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avril :

 

 James Blunt – The Afterlove

James Blunt – The Afterlove

Quatre ans après Moon Landing, le chanteur britannique revient sur terre avec The Afterlove. Sur ce cinquième album, James Blunt propose un son pop un peu plus poli, avec des arrangements d’envergure qui nous font quelque peu oublier le style guitare-voix qui a fait sa renommée dès son tout premier succès, « You’re Beautiful ». Blunt s’est entouré de collaborateurs de renom pour l’aider occasionnellement à la réalisation, à l’écriture et pour quelques voix : Ryan Tedder (OneRepublic) et Ed Sheeran. Le trio joint d’ailleurs ses forces pour chanter la touchante « Time of our Lives ». La direction plus pop de l’album en fait certainement son plus accessible à ce jour. Vocalement, Blunt nous rappelle Adam Levine en plusieurs occasions, au point d’en venir à nous demander si ce n’est pas un nouvel album de Maroon 5 que l’on écoute. Si c’était le cas, ce serait le meilleur album de ce groupe depuis longtemps puisque Blunt présente son disque le plus solide et cohérent à ce jour. Un excellent album de pop adulte contemporaine, un disque sans failles importantes qui s’écoute magnifiquement bien jusqu’à la fin. (chronique principale d'avril 2017)

Vidéoclips : « Love Me Better » - « Bartender »

Atlantic / Warner

½

 

     

 Jay Som – Everybody Works

Jay Som Everybody Works

Jay Som est le pseudonyme de l’auteure-compositrice et multi-instrumentiste Melina Duterte. La Californienne s’est d’abord fait connaître sur la toile en y partageant des chansons indie pop de chambre sous divers noms dont une démo de 9 pièces en 2016, Turn Into (maintenant éditée par Polyvinyl Records). Elle présente aujourd’hui son premier album officiel contenant un très agréable mélange d’indie rock et de pop aérienne. Les arrangements sont superbes, peu importe la direction que prend le style de la chanson. Chaque titre ajoute quelque chose de neuf à l’album pour en arriver à la fin des 10 titres avec un disque particulièrement complet et tellement satisfaisant. Jay Som amène un vent de fraîcheur dans le paysage musical indie, ce qui permettra certainement à Everybody Works de se tailler une place parmi les meilleurs albums de l’année. (découverte du mois d'avril 2017)

Vidéoclip : « Baybee »

Polyvinyl

   

 Babins – Babins

Babins Babins

Connu précédemment sous le nom de Les 8 Babins, le groupe folk rock québécois présente un premier album en tant que Babins, tout simplement. Le groupe prend du même coup une nouvelle direction musicale rock avec une touche de jazz bien évidente, ainsi qu’un peu de blues. Les rythmes sont entraînants et vous ne pourrez plus vous débarrasser de plusieurs des mélodies. C’était assurément un pari risqué pour Babins d’entamer une telle réorientation, mais il faut avouer que le résultat surprend rapidement et agréablement. (avril 2017)

Kay

 

 Simon Boudreau – Les aléas de l’ailleurs

Simon Boudreau Les aléas de l’ailleurs

Moins de deux ans après Devant les possibles, l’auteur-compositeur et interprète Simon Boudreau est déjà de retour avec Les aléas de l’ailleurs. L’amoureux des mots y traite de différents sujets, qui tournent souvent autour du départ, de l’ailleurs, de l’autre et des différences. Après un album folk il y a deux ans, Boudreau présente un disque un peu plus électrique, avec en plus des mélodies pop incontournables qui lui permettront certainement encore d’obtenir quelques succès radio. Les chansons nous accrochent en effet assez rapidement, au point de chanter avec lui dès le deuxième refrain. C’est donc encore une fois un très bon album que propose Simon Boudreau. (avril 2017)

Audio Playground / Sony

½

 

 Coco Méliès – The Riddle

Coco Méliès The Riddle

Coco Méliès est un duo québécois qui s’est d’abord fait connaître en 2014 avec Lighthouse, ce qui l’a mené en concert un peu partout au Québec, ainsi qu’en Europe. Avec The Riddle, le duo revient avec un autre album folk raffiné et lumineux, grâce à de riches arrangements et la coréalisation de Connor Seidel (Matt Holubowski). Les superbes harmonies vocales demeurent au cœur de leur œuvre, avec en plus de très belles orchestrations et quelques touches discrètes d’électro. C’est un très bel album que nous offrent Coco Méliès, un album qui va bien au-delà de la musique folk jouée seul à la guitare. (avril 2017)

Audiogram

½

   

 Crystal Fairy – Crystal Fairy

Crystal Fairy – Crystal Fairy

Crystal Fairy est un supergroupe composé de membres des Melvins (Buzz Osborne et Dale Crover), d’At the Drive-In (Omar Rodriguez-Lopez) et du groupe mexicain Le Butcherettes (Teri Gender Bender). Le quatuor propose un rafraîchissant mélange de stoner metal, grunge et punk, avec bien sûr des influences des années 1990, mais avec surtout une couleur tout à fait moderne. Dirigé de main de maître par la versatile chanteuse mexicaine, le groupe aligne les 11 titres de ce premier album avec une puissance et une énergie hors du commun. C’est un disque qui nous accroche dès les premiers instants, et dont il est bien difficile de se défaire avant la fin. (avril 2017)

Ipecac

½

   

 Alex Cuba – Lo Unico Constante

Alex Cuba – Lo Unico Constante

Alexis Puentes, alias Alex Cuba, revient avec un autre très bel album de pop latine. Le chanteur originaire de Cuba présente une musique un peu plus dépouillée que par le passé, une musique acoustique qui met l’accent sur sa douce voix soul. On se croirait dans les rues ensoleillées de La Havane. Lo Unico Constante tire surtout ses influences du filin (dérivé de l’anglais feeling), un mouvement remontant aux années 1940 inspiré de genres aux racines cubaines axés sur la guitare, comme la trova, le jazz américain et le soul. Les mélodies chaudes, les très belles harmonies et les paroles soignées sont à l’honneur, comme dans « Todas Las Cabezas Estan Locas ». Cette pièce a été enregistrée à Montréal avec le réalisateur Jean Massicotte, le guitariste Benoît Charest (Les Triplettes de Belleville) et la chanteuse Bïa. C’est à Madrid que Cuba s’est rendu pour enregistrer la conclusion du CD, « Lagrimas Del Que Llora », avec le guitariste Josemi Carmona, héritier d’une dynastie du flamenco, les Carmonas de Jerez. Malgré des pièces enregistrées à différents endroits dans le monde, le coréalisateur Joby Baker a réussi à créer un ensemble cohérent. Avec Lo Unico Constante, le néo-Canadien réussit encore une fois à faire évoluer la musique cubaine dans une très belle direction. Un excellent disque! (avril 2017)

Caracol / SIX

½

   

 Richard D’Anjou – Beautiful Me

Richard D’Anjou – Beautiful Me

Richard D’Anjou s’est fait connaître dans les années 1990 en tant que chanteur du groupe Too Many Cooks aux côtés du guitariste Dan Georgesco (Porn Flakes). Après plusieurs années dans l’ombre, le Sherbrookois reprend du service pour son premier album solo. Il présente un album entièrement en anglais et résolument rock, avec plusieurs pièces qui brassent passablement comme « Free » et la chanson-titre en ouverture du CD. Malgré quelques titres plus folks, on ne peut faire autrement que de se remémorer les bonnes années de Too Many Cooks en plusieurs occasions, même que Georgesco vient y mettre son grain de sel au piano. D’Anjou est aussi entouré de Jean-François Lemieux (basse et réalisation), Jean-Sébastien Chouinard (guitares), Pierre Fortin (batterie), Catherine Ledoux (violon) et Lulu Hughes (chœurs). Il signe tous les textes et la musique, sauf pour la musique de « This Place » qui est de Pascal Dufour (Respectables). C’est donc un premier album bien personnel que nous offre ce chanteur marquant du rock québécois. (avril 2017)

L-A be / SIX

 

 Depeche Mode – Spirit

Depeche Mode – Spirit

Dans un climat sociopolitique difficile, Depeche Mode nous arrive avec son album le plus engagé, mais aussi le plus sombre, intense et agressif depuis longtemps. Le trio laisse aller toute sa frustration et il en résulte son meilleur album en 12 ans, même un des meilleurs depuis le classique Violator en 1990. Avec sa musique électro plutôt créative, Depeche Mode rivalise toujours avec les artistes contemporains, lui qui a pavé la voie. Si le premier extrait, « Where’s the Revolution », s’avère certainement être l’un des moments forts du disque, plusieurs autres pièces comme « Scum » et « So Much Love » ne vous laisseront assurément pas indifférents. En fait, c’est tout l’album qui s’écoute à merveille, même dans sa version de luxe de 17 titres et une heure 15, puisque les cinq versions alternatives encore plus sombres sont aussi intéressantes que les chansons originales. Avec Spirit, Depeche Mode reprend sa place au sommet de la musique pop électronique. (avril 2017)

Vidéoclip : « Where’s the Revolution »

½

   

 Drake – More Life

Drake – More Life

Moins d’un an après le décevant Views, le rappeur/chanteur torontois revient avec un album de rien de moins que 22 pièces. More Life présente des influences variées, avec des rythmes africains, ainsi que de très bonnes pièces pop. En fait, Drake arrive avec ce que l’on préfère de lui, avec une énergie créatrice hors du commun dans un très bon mélange entre rap, R&B et pop. Drake s’entoure d’une équipe de collaborateurs de premier plan avec les participations de Kanye West, Young Thug, 2 Chainz, ainsi que du jeune chanteur britannique de 19 ans Jorja Smith à qui Drake laisse toute la place sur la pièce « Get It Together » du producteur house africain Black Coffee. More Life nous apparaît plus comme une vaste liste de lecture qu’un album en soi. Par contre, on retrouve le Drake qui semble avoir du plaisir à chanter, ce qui manquait cruellement à son album précédent. (avril 2017)

Universal

½

   

 Final State – Final State

Final State – Final State

Le groupe pop rock québécois est de retour avec un nouvel album, deux ans après C’est la vie. Le court CD de 34 minutes contient tout de même deux succès d’envergure avec « WAYN? » et « Fever ». Le premier a même atteint 50 000 écoutes sur Spotify, une rareté pour une chanson en français par un artiste québécois. Il aura fallu 6 mois à temps complet au quatuor pour composer et enregistrer ce nouveau disque, isolés dans un chalet de Charlevoix. Malgré des titres toujours en anglais, l’album éponyme contient une majorité de textes en français. Le groupe nous arrive aussi avec de nouvelles sonorités, des arrangements électro plus introspectifs qui accompagnent leur musique pop rock aux mélodies inoubliables. La maturité est palpable et le groupe a clairement gagné en assurance au cours des dernières années en tournée. C’est donc un disque agréable que nous proposent les gars de Final State. (avril 2017)

Vidéoclips : « WAYN? » - « Fever »

St Laurent

 

 Charles-Antoine Gosselin – Bleu soleil

Charles-Antoine Gosselin – Bleu soleil

Chanteur et compositeur pour le groupe anglophone Harvest Breed, le Sherbrookois présente maintenant un premier album solo et en français. Charles-Antoine Gosselin propose une musique folk atmosphérique lumineuse et extrêmement agréable à écouter. Les excellents textes de Gosselin sont magnifiquement enveloppés par la réalisation d’André Papanicolaou qui a su faire ressortir le meilleur de l’artiste, même si peu de prises ont été nécessaires pour la plupart des enregistrements. Bleu soleil s’avère donc être un très bel album qui arrive à point pour la saison printannière. (avril 2017)

Sélect

½

 

 Hollerado – Born Yesterday

Hollerado – Born Yesterday

Le quatuor rock canadien est de retour avec un troisième album rafraîchissant et énergique, un disque à son image. L’album s’ouvre en force avec le premier extrait, la chanson-titre, qui donne le ton et nous force à écouter la suite. Le nouvel extrait, « Grief Money », s’avère tout aussi entraînant, en plus d’être accompagné d’un vidéoclip mettant en « vedette » Donald Trump. Il y a bien quelques titres un peu moins intéressants et dynamiques, mais l’ensemble demeure tout de même solide. Hollerado, dirigés par le chanteur Menno Versteeg, possèdent un sens inné de la mélodie et leurs pièces pop rock possèdent tout ce qu’il faut pour capter notre attention. Born Yesterday s’écoute donc avec beaucoup de plaisir. (avril 2017)

Vidéoclips : « Born Yesterday » - « Grief Money »

Royal Mountain

½

 

 Imany – The Wrong Kind of War

Imany – The Wrong Kind of War

Imany est une auteure-compositrice et interprète qui a grandi en France et qui propose un très beau mélange de musiques folk et pop. Elle s’est fait connaître ces derniers mois grâce à un remix dansant de « Don’t Be So Shy » par les jeunes DJ russes Filatov & Karas. Cette pièce avait pourtant été écrite pour le film Sous la jupe des filles et n’avait aucune intention populaire. C’est pourtant la carte de visite qui aura propulsé Imany au titre de célébrité mondiale. L’album, beaucoup plus introspectif, présente néanmoins de très belles chansons aux textes intéressants enveloppés d’une texture bien contemporaine. (avril 2017)

Vidéoclip : « Don’t Be So Shy (Filatov Karas Remix) »

Ultra

 

 Arto Lindsay – Cuidado Madame

Arto Lindsay – Cuidado Madame

En 40 ans de carrière dont près de 25 en solo, cet artiste insaisissable de la scène alternative new-yorkaise en a produit des albums incompris, sur lesquels le désir d’expérimentation s’avérait souvent plus fort que le plaisir que l’auditeur pouvait en retirer. Le Brésilien d’origine revient avec un nouvel album, le premier contenant du nouveau matériel depuis 2004. Arto Lindsay semble cette fois-ci au sommet de son art, avec un parfait contrôle des ambiances électro, des mélodies, de la poésie, de l’expérimentation et du bruit, tous bien dosés dans un ensemble plutôt cohérent et contemporain. Sa musique sophistiquée n’est peut-être plus autant à l’avant-garde, mais elle représente au moins très bien son époque. Voici donc un disque très agréable, pour une ambiance électro tout de même chaleureuse. (avril 2017)

Ponderosa / SIX

½

   

 Mathieu Lippé – Les amants de l’aube

Mathieu Lippé – Les amants de l’aube

Le chanteur originaire du Bas-Saint-Laurent présente son troisième album. Avec Les amants de l’aube, Mathieu Lippé propose une musique électro-pop avec des traces de folk. Il prend donc une toute autre direction que le slam auquel il nous a habitués par le passé. Il aura fallu trois ans à Lippé pour amener le disque à maturité. Réalisé par Jean-François Lemieux et Marc Pérusse, l’album aborde les thèmes de la liberté, de l’amour, de la nature et de la quête de sens. Après le succès enviable de « Tout autour », Lippé présente un nouvel extrait, la chanson-titre, un véritable hymne au renouveau parfait pour l’arrivée du printemps. (avril 2017)

Martin Leclerc

 

 -M-, Toumani et Sidiki Diabaté – Lamomali

-M-, Toumani et Sidiki Diabaté – Lamomali

Matthieu Chédid, alias -M-, s’associe à Toumani et Sidiki Diabaté pour nous offrir un album malien, une musique afro pop hors de l’ordinaire. On peut en plus y découvrir de nombreux artistes invités comme Fatoumata Diawara, Oxmo Puccino, Amadou et Mariam, Ibrahim Maalouf, Youssou N’Dour, Santigold et plusieurs autres. Le tout est porté par la Kora de Toumani et Sidiki Diabaté, cet instrument unique transmis de génération en génération. -M- rêvait d’un grand album de musique afro pop depuis une vingtaine d’années, dès ses premières collaborations avec des musiciens africains. C’est donc mission accomplie avec Lamomali, qui fait un superbe pont entre les cultures. Il s’agit surtout de l’un des meilleurs albums de -M- depuis des années. À découvrir! (avril 2017)

3e Bureau / Wagram / SIX

½

 

 Mastodon – Emperor of Sand

Mastodon – Emperor of Sand

Pour son septième album studio en 15 ans, le groupe métal d’Atlanta s’est tourné à nouveau vers le réalisateur de renom Brendan O’Brien (AC/DC, Korn, Pearl Jam, Billy Talent et beaucoup d’autres). Mais, ce qui différencie Emperor of Sand des enregistrements précédents de Mastodon, c’est qu’il s’agit d’un album-concept, ce que le groupe n’avait pas fait depuis Blood Mountain en 2006. En ce sens, les 11 titres de l’album sont indissociables et s’enchaînent à merveille. Autour du thème du temps qui passe trop vite, le disque raconte l’histoire d’un homme faisant face à une sentence de peine de mort par un sultan du désert. L’album prend un tout autre sens lorsque l’on sait que la mère du guitariste Bill Kelliher est décédée du cancer du cerveau en 2016. Musicalement, le groupe est fidèle à lui-même avec une section rythmique sans failles et une paire de guitaristes en parfaite communion. Plusieurs titres présentent de bonnes mélodies ainsi que des harmonies vocales rarement entendues pour le groupe. Par contre, la plupart des chansons se ressemblent à un point tel que l’on ne sait plus trop où on se trouve sur le CD. Emperor of Sand contient tout de même suffisamment d’éléments intéressants pour désirer y revenir plus tard. (avril 2017)

Reprise / Warner

   

 Matiu – Matiu

Matiu – Matiu

Matthew Vachon est un jeune auteur-compositeur-interprète originaire de la communauté innue de Mani-Utenam sur la Côte-Nord. Il propose ici un premier mini-album de 19 minutes. Matiu met en musique son quotidien sur un son folk rock souvent énergique et toujours un peu sale à cause de sa voix éraillée. On peut assurément sentir des influences de Kashtin, eux aussi originaires de Mani-Utenam. Il mentionne à la blague qu’il aimerait devenir le Bob Dylan innu, et il a certainement du potentiel pour y arriver parce que c’est un bien bon assemblage de chansons qu’il nous offre sur ce premier enregistrement beaucoup trop court. (avril 2017)

117 / SIX

½

 

 MAZ – ID

MAZ – ID

Le groupe montréalais de musique traditionnelle qui intègre des éléments d’électro et de jazz fait paraître son troisième album. Avec ID, MAZ propose un disque impressionnant de maturité, comme si le quatuor devenait finalement confortable dans son style unique. Les amateurs purs et durs de musique traditionnelle y trouveront encore leur compte avec une bonne dose de violons et de podorythmie. Par contre, le groupe s’évade parfois dans des horizons purement jazz comme sur « Layopto ». L’électro est aussi saupoudrée en diverses occasions pour une tangente très contemporaine. Enregistré au mythique studio Chemin 4 dans Lanaudière, l’album a été coréalisé par Mark Busic (Le Vent du Nord, Les Charbonniers de l’Enfer) et Marc Maziade. Avec ID, MAZ fait mieux que jamais le lien entre les traditions québécoises et la modernité. (avril 2017)

Bleu 44 / SIX

½

 

 Pitbull – Climate Change

Pitbull – Climate Change

Pour son nouvel album, la superstar de la Floride s’entoure encore une fois d’une pléiade de vedettes pour enchaîner les succès pop. On peut d’abord entendre Kiesza dans « We Are Strong » où elle chante carrément « Love is a Battlefield » de Pat Benatar. S’enchaînent ensuite Robin Thicke (avec Joe Perry et Travis Barker), Flo Rida et Lunchmoney Lewis (pour le succès « Greenlight »), Enrique Iglesias, Jennifer Lopez, Jason Derulo et plusieurs autres. On peut même entendre le deuxième fils de Bob Marley, Stephen, sur le nouvel extrait, la douce et acoustique « Options ». On retrouve un peu de tout sur Climate Change, mais s’il y a un dénominateur commun, c’est le désir de faire la fête et de nous faire passer un bon moment. En ce sens, Pitbull atteint en plein la cible alors que la plupart des 12 pièces pourraient envahir les radios. On ne découvre rien de bien surprenant, mais les fans de Pitbull y trouveront encore une fois leur compte. (avril 2017)

Vidéoclips : « Greenlight » - « Options »

   

 Samuele – Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

Samuele – Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

Féministe et fière de l’être, l’auteure-compositrice et interprète québécoise montre rapidement ses couleurs avec « Égalité de papier », un texte parlé de plus de trois minutes sur le discours égalitaire et la place réservée aux femmes dans la société. Musicalement, Samuele propose un folk rock puissant à forte tendance blues. Sa poésie aux textes coups de poings ne laissera assurément personne indifférent. Elle traite de féminisme, de romantisme et d’amours impossibles, mais elle s’inspire aussi des manifestations étudiantes du printemps 2012 dans « La révolte ». Voici une artiste de grand talent à découvrir! (avril 2017)

Intempo

½

 

 Jonathan Savage – Appalaches & Hochelaga

Jonathan Savage – Appalaches & Hochelaga

L’auteur-compositeur-interprète et conteur revient avec Appalaches & Hochelaga, un album qui démontre bien son parcourt entre sa Gaspésie natale et sa vie adulte dans Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Il s’agit d’un troisième album pour Jonathan Savage qui poursuit son chemin dans le folk rock, avec un peu plus de guitare électrique cette fois-ci, comme dans la subtile « J’étais électrique (même avec une guitare acoustique) » à tendance blues. Tout au long des neuf pièces, il aime jouer sur les double sens, en plus de passer de textes amusants à touchants. Musicalement, l’album est plus solide que le précédent, avec toujours de très bonnes mélodies. Pourtant, Savage avouera qu’il aura été bien difficile à écrire, avec des nuits d’insomnie à trouver la bonne rime ou la bonne mélodie. Il aura même fallu plus de 10 ans pour voir enfin aboutir « Bertrand Gouin » et « Laura ». Le résultat par contre s’avère convaincant. Comme si Jonathan Savage avait enfin mis le doigt sur son style, le son qui lui va bien. Un très bon disque! (avril 2017)

Bonhomme Jos

½

 Ron Sexsmith – The Last Rider

Ron Sexsmith – The Last Rider

L’auteur-compositeur et interprète canadien présente son 13e album en carrière avec The Last Rider. Ron Sexsmith propose encore une fois ce style alternatif adulte qui tourne autour de la guitare, mais avec cette fois une richesse musicale inégalée grâce à des arrangements de grande envergure. S’il s’est parfois approché d’un style folk rock assez minimaliste, il prend plutôt ici de l’ampleur pop, ce qui le rendra attrayant pour un plus vaste auditoire adulte contemporain. Sexsmith possède même ce petit quelque chose de Paul McCartney en plusieurs occasions tout au long du disque. L’album de 15 titres se termine en force avec possiblement l’une de ses meilleures chansons en carrière, « Man at the Gate (1913) ». C’est donc une fois de plus un album captivant que nous propose cet artiste hors-normes. (avril 2017)

Warner

½

     

 Orloge Simard – Beuvez tousjours, ne mourez jamais

Orloge Simard – Beuvez tousjours, ne mourez jamais

Orloge Simard (Olivier Simard) revient avec un deuxième album sur lequel la liberté artistique demeure à l’honneur. Reconnus pour leurs trips d’acides intelligents, Orloge et ses musiciens demeurent toujours aussi psychédéliques avec une bonne dose d’influences baroques. Les styles musicaux s’enchaînent et s’entremêlent entre le rock des Colocs, la musique traditionnelle, le folk et le hip hop. Des synthétiseurs dignes des années 1960 viennent accompagner le tout en plusieurs occasions. Les 14 histoires racontées sur Beuvez tousjours, ne mourez jamais favorisent la jouissance de la vie et les excès. Les textes crus et explicites sont un standard, des aventures sexuelles de la « Cabane à pêche » et de la « Pendaison de crémaillère », jusqu’à « Eurk! Un condom », sans oublier bien sûr « Golden Shower ». Comme l’avoue lui-même Orloge, « ces chansons sont des caricatures absurdes de la vulgarité quotidienne, et le propos est volontairement stupide ». Donc, c’est simple, oreilles sensibles s’abstenir! (avril 2017)

Papillon / SIX

 

 Sarah Slean – Metaphysics

Sarah Slean – Metaphysics

La chanteuse torontoise présente son neuvième album avec Metaphysics. Mixé par David Bottrill (récipiendaire d’un Grammy) et Vic Florencia (lauréat d’un Juno), le disque propose une musique pop adulte avec de très beaux arrangements et des orchestrations d’une grande richesse. La formation classique que Sarah a reçu dès son plus jeune âge réapparaît en plusieurs occasions tout au long des 10 pièces originales. En effet, les mélodies toujours très efficaces s’approchent parfois du chant lyrique, même si on peut aussi entendre des éléments de rock contemporain. Les orchestrations quant à elle nous ramènent parfois jusqu’aux années 1970, pour un bon mélange entre modernité et rétro. C’est un album de grande classe que nous propose Sarah Slean. (avril 2017)

Cadence / SIX

   

 Trey Songz – Tremaine the Album

Trey Songz – Tremaine the Album

Sur son septième album, Trey Songz présente surtout des chansons lentes et sirupeuses, avec de très rares pièces énergiques plus propices à devenir des succès. Sur Tremaine, on réalise rapidement que Trey Songz ne peut faire autrement que de parler de lui-même. Ses prouesses sexuelles demeurent au cœur de son œuvre qui n’est que bien rarement romantique malgré le style langoureux. Le seul moment d’humilité arrive dans « #1 Fan » alors qu’il s’interroge sur sa capacité à rencontrer les attentes sexuelles de sa plus grande admiratrice. Plusieurs moments rappellent son album Trigga paru il y a trois ans, mais en bien moins intéressant et sans aucune créativité. Le seul passage quelque peu digne d’intérêt d’un point de vue musical est « Animal ». Pour le reste, Tremaine the Album est un disque narcissique rempli de clichés qui ne présente aucune valeur artistique. (avril 2017)

Vidéoclip : « Animal »

Atlantic / Warner

   

 Vieux Farka Touré – Samba

Vieux Farka Touré – Samba

Le guitariste et chanteur malien s’est rendu en 2016 aux Sessions Woodstock, une série d’enregistrements en studio devant public dans l’état de New York. C’est le résultat de cette session que l’on peut découvrir avec plaisir sur Samba. Il y présente un superbe mélange de folk africain, de blues malien, de jazz et de musique du monde, avec en primes des touches de funk, de reggae et de rock. Le titre de l’album signifie « le deuxième-né », soit sa propre place au sein de sa famille, celle du légendaire Ali Farka Touré. Centré autour de la famille, Vieux rend aussi hommage à sa petite sœur dans « Mariam ». « Homafu Wawa » quant à elle salue les gens du Nord du Mali qui ont résisté à l’occupation des djihadistes, à toutes les femmes qui ont souffert de la violence et aux hommes qui ont connu une fin tragique. Engagé socialement à plusieurs niveaux, Vieux Farka Touré s’adresse à ceux qui gaspillent les ressources naturelles et assassinent les animaux sauvages dans « Nature ». Musicalement très varié, Samba constitue peut-être l’une de ses œuvres les plus complètes et solides à ce jour. (avril 2017)

Six Degrees / SIX

½

   

 Trio Jonathan Turgeon – Les rêves errants

Trio Jonathan Turgeon – Les rêves errants

Les rêves errants est le deuxième album de compositions originales par le Trio Jonathan Turgeon. Le disque a été enregistré avec la participation de Frank Lozano, saxophoniste bien connu de la scène jazz montréalaise. Jonathan Turgeon (piano), Hugo Blouin (contrebasse) et Jean-Philippe Godbout (batterie) proposent une musique jazz moderne, un peu dans la foulée de Brad Mehldau. L’album compte huit titres totalisant plus de 42 minutes pendant lesquelles l’improvisation semble se fondre à l’écriture. La cohérence entre les musiciens fait en sorte de créer un album extrêmement agréable à écouter et qui nous procure l’envie de les découvrir dans un de leurs spectacles uniques. (avril 2017)

SIX

½

 Vincent Vallières – Le temps des vivants

Vincent Vallières – Le temps des vivants

Vincent Vallières présente son septième album qui attire déjà l’attention grâce au premier extrait inoubliable « Bad Luck ». Pour Le temps des vivants (un titre emprunté au poème de Gilbert Langevin), l’auteur-compositeur et interprète possédait un désir de renouveau, tant dans l’écriture que dans l’interprétation. Il explore de nouvelles sonorités, en plus de travailler avec de nouveaux collaborateurs comme le multi-instrumentiste et réalisateur François Plante, le multi-instrumentiste George Donoso III et la chanteuse Amélie Mandeville qui accompagne Vincent sur la moitié des titres. Vallières propose toujours un son folk, mais avec des élans plus rock ou de bonnes mélodies pop qui s’ajoutent à des chansons intimistes toutes en douceur. Il signe l’ensemble des 11 textes et musiques, avec des collaborateurs comme Philippe B. pour le texte de « Au matin du lendemain », Pascale Richard qui a coécrit « Fille en fleur », ainsi que François Plante pour deux compositions. Le temps des vivants ne dure peut-être que 31 minutes, mais il demeure efficace et excitant du début à la fin. (avril 2017)

Vidéoclip : « Bad Luck »

Spectra

 

 Charlie Worsham – Beginning of Things

Charlie Worsham – Beginning of Things

Quatre ans après ses débuts avec Rubberband, le chanteur country américain est de retour avec un nouvel album sur lequel il ne se gêne pas pour innover. Charlie Worsham présente en effet un heureux mélange de styles autour de son son country avec des éléments de rock, de pop, de soul et de folk. Il effleure même le disco sur « Birthday Suit ». Worsham est aussi accompagné par une section de cuivres et les arrangements s’avèrent plutôt élaborés. Intéressant au départ par son éclectisme, Beginning of Things devient par la suite quelque peu agaçant puisque les chansons sont toutes différentes et manquent cruellement de cohérence. Le point positif est que Charlie Worsham prouve qu’il peut aller au-delà de la musique country traditionnelle pour plaire à un auditoire plus vaste, amateur de musique country contemporaine variée. (avril 2017)

Warner

   

 

mars :

 

 Ed Sheeran – ÷ (Divide)

Ed Sheeran – ÷ (Divide)

Après l’addition et la multiplication, voici maintenant l’album de la division pour le chanteur britannique alors qu’il nous offre ÷ (Divide). Suite à une pause d’un an, Ed Sheeran présente à nouveau un album de pop adulte aux mélodies inoubliables qui plaira assurément à la gent féminine. On peut évidemment entendre bon nombre de pièces acoustiques plutôt introspectives, mais il sait aussi interpréter des titres un peu plus pop dansants, comme les premiers extraits, « Castle on the Hill » et le succès monstre « Shape of You ». Malgré ces succès incontournables, Sheeran risque d’avoir bien de la difficulté à revenir aux ventes de X, le deuxième meilleur vendeur de 2015 à travers le monde. (chronique principale de mars 2017)

Vidéoclips : « Castle on the Hill » - « Shape of You »

Asylum / Atlantic / Warner

   

     

 Sampha – Process

Sampha – Process

Sampha Sisay est un auteur-compositeur, chanteur, claviériste et réalisateur londonien qui propose un superbe mélange de pop, R&B et électronique. Après plusieurs collaborations avec des artistes comme The XX, Jessie Ware, Drake, Beyoncé, Kanye West, Frank Ocean et Solange, il présente son tout premier album solo. Et il s’agit véritablement d’un album produit en solitaire alors que le seul collaborateur, Kanye West, apparaît en tant que co-auteur pour une pièce. Sa musique plutôt hétéroclite et difficile à décrire attire tout de suite l’attention par son originalité et sa richesse. C’est un album qui se déguste lentement, d’une pièce à l’autre, avec des moments forts vocalement ou au niveau des arrangements électro. Il présente aussi des passages plutôt personnels et émouvants, installé seul au piano. Avec sa voix soul, Sampha pourrait aisément passer pour un autre de ces chanteurs R&B plutôt communs s’il n’apportait pas cette couleur musicale unique qui le rend inclassable. Il vient de placer la barre bien haute pour la suite de sa carrière… (découverte du mois de mars 2017)

Vidéoclips : « Blood on Me » - « (No One Knows Me) Like the Piano »

   

 Pascal Allard – Je voulais marier Renée Martel

Pascal Allard – Je voulais marier Renée Martel

Sur son premier album country, l’auteur-compositeur et interprète de Drummondville a tout fait : il l’a écrit, composé et réalisé, en plus de jouer tous les instruments. Pascal Allard présente des chansons personnelles et authentiques, tout en démontrant ouvertement son amour du country… et de Renée Martel. Il passe de chansons émouvantes (« Comme ma fille », « Mes anges sur le payroll du diable ») à humoristiques (« Le prix du gaz ») et à romantiques (« Robe de princesse »). Mais, c’est la chanson-titre qui donne sa véritable identité à l’album dans un style country pop grandement accessible à la mélodie inoubliable. Pascal Allard assume pleinement ses racines country tout au long des 12 pièces de l’album. (mars 2017)

SIX

 

 Guy Bélanger – Traces & Scars

Guy Bélanger – Traces & Scars

L’harmoniciste québécois Guy Bélanger revient avec un nouvel album, son septième en carrière. Le compositeur propose un disque concocté en plein tumulte, alors qu’il vivait de grandes victoires, mais aussi des deuils profonds. On peut y entendre 10 pièces instrumentales entre blues et folk, ainsi que deux chansons dont l’une interprétée par Luce Dufault (« Who’s Left Standing »). Bélanger est accompagné de musiciens de premier plan qu’il a rencontrés lors de ses voyages et tournées, comme le violoncelliste Eric Longsworth et le guitariste Preston Reed. Il est aussi entouré de deux musiciens rencontrés alors qu’il était musicien invité sur la récente tournée québécoise de Céline Dion : le guitariste Kaven Girouard et le percussionniste Paul Picard. Traces & Scars est un album tout en douceur et lumineux que Guy Bélanger dédie à son ami Bob Walsh, disparu en 2016. (mars 2017)

Bros / SIX

 

 Chicano Batman – Freedom is Free

Chicano Batman – Freedom is Free

Chicano Batman est un groupe de Los Angeles qui existe depuis 2008 et nous propose un mélange original de rock psychédélique, de funk et de musique latine. Même si leur musique demeure passablement alternative, elle possède de bonnes mélodies accrocheuses qui la rendent plus accessible à un large auditoire. Sur ce troisième album, le groupe élargit encore un peu plus son répertoire avec des influences brésiliennes, du funk latin, de l’afrobeat et du vieux soul/R&B américain. Dans une même chanson, on peut constater des évolutions et changements de direction, ce qui nous laisse constamment sur le qui-vive. Avec Freedom is Free, Chicano Batman nous offre donc un funk multiculturel hors-du-commun, une musique d’une grande richesse et à la palette diversifiée. Un très bon disque! (mars 2017)

ATO

½

   

 Five Alarm Funk – Sweat

Five Alarm Funk – Sweat

Five Alarm Funk est un groupe de Vancouver qui, comme son nom l’indique, donne dans le funk. Il s’agit d’un mélange parfait entre funk et rock, toujours énergique et assurément divertissant. Sweat demeure presque totalement instrumental avec seulement quelques voix qui s’intègrent à gauche et à droite sans jamais dominer. C’est la musique qui occupe tout le premier plan avec une section de cuivres toujours bien présente. L’album de 12 titres s’étend sur 60 minutes, mais on l’écoute jusqu’à la fin avec beaucoup de plaisir. (mars 2017)

 Sally Folk – Troisième acte

Sally Folk – Troisième acte

Sally Folk est de retour avec son Troisième acte, moins de deux ans après le Deuxième acte. Après avoir définitivement établi son style pop à saveur rétro, la voici plus solide que jamais, parfaitement en contrôle tant de sa musique que de son image. L’album a été réalisé par son fidèle complice Michel Dagenais (Jean Leloup, Daniel Bélanger, Marc Déry) qui réussit à soutirer le meilleur de la talentueuse auteure-compositrice et chanteuse à la personnalité unique. Sally aborde des thèmes à la limite du politiquement correct, comme dans le premier extrait, « J’aurai ton enfant quand même ». Et elle joue constamment avec cette fine ligne entre ce qu’on peut dire tout haut ou non, souvent en rapport avec les relations entre les hommes et les femmes. Elle conclut même le CD en chantant le « Kamasutra ». Sally réussit donc encore une fois à nous divertir autant avec ses musiques qu’avec ses textes. (mars 2017)

Musicor

½

 

 Frànçois & The Atlas Mountains – Solide Mirage

Frànçois & The Atlas Mountains – Solide Mirage

Solide Mirage est le quatrième album studio de Frànçois & The Atlas Mountains. Frànçois Marry et sa bande continuent à se poser des questions sur l’évolution du monde dans lequel on vit. Par contre, ils laissent quelque peu de côté le son rock, parfois grunge, pour proposer une musique un peu plus douce aux influences diverses, entre autres du Moyen-Orient. Pour le vidéoclip du premier extrait, « Grand dérèglement », le groupe collabore avec le danseur de dabké Mohamed Aukal, ambulancier palestinien qui a fui Gaza avec sa famille, rencontré de manière purement fortuite dans un centre d’accueil pour réfugiés de Bruxelles. Enregistré à Molenbeek et réalisé par Ash Workman, Solide Mirage contient de beaux arrangements de cordes signés et interprétés par Owen Pallett. (mars 2017)

Vidéoclip : « Grand dérèglement »

Domino / SIX

 

 Hurray for the Riff Raff – The Navigator

Hurray for the Riff Raff – The Navigator

Après 10 ans de carrière, Alynda Segarra et sa bande semblent avoir atteint le sommet de leur carrière sur ce sixième album, The Navigator. La chanteuse de la Nouvelle-Orléans propose en effet un album-concept pseudo-autobiographique partiellement inspiré de sa première écoute du chef-d’œuvre de David Bowie, The Rise and Fall of Ziggy Stardust. On y suit Navita, une Portoricaine folk punk qui découvre son identité à travers les différents quartiers de New York. Le style indie folk des enregistrements précédents de Hurray for the Riff Raff prend de nouvelles directions, intégrant du gospel, des cordes, un piano énergique et des arrangements riches. Il en résulte une atmosphère enveloppante bénéficiant de plusieurs couches musicales qui méritent quelques écoutes attentives. The Navigator s’avère être un disque surprenant par son originalité. (mars 2017)

ATO

½

   

 King Gizzard and the Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana

King Gizzard and the Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana

Seulement 10 mois après l’excellent Nonagon Infinity, qui a su attirer l’attention des critiques, voilà que sont de retour les bizarres Australiens de King Gizzard and the Lizard Wizard. Alors que leur disque précédent offrait en quelque sorte une boucle sans fin, le groupe propose plutôt ici une incursion dans le réglage microtonal qui présente un intervalle inférieur à un demi-ton, un style plutôt méconnu en occident. C’est peut-être ce qui nous laisse croire que nous y entendons des sonorités étrangères, une touche d’exotisme moyen-orientale. Pourtant, King Gizzard demeure dans un style indie rock plutôt sale, le son garage rock qu’on lui connaissait déjà. Leur musique demeure assurément psychédélique et expérimentale, mais on arrive assez rapidement à s’y habituer après quelques pièces. En ce sens, le groupe réussit un peu moins à nous surprendre par rapport à son disque précédent. À noter l’indication « Volume 1 » sur la pochette qui laisse croire à une suite et le groupe aurait laissé entendre qu’il allait produire quatre autres albums en 2017 dans la lignée de celui-ci. À suivre dans leurs nouvelles aventures… (mars 2017)

Flightless / ATO

½

   

 Kleztory – Nigun

Kleztory – Nigun

Les virtuoses du klezmer reviennent avec un cinquième album, Nigun, qui veut dire mélodie en hébreu. Avec des pièces tirées du riche répertoire klezmer d’Europe de l’Est et des compositions originales, l’album se situe à mi-chemin entre tradition et modernité. On y trouve même une composition du père du bluegrass, Bill Monroe (« Jerusalem Ridge »). Nigun propose une vaste palette d’émotions avec un mélange de fougue, d’humour, de mélancolie et de tristesse, toujours avec des arrangements étoffés. Le collectif formé il y a 15 ans regroupe des virtuoses de tous les milieux : classique, jazz, traditionnel et tzigane. Kleztory est reconnu comme l’un des meilleurs groupes klezmer au monde. Avec Nigun, le groupe demeure assurément à l’avant-plan dans le genre. (mars 2017)

Amerix

 

 Marie-Nicole Lemieux – Rossini Si, Si, Si, Si!

Marie-Nicole Lemieux Rossini Si, Si, Si, Si!

Ce nouvel album de la contralto québécoise, entièrement dédié à Rossini, a été enregistré en décembre 2015 à Montpellier. Pour ces opéras, arias et duos, Marie-Nicole Lemieux est brillamment accompagnée par l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra National Montpellier Languedoc-Roussillon et la soprano italienne Patrizia Ciofi, dirigés par le chef Enrique Mazzola. Le riche programme contient des extraits de Tancredi, L’Italiana in Algeri, Semiramide, Il barbiere di Siviglia, Matilda di Shabran, La gazza ladra et La pietra del paragone. En conclusion, Marie-Nicole et Patrizia nous offrent le « Duo des chats » attribué à Rossini. Sur ce très bel album, Marie-Nicole Lemieux semble se trouver parfaitement à sa place, comme si l’œuvre de Rossini avait été écrite spécifiquement pour elle! (mars 2017)

Erato / Warner / SIX

 

 Mélisande (Électrotrad) – Les millésimes

Mélisande (Électrotrad) – Les millésimes

Mélisande poursuit son œuvre de nous faire redécouvrir des chansons traditionnelles françaises et québécoises en les revisitant dans une version électronique d’aujourd’hui. Non seulement le collectif donne un nouveau souffle à ces chansons d’une autre époque, mais il leur donne aussi une atmosphère dansante très contemporaine. Même qu’au début de plusieurs titres dont la pièce d’ouverture, « Plantons la vigne », on a plutôt l’impression d’entendre un nouveau groupe électro à la mode. Le CD regroupe 11 chansons traditionnelles habilement remaniées. On compte quelques artistes invités comme Nicolas Boulerice (Le Vent du Nord), Alexandre Désilets et David Goudreault. Moins rock que leur premier album, Les millésimes allie de belle façon l’électro pop et la musique traditionnelle. (mars 2017)

Du Moulin / Borealis

 

 Old 97’s – Graveyard Whistling

Old 97’s – Graveyard Whistling

Le groupe country rock de Dallas aligne les albums depuis 1994, si bien qu’il nous offre aujourd’hui son 11e album studio en carrière. Leur dernier disque paru en 2014, Most Messed Up, présentait un son passablement sale qui éraflait sur son passage. Pour Graveyard Whistling, les Old 97’s reviennent à un style plus poli, malgré bon nombre de pièces énergiques qui déménagent passablement, dont la déchaînée « Drinkin’ Song » qui est probablement celle qui se rapproche le plus du style de leur disque précédent. Les quatre gars parlent encore de l’importance d’avoir du bon temps, même s’ils en comprennent maintenant les conséquences. C’est donc un album qui possède encore l’énergie de leurs débuts, mais avec un brin de maturité en prime. Surtout, le groupe connaît parfaitement son style et sait où il s’en va, ce qui fait que l’album dégage une certaine confiance, propre aux groupes expérimentés. Il en résulte donc un excellent album et un divertissement de premier plan. (mars 2017)

ATO

½

   

 Judith Owen – Somebody’s Child

Judith Owen – Somebody’s Child

Judith Owen est une auteure-compositrice, chanteuse et pianiste pop rock britannique plutôt introspective à tendances adulte et jazz. Sur ses albums précédents, elle avait su nous surprendre avec des reprises habiles et originales de « Smoke on the Water » de Deep Purple et de « In the Summertime » de Mungo Jerry. Cette fois-ci, elle nous offre « More Than This » de Roxy Music qu’elle a enregistré sur le piano et dans le studio de Bryan Ferry à Londres. « Aquarius » est quant à elle une adaptation légère de la comédie musicale Hair. Pour ce qui est de ses compositions personnelles, plusieurs possèdent des qualités dignes des plus grandes auteures-compositrices dans le genre. Elle est par ailleurs appuyée par des musiciens de renom : le bassiste Leland Sklar (James Taylor, Bonnie Raitt, Lyle Lovett), le guitariste Waddy Wachtel (James Taylor, Jackson Browne, Bryan Ferry) et le batteur Russell Kunkel (Bob Dylan, Carole King, Carly Simon, James Taylor). Judith sera de passage à Montréal le 3 avril au Théâtre St-Denis en première partie du spectacle de Bryan Ferry. (mars 2017)

Twanky / SIX

½

   

 Johanna Sillanpaa – From This Side

Johanna Sillanpaa – From This Side

Sur son nouvel album, la chanteuse jazz canadienne d’origine suédoise démontre autant son talent d’interprète que celui de compositrice. Johanna Sillanpaa signe en effet sept des 11 pièces offertes sur From This Side. Elle reprend aussi des classiques dont « Blue Skies » d’Irving Berlin et « Woodstock » de Joni Mitchell. Pour ce disque tout en douceur, Johanna est accompagnée par des musiciens de premier plan : George Koller (contrebasse), Ingrid Jensen (trompette), Chris Andrew (piano et arrangements) et Tyler Hornby (batterie et arrangements). Voici un disque extrêmement agréable à écouter grâce à la voix séduisante de Johanna qui nous berce d’un bout à l’autre. (mars 2017)

Chronograph / SIX

½

 

 Paule Tremblay – Puisque tout change

Paule Tremblay – Puisque tout change (2016)

L’auteure-compositrice et interprète québécoise est reconnue pour avoir écrit pour des artistes comme Bruno Pelletier, Annie Villeneuve, Marie-Chantal Toupin et Marc Dupré. Paule Tremblay a été véritablement découverte en tant qu’artiste solo avec ce quatrième album paru en octobre 2016. Avec ce nouveau disque, elle s’est classée parmi les meilleurs vendeurs francophones en précommande sur iTunes et l’album a atteint le top 40 francophone dès sa sortie. Réalisé par Boris Petrowski (Michel Legrand, Zachary Richard, Jean Leloup), Puisque tout change contient l’excellente chanson-titre, ainsi que son plus récent extrait, « Passe aux aveux ». Voici un très bon disque de chanson québécoise que Paule présentera en supplémentaire à la Place des Arts de Montréal le 5 mai prochain. (mars 2017)

PUR

½

 Mat Vezio – Avant la mort des fleurs cueillies

Mat Vezio – Avant la mort des fleurs cueillies

L’auteur-compositeur et interprète Mat Vezio présente un premier album de 12 titres aux mélodies contagieuses. Il propose une musique extravagante avec des influences de Leonard Cohen dans sa poésie et de Nick Cave dans ses moments les plus sombres. Réalisé par Antoine Corriveau (une première pour lui), le disque contient des arrangements toujours riches et denses pour accompagner la voix feutrée toute en douceur de Mat Vezio. Avant la mort des fleurs cueillies aura pris trois ans à peaufiner, mais il faut avouer que le résultat final est saisissant. Sur le deuxième extrait aux accents country folk, « Fukushima », on peut entendre les voix d’Amylie et de Mélanie Boulay, puis sur « Les appeaux », c’est avec Laura Sauvage que Vezio s’exécute. C’est un premier album d’une grande maturité que nous offre Mat Vezio, un album avec plus d’envergure que le disque intimiste qu’il avait en tête au départ. (mars 2017)

Simone / SIX

½

 

 Yeshe – Woven

Yeshe – Woven

L’Allemand Yeshe Reiners est un véritable globetrotter qui s’est finalement établi en Australie après avoir voyagé en Europe, en Afrique, en Asie et au Québec (où il a collaboré avec Harry Manx). Après deux albums et sa fameuse reprise de « La ballade de Jean Batailleur » de Zachary Richard, il présente un mini-album de cinq titres qu’il décrit comme son œuvre la plus personnelle en carrière, celle qui lui ressemble le plus. Musicalement, Yeshe présente un métissage complet de styles, avec une base de folk, mais incluant diverses influences africaines. Sa maîtrise de plusieurs instruments africains lui procure d’ailleurs une sonorité bien particulière. C’est un mini-album qui vous laissera à coup sûr sur votre appétit et vous donnera envie d’en entendre plus. (mars 2017)

World CitiZen / SIX

½

 

février :

 

 The Flaming Lips – Oczy Mlody

The Flaming Lips – Oczy Mlody

Le groupe alternatif américain revient avec un nouvel album qui réussira à nouveau à surprendre sur plusieurs points. Le psychédélisme demeure présent, mais on peut aussi entendre des passages plus mélodiques, entre hip hop et rock progressif. Les orchestrations sont aussi bien présentes pour une musique atmosphérique éclectique de grande envergure. La voix de Wayne Coyne semble reléguée au second plan en plusieurs occasions, laissant toute la place aux éléments électroniques, aux orchestrations grandioses et aux cordes. Plusieurs des 12 pièces de l’album ressemblent presque à des contes de fée pour adultes, avec de douces mélodies mélancoliques parfaites pour nous conduire tout droit vers le sommeil. Le groupe ayant collaboré avec Myley Cyrus récemment, elle leur rend la pareille en participant au dernier titre, « We a Family ». Le groupe réussit peut-être un peu moins à impressionner que par le passé d’un point de vue créatif, mais il demeure intrigant à écouter jusqu’au bout… à moins que le sommeil ne vous gagne avant. (chronique principale de février 2017)

Vidéoclips : « How?? » - « Nidgy Nie (Never No) »

   

   

 Allison Crutchfield – Tourist in This Town

Allison Crutchfield – Tourist in This Town

La chanteuse indie pop de l’Alabama a joué dans différents groupes depuis l’adolescence. Elle présente enfin son premier album solo après s’être séparée de son amoureux et guitariste Kyle Gilbride, alors qu’ils jouaient ensemble au sein du groupe Swearin’. Il s’agissait donc d’une double séparation pour la chanteuse de 28 ans qui n’a pas vraiment eu le choix que d’aller de l’avant. Tourist in This Town présente plusieurs petits bijoux de pop alternative, avec en plus des moments d’introspection un peu tristes. La chanteuse montre moins d’agressivité qu’avec Swearin’ et demeure plutôt dans la douceur, même dans les moments plus énergiques. Malheureusement, avec seulement 10 titres totalisant 32 minutes, on reste quelque peu sur notre appétit, mais le disque demeure solide de bout en bout. (découverte du mois de février 2017)

Vidéoclips : « Dean’s Room » - « I Don’t Ever Wanna Leave California »

Merge

½

   

 AFI – AFI (The Blood Album)

AFI – AFI (The Blood Album)

Quatre ans après Burials, le groupe punk californien est de retour avec un disque éponyme sous-titré The Blood Album. Il s’agit de leur 10e album sur lequel ils poursuivent leur évolution, notable d’un enregistrement à l’autre. Sur celui-ci, on retrouve différents éléments du passé, mais le groupe s’oriente surtout vers un son post-punk mélodique. Rien à voir avec leur punk hardcore du début, ce qui enrage leurs fans de la première heure depuis le tournant des années 2000. Ils devront en revenir parce qu’il est évident depuis longtemps que le groupe ne reviendra pas à ce style. Sur The Blood Album, AFI s’inspire du rock alternatif des années 1980 avec des groupes comme The Cure, Joy Division et Depeche Mode qui peuvent nous venir en tête, mais avec des sonorités des années 2010. « The Wind That Carries Me Away » semble d’ailleurs être un clin d’œil à « I Feel You » de Depeche Mode. Sur les 14 titres du CD, on retrouve tout de même une poignée de pièces énergiques qui rappelleront les années véritablement punks du groupe et plairont aux nostalgiques. C’est donc encore une fois un album solide que nous offrent AFI, un album plaisant à écouter jusqu’à la fin. Leur évolution n’est certainement pas terminée et voyons voir ce qui nous attend pour la suite. (février 2017)

Vidéoclips : « White Offerings » - « Snow Cats » - « Aurelia »

Conveyor / Universal

½

   

 Bélanger & Bisson – Conversations

Bélanger & Bisson – Conversations

La chanteuse et pianiste Anne Bisson et le violoncelliste Vincent Bélanger unissent leurs talents pour présenter un mélange audacieux de jazz et de classique. Il s’agit d’un quatrième album pour Anne Bisson et d’un troisième pour Vincent Bélanger qui sont reconnus pour leur musique intimiste. Un concept original de Lily Luo de XLO Electric, Conversations contient 10 pièces : 6 instrumentales et 4 chantées (une en français, deux en anglais et une en mandarin). On y retrouve sept pièces originales, ainsi que trois reprises de Marc Bélanger (« Rêverie sentimentale »), André Gagnon (« Dédéthoven ») et David Chesky (« Sutton Place Chorinho »). Le duo est accompagné de la harpiste Isabeau Corriveau et des contrebassistes Jean-Bertrand Carbou et Jacques Roy pour quelques titres. (février 2017)

Camilio

 

 Bon Débarras – En panne de silence

Bon Débarras – En panne de silence

Le trio traditionnel québécois est de retour avec un nouvel album présentant 10 pièces originales ainsi qu’une reprise du « Rill pour rire » popularisé par Diane Dufresne dont les paroles sont de Luc Plamondon et la musique de François Cousineau. Sur ce troisième disque réalisé par Cédric Dind-Lavoie (Jorane, Yves Lambert), Bon Débarras s’inspire toujours bien évidemment des classiques de la musique traditionnelle, tout en la rendant bien de son époque avec une certaine touche urbaine et universelle. Le premier extrait, « All You Can Beat », connait un succès radio tant au Québec qu’en France depuis sa sortie à la mi-janvier. Plusieurs autres pièces festives font d’En panne de silence un album à la fois extrêmement divertissant et créatif. (février 2017)

De l'onde

½

 

 Laurence Castera – Le bruit des mots

Laurence Castera – Le bruit des mots

Laurence Castera s’est d’abord fait remarquer à l’émission La Voix en 2014 dans l’équipe de Marc Dupré. Il a ensuite participé au Festival international de la chanson de Granby en 2015 où il a remporté le prix du public. Il présente maintenant son premier album contenant un mélange de tristesse et d’espoir. On y retrouve une musique pop rock aux mélodies accrocheuses, mais aux musiques sombres et ambiantes. Réalisé par Francis Perron (Bears of Legend), le disque a été enregistré presque entièrement live en studio. Il y a bien quelques fausses notes qui ont été conservées, mais on cherchait avant tout l’émotion plutôt que la perfection. En ce sens, Le bruit des mots est particulièrement réussi et il surprend dès les premières pièces par son atmosphère unique. L’album permet certainement à Castera d’évacuer quelques démons, mais il permet aussi de rêver de bonheur. Un disque agréablement surprenant! (février 2017)

Coyote

½

 

 Chinese Man – Shikantaza

Chinese Man – Shikantaza

Chinese Man est un trio français mystérieux formé de High Ku, SKY et Zé Mateo. Ils sont entourés d’un collectif d’artistes de tout acabits assemblés sur l’étiquette Chinese Man Records, d’abord spécialisée dans les vinyles indépendants. Cinq ans après Racing with the Sun, Chinese Man reviennent avec leur deuxième album, élaboré entre Marseille et Bombay. Musicalement, ils incorporent des sonorités indiennes à une musique trip hop et hip hop qui rappelle Gorillaz. D’ailleurs, Chinese Man aiment aussi gâter leur public avec du visuel et des animations 3D. Leur musique demeure axée sur les rythmes et réussira à tout coup à vous faire taper du pied dans votre salon ou à enflammer les planchers de danse. Shikantaza est un disque de 64 minutes extrêmement créatif sur lequel vous découvrirez plusieurs morceaux grandement intéressants et entraînants. (février 2017)

Chinese Man / SIX

½

   

 Courage My Love – Synesthesia

Courage My Love – Synesthesia

Après un mini-album en 2013, voici enfin le premier album complet du trio ontarien Courage My Love. Ils nous proposent un CD de 14 titres totalisant un peu plus de 40 minutes. Le trio composé des jumelles Arn-Horn et de Brandon Lockwood présente un son pop punk passablement dynamique. Leur énergie devient rapidement communicative et nous fait taper du pied. Par contre, la créativité n’est pas toujours au rendez-vous et on a plusieurs impressions de déjà-vu tout au long du disque. Les voix puissantes demeurent la source même de leur son. (février 2017)

Vidéoclip : « Stereo »

Warner

   

 Rose Cousins – Natural Conclusion

Rose Cousins – Natural Conclusion

L’auteure-compositrice et interprète originaire de l’Île-du-Prince-Edouard maintenant établie à Halifax présente un nouvel album de folk. Pour l’occasion, elle a demandé les services du réalisateur Joe Henry, qui a emmené avec lui des collaborateurs de longue date de Los Angeles : l’ingénieur de son Ryan Freeland, le batteur Jay Bellerose et le bassiste David Piltch, qui ont travaillé ensemble à plusieurs projets (Bonnie Raitt, Solomon Burke, Allen Toussaint, Billy Bragg). Parmi les musiciens, on retrouve aussi le pianiste Aaron Davis (Holly Cole, Jane Siberry), son ami Kinley Dowling (Hey Rosetta!) au violon pour ajouter plus de cordes à l’ensemble, ainsi que Jill Barber parmi les choristes. Rose s’éloigne passablement du bluegrass sur Natural Conclusion présentant plutôt un folk à la fois intimiste et d’une grande richesse. Elle présente une belle maturité et semble avoir atteint un nouveau palier dans sa carrière. Un très beau disque! (février 2017)

Outside / SIX

½

   

 Albin de la Simone – L’un de nous

Albin de la Simone – L’un de nous

Le chanteur français est de retour avec un nouvel album, quatre ans après Un homme. Entièrement enregistré piano-voix en deux jours seulement, L’un de nous traite avant tout de la femme. Albin de la Simone poursuit bien évidemment dans le style intimiste qui lui va si bien, lui qui préfère chanter sans micro en concert, question de laisser s’approcher les spectateurs. Il possède tout de même un brin de folie grandement apprécié qui le rend original à travers toute la chanson française. Sur « À quoi », il s’offre un duo avec Sabina Sciubba, la chanteuse du groupe américain Brazilian Girls. (février 2017)

Tôt ou Tard / SIX

 

 Raphaël Dénommé – Raphaël Dénommé EP

Raphaël Dénommé – Raphaël Dénommé EP

Ce jeune auteur-compositeur et interprète de Varennes a été demi-finaliste au dernier Festival international de la chanson de Granby, en plus de participer à l’émission de TVA Faites comme chez vous. Showman rassembleur, il est considéré comme le pionnier du Castor-Blues-Québécois, un blues rock divertissant aux accents sudistes influencé par les White Stripes et le Jon Spencer Blues Explosion. Sur ce premier mini-album, Raphaël Dénommé présente six chansons enregistrées live en studio. Il possède assurément un univers unique et déjanté. Réalisé par Stéphane Papillon et Guy Ritchot, ce disque contenant une face « A » et une face « B » propose un son blues rock rarement entendu en français. Donc, Raphaël Dénommé prend de véritables allures de père fondateur d’un nouveau genre au Québec. Un très bon disque qui ne fera que vous mettre en appétit pour un éventuel album complet! (février 2017)

R-Management / SIX

½

 Richard Galliano – New Jazz Musette

Richard Galliano – New Jazz Musette

Pour fêter ses 30 ans de carrière, l’accordéoniste français se paie rien de moins qu’un album double en formule quatuor avec de talentueux amis musiciens. Richard Galliano est en effet accompagné de Sylvain Luc à la guitare, Philippe Aerts à la contrebasse et André Ceccarelli à la batterie. Sur New Jazz Musette, il donne un nouveau souffle au Musette, ce vieux style italo-français du début du 20e siècle. Il redonne aussi ses lettres de noblesse à l’accordéon, instrument souvent considéré comme dépassé. Galliano interprète une sélection de 18 de ses compositions préférées dans un style jazz romantique pour une ambiance agréable. (février 2017)

Ponderosa / SIX

½

 

 Ian Janes – Yes Man

Ian Janes – Yes Man

L’auteur-compositeur, chanteur, guitariste et réalisateur de la Nouvelle-Écosse présente son quatrième album avec Yes Man, le premier en sept ans. Ian Janes propose un très bon mélange entre rock, country, folk et soul, avec des mélodies toujours accrocheuses. L’album a été enregistré et réalisé entre la Californie, le Tennessee, Terre-Neuve et chez lui à Dartmouth. Il offre des compositions personnelles, mais aussi des collaborations : Andy Stochansky (Goo Goo Dolls, Ani DiFranco), Jamie Hartman (Joss Stone, Natalie Imbruglia, Christina Aguilera), Byron Hill (Ray Charles, George Strait), Lee Ann et Daryl Burgess (Irma Thomas, Colin James, Patty Loveless), ainsi que Joel Plaskett avec qui il a coécrit la chanson-titre. Comme on peut le constater avec le premier extrait, « Broken Record », et sur plusieurs pièces parmi les neuf du CD, Ian Janes semble en parfait contrôle de son art. (février 2017)

SIX

 Wyclef Jean – J’ouvert

Wyclef Jean – J’ouvert

Avec ce mini-album de 10 chansons, Wyclef Jean propose un avant-goût de son prochain album à paraître à l’été et qui s’intitulera Carnival III: Road to Clefication. Il paraîtra juste à temps pour souligner le 20e anniversaire du classique album The Carnival. L’auteur-compositeur, interprète, acteur et producteur présente 10 pièces variées entre hip hop, R&B et pop. Il peut compter sur des collaborateurs comme Young Thug pour l’excellent premier extrait « I Swear », Walk the Moon, T-Baby, Allyson Casado, Farina et Nutron. La version numérique de l’album contient quatre titres en extra : des versions acoustiques ainsi que sa reprise bien personnelle de « Ne me quitte pas » de Jacques Brel. J’ouvert contient de superbes moments qui risquent fort de vous rendre impatients de mettre la main sur Carnival III. (février 2017)

Vidéoclip : « I Swear »

eOne / SIX

½

   

 Steve Kirby’s Oceanic Jazz Orchestra – All Over the Map

Steve Kirby’s Oceanic Jazz Orchestra – All Over the Map

Le bassiste de Winnipeg et son ensemble présentent un album de 11 pièces de jazz avec des éléments classiques. Toutes composées et réalisées par Steve Kirby, ces pièces intemporelles ont été enregistrées entre Winnipeg et Toronto et mixées à New York par Brian Montgomery (Esperanza Spalding, Paul McCartney). L’ingénieur de son Mark Wilder (Herbie Hancock, Pat Metheny, Miles Davis), qui a masterisé All Over the Map à New York, dit avoir été ému devant « cet album exceptionnel sur plusieurs plans » et que Steve Kirby est « un musicien redoutable ». Le son est frais et aventureux, en plus d’explorer plusieurs styles musicaux à un moment ou un autre à travers le jazz : folk, rock, hip hop, baroque, électronique et même l’impressionnisme français. All Over the Map est assurément un album qui nous fait voyager, tant musicalement qu’à travers l’Amérique. (février 2017)

Head in the Sand

½

 

 Antoine Mainville – Inspirer aux aurores

Antoine Mainville – Inspirer aux aurores

Originaire d’un petit village près de Mont-Laurier, Antoine Mainville nous arrive avec un deuxième mini-album de cinq titres, un projet réalisé suite à une campagne de sociofinancement sur Indiegogo.com. Il propose un son folk pop unique, très cinématographique. L’auteur-compositeur et interprète s’est entouré d’une équipe du tonnerre avec Nicolas Petrowski (Florence K) à la réalisation, Boris Petrowski aux arrangements de cordes et Warren Spicer (Plants and Animals, Katie Moore, Laurence Hélie) au mixage. Les musiciens ont été habilement choisis : Robbie Kuster à la batterie, Mishka Stein (Patrick Watson) à la basse, Dan Thouin au piano et Nicolas Basque (Plants and Animals, Alex Nevsky, Marie-Pierre Arthur) à la guitare. À quand un vrai un premier album? Espérons-le pour bientôt. Son premier extrait, le dynamique « Sous ton foulard d’hiver », est offert gratuitement jusqu’au 9 février sur son site. (février 2017)

½

 Patrice Michaud – Almanach

Patrice Michaud – Almanach

Almanach est le troisième album de Patrice Michaud, mais il est surtout le premier depuis le mégasuccès de « Mécaniques générales » qui fait désormais partie des classiques de la chanson populaire québécoise. Son nouvel extrait, « Kamikaze », a déjà réussi à se faufiler au sommet des palmarès radio et l’album contient d’autres pièces avec un potentiel de succès. Michaud aborde les thèmes de la liberté, du deuil, de la solitude et bien sûr de l’amour. Réalisé et arrangé par Philippe Brault, Almanach possède de très belles textures sonores avec des guitares parfois tonitruantes, des cuivres, des percussions puissantes et des chœurs riches. On y trouve plusieurs pièces entraînantes et même le côté folk de ses enregistrements précédents semble se déployer dans un ensemble plus complexe. Mais, ce qui impressionne surtout sur ce troisième essai, c’est la cohésion que Michaud réussit à conserver entre ces compositions plutôt variées. Il peut compter sur des collaborateurs de renom en Ariane Moffatt (« Les terres de la Couronne »), Brad Barr (« L’anse blanche » et « La saison des pluies »), ainsi qu’Antoine Gratton (pour les arrangements des chœurs et des cuivres). On peut finalement entendre son fils Loïc, 4 ans et demi, dans « Tout le monde le saura ». En conclusion, Almanach est un excellent disque qui plaira à tous les fans de l'écriture particulière de Patrice Michaud. (février 2017)

Vidéoclip : « Kamikaze »

Spectra

½

 

 Geneviève Morissette – Me v’là

Geneviève Morissette – Me v’là

Avec son langage québécois coloré, Geneviève Morissette est débarquée à Paris au début de 2015 pensant y rester deux semaines. Elle n’en est finalement pas repartie. Elle a tout de suite charmé l’Hexagone avec son style qui rappelle un mélange entre Robert Charlebois et Diane Dufresne. Touchante lorsqu’elle s’installe seule au piano, elle atteint le summum de la folie dans ses pièces pop rock énergiques. « La Morissette » comme on l’appelle maintenant en France revient finalement chez elle pour présenter son premier album, réalisé par Antoine Gratton. On y trouve 10 titres qui reflètent souvent sa nouvelle vie de Parisienne (« Paris », « Comme dans un film », « Michel Drucker »). Elle chante en duo avec Oldelaf sur « Comme dans un film » où elle se moque des différences entre les accents français et québécois. Dans d’autres pièces, c’est carrément le joual qui est à l’honneur. Il aura fallu cinq ans d’attente depuis le Festival international de la chanson de Granby, mais voilà que « La Morissette » rentre chez elle, et par la grande porte… (février 2017)

Musicor / SIX

 

 Peter Peter – Noir éden

Peter Peter – Noir éden

L’auteur-compositeur et chanteur québécois est de retour avec son troisième album, le premier en cinq ans. Ces dernières années, il a eu la chance de se faire découvrir en France où il est de plus en plus en demande. Il prend une pause dans son escapade européenne pour nous présenter Noir éden et quelques spectacles au Québec en mars. Ce nouveau disque, qu’il a réalisé lui-même, offre un son pop sur une musique électronique dominée par la programmation. Les mélodies sont accrocheuses à souhait, même s’il a souvent tendance à murmurer ses textes plutôt que de les chanter. Peter Peter nous présente une musique électro pop de grande qualité, qui n’a rien à envier aux plus grands du genre. Non seulement Noir éden lui permettra d’élargir son public, mais il pourrait en plus lui faire conquérir la francophonie. Un excellent disque! (février 2017)

Vidéoclips : « Noir éden » - « Bien réel » - « Loving Game »

Audiogram

½

 

 Raton Lover – Le sens du vent

Raton Lover – Le sens du vent

Voici le deuxième album du groupe Raton Lover, originaire de Québec. On peut y entendre les premiers extraits « Frencher des Françaises », « Traverser novembre » et le plus récent, la chanson-titre. Le groupe propose un son folk rock aux influences du rock des années 1960 et 1970, quelque part entre les Beatles, The Band et Harmonium. Sur ce deuxième disque réalisé par Dany Placard et mixé par Pierre Rémillard, le quintette se permet même quelques incursions dans le country et le rock progressif. Leur son folk énergique possède définitivement de l’envergure, avec en plus de très bonnes mélodies. Le court CD de 10 pièces s’écoute particulièrement bien d’un bout à l’autre! (février 2017)

Vidéoclip : « Le sens du vent »

Bonne maison

½

 

 Leif Vollebekk – Twin Solitude

Leif Vollebekk – Twin Solitude

Au cours des dernières années, l’auteur-compositeur, interprète et multi-instrumentiste montréalais a frappé un mur. Ses propres chansons ne lui convenaient plus en spectacle et le meilleur moment arrivait lorsqu’il reprenait des pièces de Ray Charles ou de Townes Van Zandt à la fin. Leif Vollebekk a donc décidé d’organiser un spectacle secret dans un petit bar de Montréal et de n’y interpréter que des reprises. Cette expérience lui a permis de changer son approche de la composition et de laisser les chansons prendre forme d’elles-mêmes. En voici le résultat, qu’il réalise lui-même. La plupart des 10 morceaux de Twin Solitude lui sont venues d’une traite, souvent dans les situations les plus inattendues. Par exemple, la contemplative « Michigan » a été composée sur une guitare à moitié accordée, juste avant d’aller au lit. « Elegy » lui est venue alors qu’il roulait à vélo à travers Montréal. Plusieurs autres chansons rappellent les nombreuses heures que Vollebekk a passé sur la route depuis sa jeunesse un peu partout en Amérique du Nord. C’est le cas pour « Big Sky Country », influencée par un voyage à Vancouver quand il était jeune où il fut marqué par les grands espaces du Montana et par la chanson « The Gift » d’Ian Tyson que ses parents écoutaient en boucle. Twin Solitude est un très bon album folk, complètement intemporel! (février 2017)

Secret City / SIX

½

 

 

JANVIER :

 

 Ludovic Alarie – L’appartement

Ludovic Alarie – L’appartement

Avec L’appartement, Ludovic Alarie présente un deuxième album introspectif et doux, un disque parfait pour vos froides soirées d’hiver. Encore une fois réalisé par Warren C. Spicer de Plants and Animals, le disque propose une ambiance feutrée extrêmement agréable mettant en valeur la qualité des chansons. La musique est à la base même de cet album alors que les textes ne viennent qu’ajouter à l’ensemble, confirmer nos sentiments. C’est donc un très bel album que propose à nouveau Ludovic Alarie, une musique pop ambiante de grande qualité. (janvier 2017)

Coyote

½

 

 Andrea Ramolo – Nuda

Andrea Ramolo – Nuda

Andrea Ramolo est membre du duo folk canadien Scarlett Jane et elle présente son troisième album solo. On trouve sur Nuda 10 morceaux empreints de vulnérabilité et elle offre en bonus le disque Da Sola qui contient les 10 pièces de Nuda, mais en version acoustique complètement intimiste. Réalisé par Michael Timmins (The Cowboy Junkies), Nuda propose un univers sonore country folk riche pour accompagner les récits personnels de l’auteure-compositrice et interprète. Quant à Da Sola, il a été réalisé par sa complice Faye Blais. Parmi les 10 titres, la Torontoise d’origine italienne reprend le classique italien « Caruso ». (janvier 2017)

 SIX

½

     

 Alejandra Ribera – This Island

Alejandra Ribera – This Island

Dès La boca en 2014, Alejandra Ribera écrivait à propos des diverses sources de lumière. Elle quitte cette fois-ci les profondeurs des eaux mythologiques pour s’intéresser aux profondeurs du cœur humain. Elle nous offre le tout avec des arrangements délicats basés avant tout sur une atmosphère intimiste. On peut sentir des influences de Damien Rice, Rufus Wainwright et Fiona Apple. Les arrangements de cuivres ont été écrits par Bryden Baird (Feist) et le mix a été confié à Trina Shoemaker (Sheryl Crow). Alejandra réalise elle-même l’album, mais avec l’apport de l’ingénieur L. Stu Young (Prince), elle réussit à donner au disque des sonorités intemporelles et classiques à la fois. Voici donc un album extrêmement doux, mais qui s’écoute à merveille dans un contexte particulier. (janvier 2017)

Pheromone / SIX

½

   

 Jonathan Roy – Mr. Optimist Blues

Jonathan Roy – Mr. Optimist Blues

Le fils du légendaire hockeyeur Patrick Roy s’est retrouvé à la croisée des chemins dans sa carrière musicale il y a quelques années, avant d’être introduit à Corey Hart. Grâce à son nouveau mentor, Jonathan Roy fait maintenant ses débuts dans une carrière internationale avec un album de neuf titres dont plusieurs succès instantanés. On peut notamment y entendre les mégasuccès « Daniella Denmark » et « You’re My Ace », ainsi que le nouvel extrait, « Good Things », au vidéoclip plutôt osé qui a fait grandement jaser à sa sortie. Avec Mr. Optimist Blues, Jonathan Roy semble avoir enfin découvert le son qui lui convient le mieux puisque c’est un album qui lui colle à la peau. (janvier 2017)

Vidéoclips : « Daniella Denmark » - « Good Things »

Siena / Warner

     

 Run the Jewels – Run the Jewels 3

Run the Jewels – Run the Jewels 3

EL-P et Killer Mike sont de retour avec leur troisième album. Le super duo de rappeurs revient avec un disque de premier plan dans le genre, un disque avec beaucoup de moments de grande créativité en plus d’être entraînants. Ce n’était pas évident de parvenir à rivaliser avec un deuxième album incomparable, mais le duo réussit habilement à poursuivre le travail déjà amorcé avec 14 titres solides. On pourrait même affirmer qu’ils réussissent à le surpasser. Une production de grande envergure contribue certainement à mettre en valeur les compositions de RTJ3. Le duo n’hésite aucunement à dénoncer la brutalité policière et les inégalités sociales. À noter les collaborations de Zack de la Rocha (Rage Against the Machine), Tunde Adebimpe (TV on the Radio) et Kamasi Washington. Alors que l’album semble solide sur toute sa durée, il atteint son apothéose à la toute fin avec les pièces maîtresses « Thursday in the Danger Room » et « A Report to Your Shareholders / Kill Your Masters ». Voici donc encore une fois un excellent disque de la part de ces rappeurs hors-pair. (janvier 2017)

Mass Appeal

½

   

 Talisco – Capitol Vision

Talisco – Capitol Vision

Talisco est un artiste français qui chante en anglais. Avec Capitol Vision, il nous offre son deuxième album qui illustre parfaitement son périple américain et son amour de Los Angeles, et ce dès la première pièce, « A Kiss from L.A. ». Talisco raconte ses aventures, ce qui lui est véritablement arrivé, sur des mélodies inoubliables. Il intègre des éléments de rock et d’électro à une musique pop futuriste issue des néons du centre-ville de L.A. Il utilise aussi de vieux synthétiseurs analogiques pour brasser encore un peu plus les cartes. C’est un disque plein de créativité que nous propose Talisco avec Capitol Vision. (janvier 2017)

Simone / SIX

½

   

 USS – New World Alphabet

USS – New World Alphabet

Le duo électro pop de Toronto est de retour, trois ans après Advanced Basics. Encore une fois, USS nous propose un disque qui s’apparente plus à un mini-album avec seulement huit titres totalisant 26 minutes. Par contre, on peut y entendre plusieurs compositions solides qui empruntent à différents styles entre rock, hip hop et pop. Il reste qu’il manque quelques morceaux de premier plan sur New World Alphabet pour en faire un album complet qui pourrait véritablement attirer l’attention. USS ne semble donc pas encore prêt à rejoindre la masse. (janvier 2017)

Coalition / Warner

     

 

 

 

       

 

 

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