrêmement efficace. On va jusqu'à effleurer le reggae sur The Undefeated et l'électronique minimaliste sur Slow Life. On peut entendre différentes sonorités à gauche et à droite tout au long de l'album avec l'utilisation de xylophones, de cuivres et de programmation électronique.  À plusieurs occasions, on utilise un peu le style "crooner" dans la façon de chanter, sans s'approcher de Frank Sinatra quand même. C'est donc un album tout aussi solide que les 5 précédents et ceux qui ont découvert le groupe avec "Rings Around The World" n'ont aucune raison valable de se passer de celui-ci. Après quelques écoutes vous serez enchantés par plusieurs des 14 pièces de l'album (qui dure un total de 54 minutes). (novembre 2003)

½

Swollen Members, Heavy

Swollen Members est le groupe de hip hop #1 au Canada. Originaires de Vancouver, les 4 gars en sont à leur 4è album. Sur "Heavy", ils atteignent un nouveau niveau de maturité et nous présentent 14 pièces extrêmement solides (pour un total de près de 60 minutes). Avec des pièces de la qualité de Watch This, Bottom Line, Adrenaline et Burn It Down, le groupe n'a rien à envier aux américains les plus grands dans le genre, que ce soit Eminem, 50 Cent, N.E.R.D. ou Outkast. Les mélodies sont efficaces et les arrangements mettent parfaitement en valeur la qualité des compositions. Même si je ne suis pas un grand fan de hip hop, ils ont su attirer mon attention en plusieurs occasions et ont pu conserver mon intérêt jusqu'à la fin. On retrouve peu de faiblesses sur cet album et les amateurs de hip hop ne devraient pas hésiter une seule seconde avant de mettre la main sur ce nouvel enregistrement de Swollen Members. En boni, vous aurez droit à un DVD contenant différents aspects de leur vie de rappeurs, les dessous du tournage du vidéoclip de Watch This, en plus de 6 vidéoclips de chansons tirées des albums précédents. (février 2004)

Battle Axe / Nettwerk

½

Tiësto - Nyana

Tiësto, Nyana

DJ Tiësto est un des DJ les plus reconnus au monde. Natif de la Hollande, il est surtout connu en Europe, mais prend de plus en plus sa place en Amérique grâce entre autres à l'étiquette Nettwerk. Il nous présente un techno trance très répétitif, froid à la façon des allemands. Cette compilation contient de la musique dance du début à la fin et il réussit à enchaîner parfaitement toutes les pièces sur 2 disques. Il est d'ailleurs reconnu pour faire les mix les plus longs jamais entendus avec des 5 ou 6 heures de musique ininterrompue. Contrairement à certains DJ québécois que je ne nommerai pas, il ne ramasse pas les pièces dance les plus mauvaises pour les mettre bout à bout. Tiësto prend des éléments d'un peu toutes sortes de musiques qui existent, mais qui ne sont pas connues, et construit ce qui devient une oeuvre d'art lui appartenant entièrement. Veuillez noter la présence d'une excellente version remixée de la pièce Tears From The Moon de Conjure One avec Sinead O'Connor. Le deuxième CD est un peu plus chaud grâce à certains morceaux à tendance house passablement intéressants. N'étant pas moi-même un grand amateur du genre, je peux dire que 2 disques c'est un peu long, mais ça s'écoute très bien, car il y a peu de faiblesses. Pour un amateur de techno, c'est un must à avoir dans sa collection, puisqu'il s'agit de 2 heures et demie de la meilleure musique du genre. Avis aux intéressés. (juin 2003)

Nettwerk

Turbonegro - Scandanavian Leather

Turbonegro, Scandinavian Leather

Turbonegro est un groupe de Norvège qui existe depuis le début des années 90. Il nous propose un hard rock de très bonne qualité, comme les scandinaves savent si bien le faire. On retrouve dans leur son des influences punk (Sex Pistols, New York Dolls, Dead Kennedys, etc.), ainsi que des influences plus commerciales (Guns N' Roses et certains groupes glam rock américains de la fin des années 80). Leur style aurait le potentiel pour rejoindre un large public, mais leur look de glam rockers psychopathes et leurs textes passablement violents, prônant très souvent la violence et la guerre, découragent probablement la majorité des radios. Leur album de 1999 "Apocalypse Dudes" serait possiblement le meilleur album hard rock depuis "Appetite For Destruction" de Guns N' Roses et j'ai plutôt tendance à le croire (mes sources sont quand même assez sûres). Avec "Scandinavian Leather", je n'irais pas jusqu'à affirmer la même chose, mais c'est un album très solide. Ayant entendu pas mal de groupes hard rock (mêmes les plus obscurs), je ne croyais pas que ce pouvait être possible de me surprendre, mais ils ont réussi en quelques occasions. Ils offrent une musique d'une grande originalité et au goût du jour, malgré tout ce qui a pu être fait dans le passé dans ce genre. J'avoue que je les préfère dans leur côté le plus hardcore (Turbonegro Must Be Destroyed, Train Of Flesh et Drenched In Blood par exemple). On a aussi le bonheur d'entendre une très bonne pièce en français, Le Saboteur. Un excellent album pour ceux qui n'ont pas peur des musiciens un peu bizarres ou qui seraient nostalgiques de bonne musique hard rock. Les 3 guitares de Turbonegro vous en mettront plein les oreilles. (octobre 2003)

Burning Heart / Epitaph

½

Vincent Vallières, Chacun dans son espace

"Chacun dans son espace" est le 3e album déjà pour Vincent Vallières, un album lancé à la fin de 2003 qui a fait son petit bonhomme de chemin en 2004 pour devenir son plus populaire à ce jour. Il nous offre un son rock, folk et pop qui peut plaire à un public assez large, à condition d’aimer le joual parfaitement assumé (mais sans jurons quand même). Textes bien réfléchis et musique entraînante le rendent totalement attachant, même s’il n’a pas la meilleure voix au Québec. Il est en effet la preuve vivante que ce n’est pas la voix la plus belle et la plus puissante qui compte puisqu’il nous présente des compositions intéressantes, lui, avec une personnalité qui lui est propre. Après avoir vu en direct la performance qu’il nous a offerte aux dernières Francofolies de Montréal sur la scène principale, et après avoir vu le plaisir qu’ont semblé avoir la grande majorité des spectateurs présents, je crois vraiment qu’on est devant un artiste qui est là pour rester. "Chacun dans son espace" présente 16 pièces pour un total de près de 50 minutes, la majorité des chansons durant autour de 3 minutes ou moins. Mélodies accrocheuses et textes savoureux nous obligent à chanter avec lui, pas seulement sur les succès maintes fois entendus à la radio (Le temps passe, Juliette, Manu, Ok on part, etc.), mais tout au long de l’album. Il nous raconte ses aventures et son vécu d’une façon rafraîchissante et joyeuse, ce qui en fait un album idéal pour la route, même si quelques pièces, pour la plupart un peu plus introspectives, m’ont un peu moins intéressé. Il faut noter la présence de Éric Goulet (des Chiens et ex-Possession Simple) qui joue de la guitare et d’autres instruments tout au long du disque, ainsi que Mara Tremblay qui chante et joue de la mandoline sur la chanson-titre. En boni, vous aurez maintenant droit à un DVD contenant un film d'un peu plus de 30 minutes tourné sur la route à l'été 2004 et 5 vidéoclips (Ok on part et les 4 autres tirés de ses albums précédents). (avril 2005)

Disques BYC

½

Rufus Wainwright - Want One

Rufus Wainwright, Want One

Voici le 3è album de ce génial chanteur, musicien multi-instrumentiste et compositeur montréalais. Encore une fois, on y trouve une grande profondeur musicale avec beaucoup d'originalité et de fraîcheur, ce qui change de bon nombre d'autres artistes utilisant toujours la même formule jusqu'à saturation. Sur "Want One", les orchestrations remplies de richesse occupent une grande place et viennent parfaitement meubler l'univers de Wainwright et camoufler ses quelques faiblesses vocales. Musique douce et relaxante à souhait, sa musique doit être écoutée attentivement, en se laissant complètement transporter dans cette atmosphère bien particulière qui caractérise maintenant clairement le son de Rufus Wainwright. Lors des sessions d'enregistrement de "Want One", Wainwright a été tellement prolifique qu'il est déjà entendu qu'il en lancera la suite au cours de l'année 2004 (qui s'intitulera probablement "Want Two"). Certains critiques un peu langue sale disent qu'il aurait peut-être dû concentrer le tout sur un seul album pour éviter le remplissage, ce que je pense aussi habituellement dans ces cas-là. Sauf qu'ici, je trouve le remplissage plutôt rare et je n'ai pas grand' chose à redire sur les 60 minutes de l'album. Si tous les artistes faisaient du remplissage à la Wainwright, les mauvais albums seraient assez rares. Un bien bon album qui nous impatientera encore plus d'entendre le suivant. (février 2004)

½

 

Patrick Watson - Just Another Ordinary Day

Patrick Watson - Just Another Ordinary Day (réédition de 2009)

En 2003, Patrick Watson était considéré comme un groupe (un quatuor) et non un projet solo de son chanteur du même nom. Ils ont lancé ce premier album de façon indépendante et en édition limitée. Après le succès de Close To Paradise et de Wooden Arms, on a décidé de remettre sur le marché ce premier album aux qualités extraordinaires. On retrouve évidemment la pop atmosphérique qui a fait la marque de commerce de Patrick Watson sur ses 2 albums suivants. Mais on retrouve aussi différentes textures, souvent superposées, qui viennent grandement enrichir le piano de Watson. Bien sûr, Just Another Ordinary Day demeure un album aérien qui plaira aux amateurs de Radiohead et autres musiques planantes difficilement accessibles. Par contre, la richesse musicale présentée ici impressionne grandement lorsqu’on prend en considération qu’il s’agit du tout premier album d’un groupe sans grande expérience. Sans être de la trempe de Close To Paradise, Just Another Ordinary Day est un album extrêmement réussi qui vous transportera dans une ambiance bien particulière. (février 2010)

Secret City / EMI / SIX

½

Andrée Watters, AW

Cette jeune rockeuse originaire de Québec s'est rapidement fait remarquer grâce à son énergie. Les 2 premiers extraits de son album éponyme, Dépendre de toi et Si exceptionnel, sont venus changer pour le mieux le paysage radiophonique québécois. Malheureusement, on les a peut-être un peu trop fait jouer, ce qui fait qu'en les entendant à nouveau en écoutant l'album, on reste un peu indifférent. Il s'agit des 2 pièces les plus rock de ce premier album, même si on retrouve quelques autres chansons avec de la guitare et de bons rythmes. On y trouve aussi l'excellente ballade à succès Ne reste pas. Deux personnes importantes ont co-réalisé l'album en plus d'y jouer la plupart des instruments: Fred St-Gelais (qui a co-écrit la majorité des chansons avec Andrée, qui est le chanteur et guitariste de Hépatite B, et qui a travaillé par le passé avec des artistes comme Roch Voisine, Gabrielle Destroismaisons et Ryan Malcolm, gagnant de Canadian Idol) et Nicolas Maranda (un excellent guitariste qui a déjà lancé un album solo et un album en duo avec Pascale Coulombe sous le nom de Coma, en plus de réaliser plusieurs albums dont celui de Mathieu Gaudet). La batterie est jouée par Denis Courchesne qui a travaillé avec plein de gens (Mathieu Gaudet, Bob Walsh, Florent Vollant, Jimmy James, etc.). Ces gros canons entourent à merveille la jeune Andrée qui peut se permettre de présenter une musique de sa génération enrobée d'un grand professionnalisme. La réalisation de l'album est "si exceptionnelle" qu'elle n'a rien à envier aux plus grandes chanteuses pop rock. Un bien bon album d'une jeune interprète qui va certainement demeurer dans le paysage musical québécois encore longtemps. (juin 2004)

½

Weakerthans - Reconstruction Site

The Weakerthans, Reconstruction Site

The Weakerthans est un quatuor de Winnipeg dans l'ouest canadien qui nous présente son 3è album complet en carrière. Ils ont un son rock canadien aux influences parfois punk, parfois country et même folk à l'occasion. Ils naviguent donc quelque part entre le punk californien, Sloan, Wilco, Neil Young et même Pearl Jam. Mais, il est important de mentionner que le punk fait de moins en moins partie des albums du groupe qui tend à s'en détacher de plus en plus avec les années. L'atmosphère de "Reconstruction Site" est beaucoup plus introspective et les textes semblent prendre une plus grande importance qu'auparavant. L'album d'une durée de 40 minutes contient 14 pièces, incluant l'excellente The Reasons qui est certainement ma préférée. On peut également y entendre One Great City!, une chanson folk où John K. Samson, le chanteur du groupe, nous fait comprendre clairement qu'il déteste sa ville de Winnipeg. "Reconstruction Site" est un bien bon album qui ne renversera aucune barrière, mais qui fait certainement partie de ce qui se fait de mieux dans le genre au Canada présentement. Dans la portion multimédia, vous pourrez y visionner le vidéoclip de Our Retired Explorer, des séquences en studio et différentes images sur la route. (février 2004)

Epitaph

½

The White Stripes - Elephant

The White Stripes - Elephant

J'avais adoré l'album précédent des White Stripes intitulé White Blood Cells paru à la fin de 2001 et Elephant était grandement attendu. L'attente en valait le coût puisqu'il est supérieur au précédent. Encore une fois, avec simplement la voix, le piano et la guitare de Jack White, et la voix et la batterie de Meg White, on nous a concocté un heureux mélange de pièces rock, blues et folk absolument superbe. Du succès instantané de « Seven Nation Army » à la toute simple « Well It's True That We Love One Another », en passant par l'excellente « Black Math », la reprise de Burt Bacharach « I Just Don't Know What To Do With Myself », la superbe « In The Cold Cold Night » (magnifiquement chantée par Meg), la bluesée « Ball And Biscuit », « The Hardest Button To Button » (à la Rolling Stones) et le succès potentiel « Hypnotize », le duo de Détroit nous transporte dans son univers bien particulier qui ne peut laisser personne indifférent. Leur musique, fortement influencée du blues, s'inspire également des Rolling Stones, des Smashing Pumpkins ainsi que du punk new yorkais des années 1970. S'inscrivant dans le courant garage des dernières années, le groupe en prend désormais la direction devant The Strokes et The Hives. Elephant est le meilleur album de l'année. Un incontournable pour tout amateur de rock original! (chronique principale de juin 2003)(voir aussi les albums historiques)

Yeah Yeah Yeahs - Fever To Tell

Yeah Yeah Yeahs, Fever To Tell

Voici un trio new yorkais nous offrant un son garage dans la lignée des Strokes. Comme c'est un peu la mode depuis 2 ans, il s'agit d'un trio minimaliste sans basse (voix, guitare et batterie). Leur son n'est donc pas très loin des White Stripes, à l'exception de la voix qui est interprétée par une femme (Karen O). Leur musique est rythmée et entraînante, et elle satisfera amplement les amateurs de musique alternative moderne, même si elle s'inspire grandement des débuts du punk new yorkais (les New York Dolls en tête). Dans les artistes plus récents, le groupe nous rappelle énormément les White Stripes (en moins bluesé) et The Hives. Les mélodies sont extrêmement efficaces et vous resteront en tête pour des jours à venir. Les 2 succès (Date With The Night et Pin) donnent un aperçu assez juste du son général de l'album et si vous les appréciez, vous ne devriez pas hésiter une seconde à mettre la main sur "Fever To Tell". Les 11 pièces réparties sur 37 minutes vous feront passer un bien bon moment et oublier tous vos soucis. Il y a bien quelques clichés punks à l'occasion, mais tant que ça demeure efficace, on n'a pas à s'en plaindre. Une excellente découverte! (août 2003)

½

Zwan - Mary Star Of The Sea

Zwan, Mary Star Of The Sea

Zwan est le nouveau groupe de Billy Corgan, ex-leader des Smashing Pumpkins. Comme il considérait avoir été jusqu'au bout de ses idées avec les Pumpkins (et probablement aussi parce que les 2 derniers albums du groupe n'ont pas connu autant de succès que les précédents), Corgan a décidé de repartir à neuf avec un nouveau groupe, un nouveau son et des nouvelles idées. Du moins, c'est ce qu'il affirmait lors de la formation de Zwan il y a déjà plusieurs mois. Sauf qu'à l'écoute de l'album, on entend plutôt une version évoluée des Smashing Pumpkins, sans trop de changements majeurs. Le son demeure assez près du passé de Corgan et il faut dire que sa voix très caractéristique a largement contribué à construire le style du défunt groupe. Le principal changement se situe au niveau de l'accessibilité de l'album. Fini les envolées expérimentales à la guitare distortionnée et les chansons en plusieurs parties (qu'on retrouve quand même sur Jesus, I / Mary Star Of The Sea). Avec Zwan, on parle plutôt de musique pop/rock mélodieuse à souhait, parfaite pour les radios rock commerciales. Même si le côté commercial a été exploré avec les Pumpkins, on se limitait à quelques pièces par album, contrairement à cet album-ci qui a un style très uniforme du début à la fin. Un peu trop uniforme d'ailleurs, puisqu'on a de la difficulté à différencier les pièces de l'album. J'aurais d'ailleurs de la difficulté à vous en parler une chanson à la fois sans les réécouter une après l'autre attentivement. Autant les mélodies semblent efficaces, autant on n'en retient pas grand chose une fois l'album terminé. Le succès de Honestly est certainement le plus intéressant de l'album. Pour le reste, tout pourrait jouer à la radio, mais rien ne se démarquerait vraiment. C'est un album au-dessus de la moyenne par rapport à la pluie de groupes pop/rock qu'on nous présente tous les jours, mais très en-dessous de ce que Billy Corgan nous a habitué par le passé. Sans être un mauvais achat, soyez avisé que vous pourriez peut-être être déçu avec l'album de Zwan. (critique principale d'avril 2003)

 

 

 

       

 

 

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